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Un complexe commercial à Embrun

« La firme Pamico a confirmé la construction d’un complexe commercial de 13 000 pieds carrés à Embrun dès le mois d’août. La construction devrait être terminée au printemps 1987. » Il en est question dans l’édition du 2 juillet 1986 du journal Le Carillon. Les associés étaient Daniel Parent, Paul Martel et Michel Cayer. Parent avait d’ailleurs expliqué que « le centre d’achats comporterait une douzaine de boutiques » et qu’il « serait aménagé immédiatement à l’ouest du village d’Embrun ». Il avait également précisé que « le projet coûterait 600 000 $. Il s’agira d’un complexe commercial avec promenade extérieure. » En rétrospective, je ne sais pas de quel centre commercial il s’agirait exactement parce que le seul qui offrait tant de boutiques avait une promenade intérieure et il a subi d’énormes transformations au cours des récentes années.

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Puisque j’ai quitté le journal l’année suivante, je dois avouer ne pas avoir suivi le progrès de sa carrière artistique, mais dans le journal du 2 juillet 1986, un long article était consacré à son triomphe dans le cadre du concours Ontario-Pop. « Janie Myner, de St-Eugène, a remporté la catégorie auteur-compositeur-interprète. (…) Elle a remporté une bourse de 1 000 $ et elle endisquera sous peu une de ses compositions sur un côté de 45 tours. Elle partagera l’autre côté avec Joëlle Lanoix, lauréate dans la catégorie interprétation. » Lors d’une entrevue avec Francine Aubertin-Roy, une nouvelle journaliste dans ma salle de rédaction, Janie avait affirmé : « On me nommait toujours la petite ou la jeune. Je me suis sentie mise de côté et tellement à part, comme si je ne pouvais pas m’assumer au complet, comme une adulte, J’ai peut-être cette impression à cause du stress et de la fatigue aussi. » Ce qui ne l’avait pas empêché de remporter la palme de sa catégorie. Quant à une carrière future, « elle avait déjà écrit des chansons en prévision d’un spectacle qu’elle aimerait faire en tournée. Elle n’a pas pour l’instant suffisamment de matériel pour un spectacle d’une heure et demie, mais elle veut faire connaître ses amis par leur composition musicale. » Et comme l’écrivait Francine, « Janie Myner avait gagné en interprétant les chansons ‘Si j’étais’ et ‘Dans ton regard’… ses compositions bien sûr. »

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Tiens, un souvenir pour les amateurs de lutte. Une publicité du Complexe sportif dans le journal du 2 juillet 1986 pour annoncer le spectacle de cinq combats du 12 juillet. Au programme, les lutteurs Dino Bravo, Man Mt. Moore, Ricky Martel, Tom Zenk, Dan Kroffat, Les Long Riders, Steve Strong, Ron Ritchie, The Great Samu, Gino Brito jr, Bob Dellaserra, Alofa et Bull Johnson. « Oui la lutte revient » proclame l’encadré publicitaire. Semaine occupée au complexe sportif; le 9 juillet, il y avait eu le spectacle d’André-Philippe Gagnon, auquel j’avais assisté d’ailleurs. La publicité parlait de « la montée fulgurante d’une étoile ».

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Et entre-temps, Jacques Martin, à 33 ans, devient le plus jeune instructeur des Blues de St-Louis. Yvon Legault y consacre un long article dans le journal du 2 juillet 1986. Nous suivions attentivement le cheminement de la carrière de ce gars de notre coin.

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L’ordi fait son entrée aux Comtés unis

Aujourd’hui, ce serait inimaginable qu’une organisation ou une entreprise ne soit pas informatisée; pourtant, à l’été de 1986, l’arrivée de l’informatique méritait une nouvelle. « C’est par étapes, en commençant par la système de paie en septembre prochain, qu’on introduira l’ordinateur aux comtés unis de Prescott-Russell. » Selon l’article du 2 juillet 1986 dans Le Carillon, « il faudra attendre mars 1987 pour l’installation du grand-livre général, et juin pour la mise en place du service des comptes payables et du système d’analyse des coûts par projet. Août 1987 est la date retenue pour le système des comptes recevables, alors que les mois de septembre et novembre de l’an prochain verront l’implantation du système de compte en fiducie pour la Résidence Prescott-Russell et un système de base de données pour l’Atelier Prescott-Russell de Plantagenet. » En d’autres mots, il aura fallu plus d’une année pour informatiser les Comtés. Et le coût de l’exercice? Entre 78 000 $ et 94 000 $, tout compris. Quand même beaucoup d’argent pour l’époque.

