Un vol audacieux en pleine campagne

Tout compte fait, il y avait peu de vols de banque dans les comtés unis, bien que la région n’en ait jamais été épargnée. Mais quand il s’en produisait un, il faisait la manchette. Le Carillon du 5 septembre 1981 titre « La Caisse pop de Ste-Anne dévalisée ». Ça s’était passé dans un petit village rural de l’Est ontarien. « La Sûreté provinciale de l’Ontario aurait arrêté jeudi matin un suspect près de Ste-Justine et un deuxième serait toujours au large à la suite d’un vol à main armée survenu mercredi après-midi à la Caisse populaire de Ste-Anne-de-Prescott. » Le vol avait rapporté « un peu plus de $9,000 à ses auteurs ».

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À compter du 1er septembre 1981, de nouvelles plaques d’immatriculation devenaient la norme en Ontario. Le slogan « Keep it beautiful » était alors remplacé par « Ontario – Yours to discover », le même qu’arborent toujours les plaques en Ontario en 2012. Aujourd’hui, vous pouvez aussi obtenir une version française qui dit : « Ontario – Un monde à découvrir »… mais il faut les demander.

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Il n’en fallait pas plus pour propager les rumeurs d’une fermeture prochaine et même d’une vente des installations à la société Ivaco. Il en est question dans le journal du 16 septembre 1981. « Dans la journée de mardi, la compagnie Amoco Fabrics de Hawkesbury a distribué des avis de mise à pied à 140 de ses 420 employés dans le but de diminuer sa charge salariale et augmenter les profits de l’entreprise se spécialisant dans la fabrication de sous-tapis. » Parmi les mis à pied, le président du syndicat. « Le directeur du personnel a nié que la nouvelle usine d’Amoco à Cornwall, dont la construction a été terminée peu après la grève à Hawkesbury, se soit accaparé d’une partie de la production autrefois réservée à Hawkesbury. Cornwall produit des sacs et Hawkesbury des sous-tapis, deux lignes de production différentes. » Mais les employés n’en démordaient pas et avaient attribué les mises à pied à une décentralisation vers Cornwall parce que l’usine locale produisait aussi des sacs à un certain moment. Décidément, le contexte économique nuisait de plus en plus aux entreprises de la région.

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Jean-Pierre Fredette, de Treadwell, de qui je vous avais parlé récemment, est ordonné prêtre à la basilique-cathédrale d’Ottawa le samedi 19 septembre 1981.

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Je vous ai parlé de l’ancêtre de l’appareil photo numérique. Voilà que dans le journal du 19 septembre 1981 il est question de l’ancêtre de l’automobile électrique. Un concessionnaire de voitures usagées de la rue John à Hawkesbury, Charles Cyr, en avait obtenu une en démonstration. « La voiture se propulse grâce à un moteur alimenté par huit batteries de six volts chacune. Elle atteint une vitesse maximale de 65 kilomètres à l’heure et peut rouler environ 70 kilomètres avant de nécessiter une charge. (…) et ça prend 8 heures pour une recharge complète. » Il y a eu beaucoup de preneurs, mais peu d’acheteurs. « Environ 80 individus ont essayé le véhicule électrique depuis un mois. Parmi ceux-ci, plusieurs représentants d’entreprises se sont montrés très intéressés à l’achat. Une pizzéria de la ville serait sur le point de passer sa commande et le bureau de poste étudie très sérieusement la possibilité de se porter acquéreur de ce véhicule archi-économique. » Je n’en ai jamais vu rouler une par la suite.

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