Carnets de voyage : France – 1 au 16 octobre 1999

Première partie : du 1er au 4 octobre. Ce voyage de 15 jours nous a menés de Paris à Rennes, Nantes, Bordeaux, Orléans, puis retour à Paris.

1er octobre — Jour de départ. Avion retardé d’une heure à Mirabel. Une lumière s’était allumée au moment du départ et le pilote ne voulait pas prendre de chance. Nous sommes quatre dans la section Club Transat. Nous passons notre temps à boire ou à manger. Sommeil difficile sinon impossible. Film à l’affiche : « Tea with Mussolini ». Vu à yeux mi-fermés.

2 octobre — Nous apercevons le lever du soleil vers 3 h 25 heure d’Embrun. Malgré l’heure de retard, nous arrivons à l’heure prévue à l’aéroport Charles-de-Gaulle : 11 h 45 heures de Paris. Valises endommagées par Air Transat. Il pleut et il pleuvra le reste de la journée. Souper aux moules au Bistro du vivier. Arrêt au Shopit pour Badoit et pommes. Bel hôtel, mais notre chambre 413 est très petite. Salle de bains aussi grosse que la chambre! Dodo à 21 h 30… très fatigués.

3 octobre — Petit-déjeuner à l’hôtel Le Bourdonnais. Marche vers l’Île de la Cité; grand détour dans le sens contraire d’où nous voulons aller. Nous nous en apercevons à temps… Nous tournons en rond et nous nous retrouvons aux Invalides. Déjeuner au café La Corona. – Nous sommes ensuite allé visiter la Sainte Chapelle dans la cour du Palais de Justice. Chapelle construite par Louis IX au temps de la septième Croisade. Une série de 15 vitraux géants, hauts de quelques étages et qui racontent l’histoire religieuse depuis la Création jusqu’au règne de Louis IX. Indescriptible! L’accès est aussi difficile qu’à l’aéroport. Rayons-X pour les sacs, senseurs pour les métaux. Quelques gendarmes sur place. La Sainte Chapelle a une valeur historique et artistique inestimable. Faut voir pour croire. Impossible de prendre des photos de l’extérieur. Pas de place entre les murs du Palais de Justice. – Sur le chemin de retour à l’hôtel, pause dans le Quartier Latin à un salon de thé dont j’ai oublié le nom « La fleur de… »; 150 F pour deux thés et deux morceaux de gâteau au chocolat. À l’hôtel, nous réservons pour lundi soir au restaurant « La Cantin des Gourmets », voisin de notre hôtel du 7e arrondissement. – En soirée, nous mangeons au restaurant Le Tourville. Le serveur dit nous reconnaître de notre dernière visite en 1993. Il se vante de sa mémoire des clients; il est là depuis 24 ans. Il avait raison. Nous avions alors pris place à la terrasse. Nous avons été fascinés par les camions de La Poste, toutes grosseurs, qui empruntaient alors l’une des cinq rues qui rayonnaient en face, dont le rue de notre hôtel. Nous conversons avec des retraités américains, voisins de notre table. Les deux avaient savouré le cassoulet du Tourville et nous leur avons demandé leurs impressions. Des gens de Los Angeles qui en étaient à leur quatrième visite au Tourville. Sa femme et l’époux de sa « compagne de repas » n’avaient pas faim et étaient restés à l’appartement qu’ils avaient loué pour deux semaines. Les deux couples s’en allaient ensuite en Normandie. Je mange une entrecôte, frites et Louise, une super salade au canard, au foie gras, aux gésiers confits, etc.

