D’importants dommages à l’usine Dansereau

Les pertes étaient énormes pour l’époque. Les flammes causent des dommages de plus de 750 000 $ à l’usine Georges Dansereau et fils de Grenville, une division de la compagnie Mason and Risch, et « une centaine d’employés se retrouvent en chômage ‘temporaire’ à la suite de l’incendie ». Un long article y fait référence dans l’édition du 14 décembre 1972 du journal Le Carillon. « La section incendiée était la plus vieille des installations de la firme Dansereau. (…) L’élément destructeur aurait pris naissance dans l’entrepôt, où quelque 100,000 pieds de bois franc étaient empilés, pour se propager très rapidement aux séchoirs et à la section des bureaux. » Les employés ont repris le travail peu de temps après, heureusement.

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Pour économiser de l’argent, le gouvernement ontarien avait décidé de s’occuper lui-même de l’entretien du pont Perley. C’est le service municipal de voirie qui s’en occupait jusqu’alors. Les conséquences de cette décision ont été évidentes dès l’arrivée de la première neige. Ainsi, dans l’édition du 21 décembre 1972, on apprend que « le mauvais entretien du pont interprovincial Perley est à la source de l’embouteillage gigantesque qui a paralysé la circulation sur la rue Principale pendant six heures d’affilée samedi après-midi ». Par suite de violentes bourrasques de neige, les descentes du pont Perley se sont transformées en patinoire. Les « difficultés des automobilistes à l’entrée du pont Perley, sur la rue John, ont créé un bouchon de circulation qui a paralysée la rue Principale, depuis le rue Hampden jusqu’à la rue McGill, jusque vers 20 heures en soirée ».

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« MM. Gaston Patenaude, d’Embrun, et Lucien Berniquez, de Hawkesbury, les deux nouveaux membres du Conseil d’éducation, participeront à une conférence à l’intention des nouveaux conseillers scolaires, en janvier à Toronto. » J’en parle dans ma chronique du 21 décembre 1972. Patenaude et Berniquez deviendront éventuellement maire de leur municipalité respective, le canton de Russell et la ville de Hawkesbury, mais le secteur scolaire avait été un bon tremplin politique. Berniquez avait acquis de l’expérience en gérant la campagne à la mairie d’Yvon Montpetit. Patenaude était sous-préfet du canton de Russell. Dans un cas comme dans l’autre, j’y reviendrai.

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Tiens, tiens! Un encadré intéressant dans l’édition du 21 décembre 1972. « Le programme TIP (Turn In a Pusher), qui se répand de plus en plus chez nos voisins du sud, vient d’être instauré à Alexandria, où un groupe de parents, alarmés de voir la consommation de drogues chez les jeunes, se sont cotisés pour créer un fonds afin de récompenser le porteur de tout renseignement amenant l’arrestation et la condamnation subséquente de trafiquants de drogues. » Bien sûr, « l’anonymat est à la base de tout le système ». Une sorte de précurseur du programme Échec au crime (Crime Stopper). « Le programme TIP à Alexandria est l’initiative d’un citoyen d’Alexandria, qui tient évidemment à rester dans l’ombre. Découvrant que son jeune fils utilisait régulièrement de la drogue, il se souvint d’un article paru dans une revue où il était fait mention du programme TIP. Il n’eut aucune difficulté par la suite à regrouper plusieurs autres parents qui avaient des idées semblables aux siennes. »

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