Que chacune des municipalités se déclare bilingue… s.v.p.!

Le Conseil des comtés unis de Prescott-Russell avait affirmé à l’abbé Denis Lacelle qu’il « prendrait cela en considération ». Ce « cela » se référait à la demande de l’Association canadienne-française de l’Ontario à l’effet « que chacune des municipalités se déclare bilingue ». L’abbé Lacelle était le président de la régionale de l’ACFO dans Prescott-Russell. Ce jour-là, comme le rapporte Claude Tremblay dans son reportage dans Le Carillon du 20 novembre 1975, Lacelle était accompagné du secrétaire général de l’ACFO provinciale, Rémy Beauregard. Lacelle avait déclaré aux membres du Conseil des comtés que « nous vivons dans une province dont la majorité est de langue anglaise et dont le premier ministre a quand même reconnu le caractère bilingue ». Il faisait référence aux diverses initiatives du gouvernement de Bill Davis en matière de services bilingues et il jugeait que les municipalités de Prescott et de Russell devaient donner l’exemple davantage. « Notre population, à 88 pour cent de culture française, est considérée comme le deuxième bastion francophone le plus considérable à cause de son homogénéité dans tout le Canada à l’extérieur du Québec. C’est notre région qui a fourni à la province la plus grande partie de son élite francophone. L’on peut dire que les Franco-Ontariens ont les yeux tournés vers les comtés unis pour le leadership francophone dans la province. » Quant aux élus municipaux, ils étaient plutôt préoccupés par les coûts liés aux services en français, spécialement les frais de traduction. J’y reviendrai.

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L’idée d’un complexe sportif à Hawkesbury, endossé par une majorité de la population lors d’un référendum en 1974, fait progressivement son chemin. Cette fois, comme je le rapporte dans l’édition du 20 novembre 1975, le Conseil municipal demande à la firme d’ingénieurs-conseils Beaudry, Dupuis, Morin, Routhier et associés, de Laval, « de préparer une esquisse préliminaire en fonction d’un nouveau concept ». Cette fois, il s’agit de développer un nouveau complexe, mais en y intégrant le Centre Mémorial, ce qui permettrait d’offrir quand même deux surfaces de glace, une piscine intérieure, une salle communautaire et quatre courts de tennis. Ce n’était qu’un deuxième pas dans la bonne direction. À suivre.

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Je note dans ma chronique du 20 novembre 1975 que Fernand Berthiaume, des Publications Lachute, a acheté les journaux L’Argenteuil et The Watchman, de Lachute, qui appartenaient jusque-là aux Publications Giles. Aujourd’hui, L’Argenteuil fait partie des Éditions André-Paquette, de Hawkesbury.

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Pierre Elliott Trudeau, son gouvernement en tout cas, avait « invité tous les Canadiens à se serrer la ceinture ». Cette recommandation n’est pas tombée dans l’oreille de sourds, « du moins en ce qui concerne le Conseil d’éducation de Prescott-Russell ». Plus question, donc, d’offrir des sandwichs et des boissons gazeuses aux conseillers, aux journalistes et autres lors de leurs délibérations. « Ces derniers devront se contenter de biscuits secs, et les amateurs de liqueurs douces devront payer leurs consommations » peut-on lire dans l’édition du 20 novembre 1975. Aux fêtes de Noël, les gens devront « payer leurs propres consommations. Le nombre et le coût des dîners d’affaires seront réduits et un important séminaire, qui devait se tenir dans les Laurentides, aura lieu plutôt dans la région, dans le but de réduire les dépenses. » Voilà pour l’exemple.

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