Cinq journaux hebdomadaires… une petite région

La situation économique n’était pas du tout la même qu’aujourd’hui, même si elle était toujours difficile à l’échelle nationale et mondiale. « La population de la région de Hawkesbury sera desservie par pas moins de cinq journaux hebdomadaires à compter du 2 mars prochain. » C’est ce qu’on peut lire dans Le Carillon du 14 février 1979. « En effet, à compter de cette date, cinq hebdos seront en service: trois à distribution par vente – Le Carillon, Le Moniteur & The Echo Weekend et The Review de Vankleek Hill – ainsi que deux à distribution gratuite – Le/The Guide et le Hawkesbury Express. Le Carillon, The Review et Le/The Guide existent déjà, alors que les deux autres verront le jour à compter de la première semaine de mars. Le nouveau journal Weekend est la propriété du journal Le Carillon, tandis que le Hawkesbury Express est la propriété de MM. Marcel Rozon et Jean-Robert Danis. » Rozon voulait un journal pour diffuser les publicités de son épicerie grande surface, alors que Danis était un ancien du Carillon et un ancien directeur des communications au Conseil d’éducation de Prescott-Russell. Quant au Weekend, il s’agissait quasiment d’une deuxième édition hebdomadaire pour Le Carillon au début… un exercice unique parmi les journaux communautaires canadiens. Quelques mois plus tard, le Weekend était transformé en Le Carillon Weekend pour en faire officiellement une deuxième édition hebdomadaire. C’est mon équipe et moi qui produisions aussi ce deuxième journal, qui comprenait certains textes en anglais. Pour attirer les lecteurs aux premières publications, j’avais mis la main sur une vieille photographie des élèves de l’école Christ-Roi prise 40 ans auparavant. La photo était très large. J’avais décidé de la publier par section à la une du nouveau Weekend sur six semaines. Si le lecteur voulait voir la photo dans sa totalité, il devait se procurer les six premières éditions du nouveau journal.

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« Les écoles secondaires de Casselman et d’Embrun seront dorénavant reconnues comme ‘écoles secondaires françaises’ par le Conseil d’éducation de Prescott-Russell. » Dans un texte à la une, le journaliste Charles Burroughs écrit que « ce geste qui a pris les observateurs par surprise a été posé lors d’une réunion à huis clos » et fait intéressant, la résolution en ce sens avait été parrainée par une conseillère anglophone, Roberta Histed. « En fait, les écoles de Casselman et d’Embrun abritent depuis plusieurs années une clientèle scolaire exclusivement francophone, et le ministère de l’Éducation, dans son répertoire annuel des écoles secondaires de la province, les reconnaît déjà comme écoles françaises. » La résolution avait fait suite à la présentation d’une pétition de 900 noms « par le conseiller Pierre Pelletier ». La réalité ne changeait pas, mais elle devenait tout au moins officielle.

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Je note dans ma chronique du 21 mars 1979 que « Marcel Desjardins, un gars de Hawkesbury, est maintenant rédacteur en chef délégué aux nouvelles télévisées à la télévision française de Radio-Canada à Montréal. Marcel a commencé sa carrière au Carillon en 1958, puis il a travaillé successivement au Droit d’Ottawa, La Presse de Montréal et Montréal-Matin. Il était directeur de l’information à ce journal quand ce dernier a cessé de paraître. » J’avais une grande admiration pour Marcel; c’est pour ça que je m’y réfère souvent.

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