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Avant ma pause estivale, je vous avais parlé de la controverse qui avait accompagné la publication du livre « Une communauté en colère ». L’éditeur-propriétaire du journal avait intenté une poursuite en diffamation contre les quatre auteurs et leur éditeur chez Asticou. La conclusion définitive de cette saga se retrouve dans les pages du journal de l’édition du 2 juillet 1986. La mise au point est publiée, sous forme d’encadré, juste à côté de la page éditoriale; donc, bien en évidence. Le texte du « communiqué », comme s’intitulait l’encadré manifestement rédigé en collaboration entre les avocats des parties, se lisait comme suit:

« Entente conclue – Plus de faussetés diffamatoires dans ‘Une communauté en colère’

Caroline Andrew, Clinton Archibald, Fred Caloren et Serge Denis, professeurs à l’Université d’Ottawa qui ont rédigé l’étude des relations de travail dans la région – histoire marquée par la grève de 1980 chez Amoco Fabrics – et André Couture, directeur des éditions Asticou, ont accepté de porter au texte un mot de précision au sujet de la fameuse note 14, au premier chapitre du livre ‘UNE COMMUNAUTÉ EN COLÈRE’.

L’addendum indique que la note 14 du premier chapitre ne vise par la personne d’André Paquette C.M., ni son journal Le Carillon

C’est la position qui a été réitérée par les quatre auteurs depuis leur mise en accusation pour diffamation par M. Paquette C.M., notamment devant le tribunal.

En retirant sa réclamation judiciaire, M. Paquette C.M. reconnaît, en ce qui le concerne, qu’il n’est plus question de faussetés diffamatoires dans ‘UNE COMMUNAUTÉ EN COLÈRE’.

On sait que les poursuites lancées par le propriétaire du Carillon ont donné lieu à la publication d’une série d’articles dans ce dernier journal ainsi que dans l’Express, autre organe appartenant à M. Paquette. Ces articles ont souligné le fait que les auteurs ont publié des faussetés à l’endroit du publiciste. En retirant sa poursuite, suite à l’entente conclue avec les auteurs et l’éditeur, M. Paquette C.M. reconnaît qu’il n’est plus question de faussetés telles que mentionnées dans les titres qui avaient fait sursauter les universitaires.

Sur l’entrefaite de ces gestes conciliatoires se règle le litige lancé voilà deux mois par le directeur du journal de Hawkesbury. »

Je trouve drôle la dernière référence : André Paquette n’était pas le directeur du journal, mais son propriétaire et éditeur.

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Michel Lavigne consacre sa caricature du 2 juillet 1986 à la nouvelle qui avait fait jaser tout le monde ces jours-là. Jean Drapeau, le mondialement célèbre maire de Montréal depuis le 24 octobre 1960, avait annoncé qu’il ne solliciterait pas un autre mandat au scrutin de novembre suivant. Plus d’un quart de siècle à la mairie de Montréal, sans compter son premier mandat de trois ans en 1954-1957. Sous son « règne », Montréal avait inauguré son métro, avait accueilli l’Expo 67 et les Jeux olympiques de 1976, entre autres.

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C’était écrit…

Tel que promis, je vous reviens lundi avec la suite de mon « Retour sur hier », qui devrait se prolonger jusqu’à la mi-octobre ou la fin octobre. Entre temps, j’ai glané quelques phrases ici et là pendant l’été et je les partage avec vous. Disons que je me cherche un thème pour mon blogue une fois que j’aurai terminé mon retour sur ma carrière au journal Le Carillon.

« Il existe autant d’histoires qu’il y a d’historiens », disait Jean Hamelin. Aussi rigoureux soit-il, l’historien n’est jamais impartial. Il est de son temps, il porte en lui une conception personnelle de l’Homme, du monde et de son pays. De plus, la connaissance des événements ne cessent de s’approfondir à mesure que sont découverts de nouveaux documents, de nouveaux lieux, de nouvelles interprétations. C’est pourquoi plus il y a de livres, de musées, de films et de recherches historiques, plus les citoyens seront exposés à l’histoire sous ses multiples facettes et meilleure sera leur connaissance.

André Pratte La Presse+ 16 juin 2013.

Qu’y a-t-il de croche à aider à mourir quelqu’un qui veut mourir parce que sa vie n’en est plus une? Ou comme mon ami Pierre qui est arrivé au bout de ses deux cancers deux mois de plus pour quoi faire au juste? Pour expier ses fautes? Si c’est là votre idée, Seigneur, pour celui-là, dix ans d’une lente agonie n’eussent pas suffi.

Pierre Foglia La Presse+ 18 juin 2013
dans une chronique sur le droit de mourir avec dignité.

