Un projet élaboré dans le plus grand secret

Un appel « anonyme » (d’un conseiller scolaire en fait) nous laisse entendre que « le Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell a l’intention d’ériger un centre administratif de $600,000 dans un avenir rapproché ». Il en est question dans l’édition du journal Le Carillon du 15 mai 1975. « Le projet, élaboré dans le plus grand secret jusqu’à maintenant, a été soumis aux conseillers scolaires, lors d’une réunion plénière tenue à l’école de Russell, mercredi dernier, et à laquelle les journalistes n’avaient pas été conviés. » Le président du conseil, Yvan Séguin, avait confirmé une telle intention, mais avait expliqué qu’il y avait trop de désaccords autour de la table du conseil. Il avait d’ailleurs ajouté que « la réunion de Russell s’était déroulée dans un chaos presque total ». Ce projet d’irait pas plus loin pour le moment, mais il refera surface plus tard dans une version encore plus imposante. J’y reviendrai.

Dans la même édition du 15 mai, j’avais écrit un éditorial afin de dénoncer cette dépense inutile et en qualifiant le projet de tout à fait « inacceptable » pour les contribuables. J’avais même affirmé qu’en « concevant dans le plus grand secret son projet d’un centre administratif de $600,000 – à Plantagenet ou ailleurs, cela n’a pas d’importance – le Conseil des écoles catholiques fait preuve d’immaturité et d’insouciance vis-à-vis le contribuable ». Cet éditorial avait provoqué une vive réaction d’enseignants qui s’étaient sentis visés pas certains de mes propos. Une lettre signée par 31 enseignants m’attaquait d’ailleurs de manière très personnelle… mais j’avais quand même publié leur lettre, conformément à notre politique éditoriale de laisser les lecteurs s’exprimer… même de manière malhonnête. Une autre lettre de 21 enseignants, d’Alfred cette fois, dont mon beau-frère, suivrait sur le même thème. Il n’y a pas eu d’autres réactions subséquentes. De toute façon, ce ne sont pas des attaques personnelles (il y en a eu de nombreuses au fil des ans) qui m’empêcheraient d’écrire ce que je pensais et que je jugeais nécessaire dans l’exercice de mon rôle d’éditorialiste.

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« La noyée de Casselman. Son identité demeure entourée de mystère. » C’était le titre d’un article dans l’édition du 22 mai 1975 du journal Le Carillon. Le corps de cette femme avait été trouvé au début de mai « dans les eaux de la rivière Nation-Sud, à un mille au sud-ouest de Casselman ». À sa découverte, « le corps nu, pieds et poings liés, avait séjourné dans l’eau de deux à trois semaines ». Il s’agissait « d’une jeune fille, âgée entre 20 à 35 ans, (…) pesait environ 100 livres, mesurait cinq pieds, trois pouces et avait vraisemblablement les yeux bleus. Ses cheveux bruns foncés avaient été teints en blond. » Ce mystère, 37 ans plus tard, n’a jamais été élucidé.

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Arthur Maloney… c’est le nom du premier ombudsman de l’Ontario et il vient d’être nommé par le premier ministre Bill Davis. Il en est question dans l’édition du 29 mai 1975. Dans le cadre de son mandat, l’ombudsman « pourra procéder à des enquêtes pour évaluer les décisions, les recommandations, de même que les lois adoptées par le gouvernement de l’Ontario à la suite de plaintes de citoyens ou encore de sa propre initiative ». Fait intéressant, l’ombudsman actuel de l’Ontario, André Marin, est né à Hawkesbury le 12 janvier 1965. C’est donc son anniversaire aujourd’hui!

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