4 octobre — Après le petit-déjeuner à l’hôtel, début de la marche vers les Champs-Élysées. Apparence de pluie… rien de nouveau. Nous visitons quelques boutiques. Beaucoup de belles choses. Nous achetons un petit pyjama de toute beauté pour le bébé qu’attend notre fille Dominique. – Déjeuner au café Vesuvio, à deux pas de l’Arc de triomphe, où nous nous rendons par la suite. Pas question de monter les escaliers pour nous rendre au sommet. Nous nous contentons d’admirer par en-dessous. Je prends de nombreuses photos des divers éléments de l’Arc. Nous empruntons ensuite la rue du Faubourg St-Honoré. Nous ne savons pas que c’est rue de l’Élysée, la résidence du président Chirac. La présence des gardes et des gendarmes nous le rappelle. À côté, ce sont les grands couturiers : Versace, Cardin, Saint-Laurent, Azzaro, Lacroix… très impressionnant. Dans la vitrine d’une bijouterie, des bijoux à près d’un demi-million de francs… près de 100 000 $ canadiens. Pour nos yeux seulement! – La pluie quotidienne s’annonce et nous nous réfugions au café de l’Ambassade. Nos voisins de la table d’à côté… encore des Américains. Après les visiteurs de Los Angeles, la veille, ce sont cette fois des gens de la côte est… Cape Cod, Massachussetts. Nous remémorons nos vacances à Ogonquit en 1997. – En prenant des photos de l’Élysée, je note que la caméra est déréglée. Je crois avoir pris un film au complet en mode « focus manuel » au lieu d’automatique. Je croyais que c’était mes yeux ou mes lunettes. Les photos de la Sainte Chapelle seront donc hors foyer. Malheur!!! Erreur de caméra remarquée à temps pour la « visite » de Sculpture 2000. Des créations « modernes » des deux côtés des Champs-Élysées, entre le Grand Palais et la Place de la Concorde. Heureusement, la pluie est arrêtée. – Nous voyons l’autoroute qu’a empruntée Diana le fameux soir… – Nous chronométrons le temps qu’il faudra pour me rendre de notre hôtel à l’Esplanade des Invalides, pour aller chez Hertz au terminal Air France, et y chercher l’auto de location demain matin… Quinze minutes plus ou moins. – Il est 19 heures. Nous nous préparons pour notre soirée à La Cantin des Gourmets. (Entre parenthèses, nous avons vainement tenté de téléphoner à Embrun d’un appareil public aux Champs-Élysées. Peine perdue. France Telecom n’accepte plus Visa et n’accepte pas les cartes de Bell dans les boîtes publiques.) – Il est 22 h 30. Nous revenons d’une courte marche de cinq minutes voir la tour Eiffel illuminée, après l’un des meilleurs repas gastronomiques jamais pris, avec la facture appropriée de 1255 francs. Au menu « surprise » du chef… a) potage Parmentier. Nous laissons le sommelier choisir le vin d’accompagnement étant donné que nous ne savons pas ce que nous dégusterons. Sa suggestion : un Saint-Véran, blanc de Bourgogne. Pavé de saumon accompagné d’un roulé de calmar et de haricots blancs et de lardons dans une sauce au coco. Avant, nous avions savouré des raviolis aux langoustines assaisonnés de ciboulette. Le vin rouge arrive : un Château Haut-Veyrac, Saint-Émilion, pour accompagner un plat de pigeonneau, accompagné de foie de pigeon en pâté et d’une fricassée de champignons et de légumes émincés confits. Pour dessert, un plat de prunes, d’un biscuit au gingembre chaud et caramélisé, avec glace maison et coulis de prunes. Avec la tisane aux cinq saveurs, trois délices, dont un au chocolat, un fourré au caramel et un de feuilleté sucré. La facture : dans un écrin d’argent sculpté, fond de velours noir! Un repas inoubliable. Jardin de rocaille agrémenter la table. À la table du coin, un « sugar daddy » avec sa jeune maîtresse. Louise note qu’elle prend soin de lui, puisque vers le milieu du repas, elle lui donne sa pilule… si ce n’est pas de la nitro, c’est du Viagra!

2 réflexions sur “Carnets de voyage : France – 1 au 16 octobre 1999

  1. Votre festin à 1255 f, c’était à la Tour Eiffel ? J’y ai mangé avec Paul, mon mari, en septembre 2009 et c’était très très bon !

  2. J’ai lu le voyage en France et je dois dire que je vous envie d’avoir pu faire ce magnifique voyage. Peut-être qu’un jour je pourrai aller moi aussi visiter ce beau pays, si je rencontre un  »sugar-daddy » LOL!! Vous savez, j’aime bien faire des farces, mais on ne sait jamais ce que le futur nous réserve. C’est très intéressant et enrichissant de visiter différents pays et de voir leur culture.

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