Une grève postale… Oh non! Pas encore!

Dans Le Carillon du 30 octobre 1975, je dois expliquer aux lecteurs qu’ils pourraient ne pas recevoir leur journal ou le recevoir en retard étant donné la grève postale. Cette grève inspire encore une fois le caricaturiste Daniel McKale qui, cette fois, ajoute à son dessin d’un facteur qui tourne autour d’un cadran de grèves que « cette caricature ne s’adresse surtout pas aux postiers de Hawkesbury ». Ce jeudi-là, je n’avais pas des facteurs qui m’attendaient à mon pupitre! (Voir blogue du 11 janvier 2012.) Plusieurs articles et plusieurs publicités pour expliquer aux gens ce qu’ils doivent faire pendant la grève postale. C’était bien avant l’arrivée d’Internet, 20 ans plus tard. Lors de la dernière grève de 2010, je ne crois pas avoir vu une seule publicité disant aux gens quoi faire.

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Le journaliste Claude Tremblay signe un billet éditorial dans l’édition du 30 octobre 1975 qui provoque certaines réactions de mécontentement chez un commerce local. Le midi, régulièrement, plusieurs de la salle des nouvelles nous nous rendions luncher au comptoir du magasin Continental, tout près de nos bureaux. « Je ne sais pas si le Continental de Hawkesbury a l’intention de lancer une nouvelle saveur – on ne sait jamais de nos jours – sur le marché, mais je trouve anormal qu’une personne doive attendre pendant plus d’une demi-heure avant de pouvoir déguster un repas… non ‘térébenthiné’ (ne cherchez pas dans le dictionnaire mais pour les besoins de la cause, vous m’excuserez). (…) Imaginez qu’un ‘brillant sujet’ dont je n’ai pas pu savoir le nom, a décidé, le soir avant, de faire peinturer l’intérieur du réfrigérateur. » Tremblay n’avait pas été le seul à goûter à ces aliments au goût plutôt bizarre. Le gérant du Continental est évidemment venu nous rendre visite (ou m’avait-il téléphoné, c’est vague) dès la parution du journal.

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Parlant de Tremblay, à cette époque-là, les nombreux conflits de travail le tiennent fort occupés. Après Ivaco Rolling Mills, voilà que c’est encore une fois au tour de Patchogue-Plymouth en ce début de novembre 1975. Rien pour aider la réputation de Hawkesbury qui faisait son chemin comme endroit où le militantisme syndical fleurissait de plus en plus.

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Je ne sais pas si d’éventuels gagnants se sont partagés quelque chose, après tout, une loterie est une loterie… rien de garanti. Dans une publicité du 13 novembre 1975, Bombardier fait la promotion de ses Ski-Doo. « La prochaine loterie Olympique de série ‘A’ rapportera près de 9 1/2 millions de dollars en prix. Ski-Doo vient d’acheter 10,000 billets de cette série et vous invite à en partager les gains. Tout acheteur original d’une motoneige neuve Olympique 1976 de Ski-Doo, acquise avant le 31 décembre 1975, recevra un Certificat enregistré, émis par la Compagnie Trust Royal, lui garantissant une part égale des gains de ces 10,000 billets. » Entre vous et moi, promettre à quelqu’un qu’il gagnera une part d’un prix de loterie c’est quasiment promettre de rien donner!

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