Je suis découragé année après année quand j’entends l’élite de la gauche souverainiste faire ses discours durant la fête nationale du côté de Québec et de Montréal. La fête nationale, n’est-ce pas la fête de tous les Québécois? Pourtant, à les écouter, on se rend compte que ce n’est qu’une partie de la population qui est représentée par des porte-parole qui font la promotion de leurs idées de séparation. La fête nationale est quant à moi devenue une fête de partisanerie et je trouve ça dommage.

Le lecteur Gabriel Méthot
dans Le Journal de Montréaldu 26 juin 2013 en page 24.

On fait passer ici, depuis peu, du pétrole tiré du Dakota-du-Nord vers une raffinerie d’Irving au Nouveau-Brunswick. Les bénéfices sont aux deux bouts de la chaîne, les risques, partout entre les deux.

Yves Boisvert La Presse+ 11 juillet 2013
en référence à la tragédie de Lac-Mégantic.

Les rues, ce sont les artères qui alimentent le cœur d’une ville. L’endroit où les destins se croisent, dans un implacable ballet. La façon de partager cet espace est révélatrice d’une société. Je nous trouve, de plus en plus, agressifs, intolérants, tout le temps en sacrament. On n’en vient pas toujours aux poings, mais on sent une tension latente entre nous. Une sensibilité irascible qui n’était pas là, avant. Au temps des fleurs dans les cheveux et de la Terre des hommes.

Stéphane Laporte La Presse+ du 3 août 2013
en référence à une sexagénaire battue à mort dans une rue de Montréal.

« La planification à long terme ne représente pas les décisions d’avenir, mais l’avenir des décisions présentes. »

Source non identifiée dans ma chronique Qu’en pensez-vous?
du journal Le Carillon du 12 novembre 1986.

Enseigner est le plus beau métier du monde, le plus noble, car il n’est pas ici question d’argent, mais de vies humaines à nourrir d’apprentissages de toutes sortes. En Asie, on respecte beaucoup les gens âgés, car ils sont une source inépuisable de connaissances grâce à leur expérience de vie. En Suisse, les professeurs sont considérés comme des maîtres qui enseignent et qui transmettent leurs savoirs. Ici au Canada, ce sont les professeurs qui ont cette même tâche d’amener ces jeunes à devenir ce qu’ils sont en devenir.

Louise Bouchard, enseignante qui prendra sa retraite en juin 2014,
dans un texte d’opinion publié dans La Presse+ du 25 août 2013.

Venant d’une culture qui s’est longtemps définie par sa religion autant que par sa langue, d’une société où les prêtres et les religieuses (voilées!) ont joué un rôle fondamental (et quoi qu’on en dise, généralement positif), d’une majorité qui refuse que la laïcisation touche SON « patrimoine religieux », une mesure aussi extrême sent l’intolérance à plein nez.

André Pratte La Presse+ du 27 août 2013
en commentant le projet de chartre des valeurs québécoises
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Relâche estivale

Vous avez probablement encore moins de temps à me lire que moi à écrire en ces beaux mois d’été. Je fais donc une pause et je vous reviens le lundi 2 septembre à l’heure matinale habituelle. Bonne pause estivale!

(Je ne dis pas « bonnes vacances » parce que je suis un retraité et qu’un retraité, comme on le sait, n’a ni congés, ni vacances!)

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Le livre est lancé… Cusson refuse l’injonction

Évidemment, le journal Le Carillon en avait parlé dans plusieurs éditions puisque, après tout, son éditeur avait tenté d’en interdire la diffusion. Mais nous avions quand même toujours rapporté les faits, sans intervenir en éditorial. Dans l’édition du 11 juin 1986, nous lisons que « le lancement officiel du livre ‘Une communauté en colère’, qui raconte les péripéties de la grève d’Amoco de 1980, aura lieu mercredi soir prochain aux locaux du Syndicat des Métallos. Les quatre coauteurs, Serge Denis, Carolyn Andrews, Clinton Archibald et Fred Caloren, seront présents au lancement, en compagnie de représentants de la maison d’édition Asticou. » Il y avait tellement de représentants syndicaux parmi les invités que c’était à se demander si le livre des quatre universitaires n’avait pas été écrit sur commande.

