Les agriculteurs l’attendaient depuis longtemps

C’est ce que la population d’Alfred et les agriculteurs du coin souhaitaient entendre depuis longtemps. « Le Conseil des ministres de l’Ontario a appuyé le projet de l’école francophone de technologie agricole en Ontario, mercredi, en demandant une étude sur sa viabilité. » Le texte de Monique Castonguay est à la une du journal Le Carillon du 15 décembre 1979. Une bonne nouvelle pour terminer l’année. Ainsi, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, en coopération avec le Conseil des affaires franco-ontariennes (CAFO), devait « entreprendre un sondage sur les besoins d’un collège d’agriculture, la demande chez les étudiants dans ce domaine d’études postsecondaires et les possibilités d’établir cette école dans les locaux du Centre de réhabilitation Champlain à Alfred ». Le député Albert Bélanger et l’animateur régional de l’ACFO, Jean Poirier, s’en réjouissaient forcément. Le président du CAFO, Omer Deslauriers, avait été un de ceux qui exerçaient des pressions dans les coulisses de Queen’s Park. Après l’annonce, il avait expliqué « que le collège d’agriculture constituerait un apport économique appréciable dans la région, pour les propriétaires de logis ou maisons de chambres pour les étudiants, entre autres. » Ce n’était donc plus qu’une question de temps. J’y reviendrai.

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J’y avais fait référence récemment. Le journal du 19 décembre 1979 nous apprend que le juge Louis-P. Cécile, de la Cour provinciale, division criminelle, « a lavé la Compagnie internationale de papier de l’accusation de désobéissance aux normes anti-pollution qu’avait déposée contre elle le ministère de l’Environnement de l’Ontario ». Cécile avait jugé que « la CIP avait agi raisonnablement en assumant qu’elle bénéficierait d’un délai de la part du gouvernement en rapport avec l’échéancier déjà fixé ». La CIP avait menacé de fermer l’usine si elle n’obtenait pas gain de cause. Ce n’était que partie remise.

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À peu près tous les observateurs l’avaient prévu. Dans le journal du 19 décembre 1979, il est question du renversement du gouvernement minoritaire conservateur de Joe Clark élu le 22 mai précédent. « Après le 22 mai, les critiques disaient qu’il fallait ‘donner une chance’ à Joe Clark. Il n’a pas su profiter de cette chance, a multiplié les gaffes et maladresses, a rapidement perdu le peu de crédibilité qu’il avait. Il a même manifesté quelques signes de ‘l’arrogance’ qu’il reprochait tant aux libéraux. » À suivre.

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Les négociations entre la direction des Canadiens et l’avocat d’Yvan Joly se prolongeaient depuis plusieurs mois et tous se demandaient si Joly porterait un jour les couleurs de l’équipe montréalaise. Le Carillon du 22 décembre 1979 nous apprend que Joly a finalement signé son contrat. Le directeur-gérant du Tricolore était alors Irvin Grundman. Il restait maintenant une dernière étape avant de réaliser son rêve… joueur une partie avec les Canadiens. D’ici là, il poursuivrait son apprentissage dans les rangs juniors.

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