Le peuple et la politique… pas toujours facile à comprendre

Des fois, il est difficile de comprendre le peuple en politique. Ainsi, pour les élections de décembre 1974 dans les municipalités de la région, pas moins de 12 maires sont réélus sans opposition dès la séance de mise en candidature. Comme on peut le lire dans l’édition du 14 novembre 1974 du journal Le Carillon, « à la surprise générale des observateurs, à Hawkesbury, le maire sortant Philibert Proulx a été réélu sans aucune opposition ». Et il n’était pas seul, onze autres maires ayant mérité un appui semblable de leurs électeurs : Roger Charron à Rockland, Marcel Châtelain à Alfred, Paul-Émile Lévesque à Casselman, André Landriault à L’Orignal, Lucien Groulx à Plantagenet, Donat Bergevin à St-Isidore-de-Prescott, L.-Ernest Brisson dans le canton de Cambridge, Roger Ouellette dans le canton de Clarence, Pierre Perrault à Vankleek Hill, Arthur Lachaîne dans Hawkesbury-Est, Jean-Rolland Charbonneau dans Hawkesbury-Ouest. Tout ce beau monde dormirait en paix jusqu’au prochain scrutin de décembre 1976. Et Daniel McKale pourra s’inspirer du maire Proulx pendant encore deux ans.

Je m’empresse d’expliquer en éditorial de la même édition que « le maire Philibert Proulx, qui a accédé à son poste par suite du décès de M. Victor Bruneau, ne sait toujours pas (il l’a avoué lui-même) si le public est d’accord avec sa façon d’administrer la ville. En effet, le fait qu’il n’ait pas d’adversaire est loin de signifier que la population lui est favorable. » Le ‘chien de garde’ Claude Demers, comme il se décrivait lui-même, avait décidé de ne pas solliciter un autre mandat, surtout parce qu’il avait manqué d’appuis pendant sa « campagne de nettoyage ». Ses messages ne passaient pas. En éditorial, je signalais toutefois que « le rôle du Carillon comme ‘chien de garde’ des intérêts du public sera accentué au cours des deux prochaines années ». Évidemment, c’était là une mission de tout journal qui se respectait.

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Je ris en lisant l’annonce du Centre photographique Hawkesbury dans l’édition du 7 novembre 1974. Bernard J. Bogue, son propriétaire, y vante les mérites de « l’appareil photographique le plus révolutionnaire au monde: le nouveau SX-70 de Polaroid ». Et la publicité d’ajouter : « Il ne se produit dans la vie d’un homme qu’une ou deux découvertes tellement révolutionnaires qu’elles changent radicalement se façon de vivre. La télévision en fut une. Nous croyons que le SX-70 de Polaroid en est une autre. » Si vous lisez ce texte et que vous n’avez aucune idée de quoi je parle, parlez-en à vos parents!

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Le Mail de Hawkesbury, angle Spence et Cartier, est inauguré officiellement le 27 novembre 1974. On y retrouve les magasins et boutiques suivantes : Le Signet, Candy Man, A&P, Greenberg’s, le restaurant Dominion, The Three B’s, la Boutique du Sportif, Radio Shack, Phildar, The Treble Clef, Le Chateau, Rachel Bariteau et Troy Cleaners. Ce mail, très fréquenté à l’époque et pendant de nombreuses années par la suite, n’est plus que l’ombre de lui-même.

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