Quoi qu’il en soit, le lancement « devait avoir lieu le 12 mai dernier, date de l’anniversaire de la grève d’Amoco, mais l’événement a dû être reporté en raison d’une demande d’injonction pour en cesser la publication déposée par André Paquette, propriétaire éditeur du Carillon, qui s’estime lésé par certaines allégations à son égard contenues dans le livre. Le juge Robert-J. Cusson, de la Cour des comtés, ayant rejeté cette requête en injonction interlocutoire, le lancement du livre a été reporté au 18 juin. » Un paragraphe en page 17 du livre aurait laissé supposer qu’André Paquette aurait joué un rôle dans le choix de l’emplacement pour le nouvel hôtel de ville de Hawkesbury au profit de son journal. Les auteurs avaient allégué qu’il s’agissait d’une interprétation de sa part et que ce n’est pas ça qui était dit. C’est que les auteurs avaient fait référence à la Ligue du réveil civique, un mouvement politique municipal qui avait amené à une transformation majeure du Conseil municipal de Hawkesbury vers la fin des années 60 et à la construction du nouvel hôtel de ville. André Paquette était un des fondateurs de la Ligue. C’était accorder trop d’importance à un livre qui n’aura finalement qu’une faible distribution.

Par contre, le livre n’a jamais été relégué aux oubliettes. En fait, « Une communauté en colère » était un sujet de présentation d’Andréane Gagnon, de l’Université du Québec à Montréal, dans le cadre d’un atelier intitulé « Événements fondateurs » et qui s’inscrivait dans le cadre du colloque « Mémoire et mobilisation dans les communautés francophones » lors du 81e congrès de l’Acfas (l’Association francophone pour le savoir) tenu les 7 et 8 mai 2013. C’est tout récent. La description du thème du colloque commençait comme suit : « Depuis la Déportation des Acadiens jusqu’à l’Affaire Montfort, de nombreux événements ont marqué le devenir des communautés francophones du Canada. » J’ai énormément de difficultés à imaginer la grève d’Amoco comme un événement qui aura marqué positivement la francophonie de Hawkesbury; à mon avis, c’est tout à fait le contraire. Cette grève et sa violence ont nui énormément au progrès futur de la ville, n’en déplaise aux politicologues.

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« Pas moins de 113 citoyens viennent de manifester ouvertement leur opposition au projet de développement de la rue Tupper comme nouvelle voie de transport routier à Hawkesbury. » L’information se retrouve dans le journal du 25 juin 1986. Les signataires invoquaient les arguments habituels du volume de circulation lourde et ainsi de suite. Au Conseil municipal, j’étais de ceux qui favorisaient ce projet. « L’élimination du projet de la rue Tupper porterait un dur coup au développement économique du parc industriel et annulerait, à toutes fins utiles, le projet d’annexion nécessaire pour l’agrandissement du parc industriel et l’attrait de nouvelles industries. Filion est également convaincu que l’accroissement des véhicules lourds ne serait pas si prononcé étant donné que les gros camions se rendent dans le parc industriel et reprennent ensuite la route 17. » La rue Tupper a évidemment été prolongée et est une voie importante dans le parc industriel de Hawkesbury. Le supercentre de distribution des Pharmacies Jean-Coutu y est installé depuis deux ou trois ans.

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Tiens, la question est toujours d’actualité ces temps-ci au Québec. Je parlais souvent d’elle dans ma chronique, comme cette fois dans celle du 25 juin 1986. « Dominique Demers, la fille de Harold Demers, de Hawkesbury, vient de remporter le premier prix international de journalisme d’enquête pour une série d’articles sur l’euthanasie, publiée dans le magazine L’Actualité. Nous sommes particulièrement fiers d’elle, ici au Carillon, étant donné que c’est chez nous qu’elle a amorcé cette carrière journalistique. Les textes de Dominique sont publiés régulièrement dans L’Actualité et Châtelaine, deux publications de MacLean Hunter. »

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PPF Norda… une fierté de Vankleek Hill

En fait, c’était quasiment un secret bien gardé de Vankleek Hill. Un de mes oncles y avait travaillé jusqu’à sa retraite… L’usine a fermé ses portes dans les années 90. Je signe un reportage dans l’édition du 14 mai 1986 du journal Le Carillon. « Si ‘PPF’ vous fait penser à ‘pif’, ce n’est pas loin de la vérité. PPF (plus précisément PPF Norda International Inc.) est une industrie de chez nous qui se spécialise justement dans les produits qui feront appel à votre sens olfactif. »

« Cette compagnie d’origine américaine, installée à Vankleek Hill depuis 1943, embauche aujourd’hui une vingtaine d’employés, chacun spécialisé dans un domaine très particulier de la production des essences naturelles et artificielles. Si vous êtes habitués de la fameuse ‘Root Beer’ de la chaîne A&W, dites-vous que cette saveur provient des ateliers de PPF Norda et ce n’est là qu’un seul exemple de toutes les saveurs et odeurs qui nous frôlent familièrement les narines. » Une entreprise de chez-nous propriété de la multinationale Unilever depuis 1985. L’usine de Vankleek Hill produisait les ingrédients (épices, oléorésines, saveurs artificielles, vanille, etc.) qui composaient une variété de « produits alimentaires, hygiéniques ou même esthétiques ». Ce n’était pas rien.

