La CIP… personne n’avait osé y croire

C’était dans Le Carillon du 15 septembre 1982 et je vous y fais référence depuis plusieurs semaines.

« C’est vers 15h40, mercredi dernier, que M. Roger Allard, directeur des communications pour la CIP Inc., remettait le communiqué de presse au rédacteur en chef du Carillon. M. Allard, le visage sérieux et très silencieux, vêtu d’un habit gris, venait tout juste de quitter l’hôtel de ville. Voici le texte intégral de ce communiqué bref:

HAWKESBURY (ONTARIO), le 8 septembre 1982. CIP Inc. a annoncé aujourd’hui la fin de ses opérations à son usine de pâtes à Hawkesbury en Ontario, de même qu’à sa division forestière de Grenville au Québec, à compter du 1er décembre 1982.

Dans sa communication aux employés, M. F. D’Arcy Quinn, vice-président et directeur général, Emballages, souligne la détérioration croissante du marché de la pâte au bisulfite utilisée dans la fabrication de la cellophane et de la rayonne, et ce, en raison de leur remplacement par des produits dérivés du pétrole. Il évoque la récente perte de deux clients importants qui ont fermé de façon permanente leurs usines qui s’approvisionnaient à même l’usine de Hawkesbury pour la majorité de leurs besoins. ‘Dans cette conjoncture, l’usine a subi d’importantes pertes et tout indique qu’elle aurait continué de le faire’ a déclaré M. Quinn.

‘La décision de fermer cette vieille usine de 84 ans fait suite à une analyse des débouchés à court terme et à long terme pour les produits de l’usine. L’usine n’est pas économiquement viable et ne le serait pas même si la Compagnie était exemptée d’y faire les investissements nécessaires au respect des normes relatives à la protection de l’environnement’ d’ajouter M. Quinn.

M. Quinn a informé les 440 employés des deux établissements que la Compagnie a mis sur pied un programme d’aide dans le but de faciliter leur recherche d’un nouvel emploi ou l’élaboration d’un plan de retraite tout en fournissant à chacun d’entre eux une description de leurs avantages sociaux et options. »

Je vous reviens avec les réactions à cette nouvelle insupportable à ce moment-là.

Quant à ce Roger Allard, je l’ai retrouvé plusieurs années plus tard. Il m’avait été présenté, à moi de même qu’à mes collègues des Communications à Postes Canada, comme notre nouveau directeur général. Je n’avais pas mis de temps à lui rappeler notre face à face du 8 septembre 1982. Lui aussi s’en souvenait.

Le pire, c’est que dans Le Carillon du 8 septembre justement, j’avais invité les citoyens, en éditorial, à ne pas paniquer devant les rumeurs qui galopaient en ville. Que ce n’était pas la première fois que les rumeurs de fermeture circulaient. La surprise avait été de taille!

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