« Sur les tablettes des épiceries, vous retrouverez leurs épices sous étiquettes Brooke Bond et vous les goûterez dans les délicieux gâteaux Sara Lee. C’est également Unilever qui fournit les essences pour les détergents Sunlight Liquid et All, ainsi que pour les pâtes dentifrices Close-Up et Aim. » Ce n’était pas tout. « PPF est d’ailleurs la seule entreprise au Canada à fabriquer ce que l’on appelle les ‘oléorésines’ vendues à l’industrie de l’alimentation pour utilisation dans les saucissons, la chapelure pour poulets, des viandes transformées et autres produits du genre. Les oléorésines sont produites en filtrant un solvant avec des épices et une fois que le solvant s’évapore par ébullition, il ne reste que ces oléorésines. »

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Roberta Bondar était alors la seule femme parmi le groupe de six astronautes canadiens et elle n’était pas encore allée dans l’espace. Le 22 mai 1986, elle rendait visite aux élèves de 7e et 8e année de l’école de St-Isidore-de- Prescott afin de leur parler de son métier plutôt inhabituel. Les jeunes l’avaient évidemment bombardé de questions. Le reportage sur sa visite était dans le journal du 28 mai 1986.

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« La première femme à présider aux destinées de la Chambre de commerce de Hawkesbury, Nicole Desjardins, refuse d’insister sur ce fait, mais voudrait tout simplement que l’on parle d’elle comme n’importe quel membre du regroupement qui aurait été élu à la présidence. » Dans une entrevue reproduite dans le journal du 4 juin 1986, Nicole Desjardins « s’est par ailleurs dite sûre d’obtenir l’appui de la majorité des membres, qui sont en fait des hommes ». Mais la glace était brisée et la porte était ouverte. Il y avait aussi une deuxième femme au conseil d’administration, Jocelyne Tanguay.

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De grands noms de l’histoire de Hawkesbury

Une section publicitaire de 12 pages dans Le Carillon du 7 mai 1986 a retenu mon attention. La promotion, comme on la nommait dans le jargon du journal, reconnaissait le 40e anniversaire du club Richelieu de Hawkesbury, le deuxième club de cette organisation internationale à voir le jour. Ce cahier promotionnel est un véritable bottin de personnalités qui ont marqué Hawkesbury et la région au fil des années. Les plus aînés se souviendront d’eux alors que les « jeunes » de ma génération en auront amplement entendu parler. Plusieurs sont décédés, mais les autres sont toujours là.

Le président fondateur était le Dr Arcade Perrier. Toutes les personnes suivantes ont été présidents à un certain moment : Wilfrid Lafrenière, Noël Berthiaume, Gérard Chénier, Jean-Louis Cloutier, Royal Comtois, le Dr Charles-Émile Lafrance, Omer Chartrand, A.A. Préfontaine, Alex Séguin, Roch Lalande, Germain Tessier, Ray Champagne, Kurt Hungerbuehler, Albert Lacroix, Robert Cusson, Vincent Patenaude, Gérard Millette, Fernand Lortie, René Cuerrier, Marcel Laviolette, André Desjardins, Raymond Parisien, Michel Parisien, Marcel Massé, Rolland Brisebois, René L’Écuyer, Yvon Lahaie, Henri Proulx, Jean-Claude Laniel et Henri Larocque. Il s’agissait de médecins, d’avocats, de juges, de professionnels, de commerçants et d’éducateurs. Au cours de ma carrière au journal, je les ai tous connus.

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L’ACFO Prescott-Russell avait été fière d’annoncer la nouvelle. La station radiophonique « CHPR de Hawkesbury deviendra affiliée au réseau de Radio-Canada ». L’article est dans le journal du 14 mai 1986. Je ne suis pas sûr, mais je me demande si le directeur de CHPR, Robert Prévost, ne serait pas éventuellement entendu sur les ondes du réseau national de Radio-Canada pour qui il travaillera alors. Je me demande si c’est lui qui réalisait le segment de nouvelles rurales en début de soirée sur les ondes de la Première chaîne.

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C’était plutôt simple comme idée… garder l’argent loin des clients et, donc, des voleurs potentiels. Quant à la Caisse populaire de Hawkesbury, elle présentait l’initiative comme un moyen d’améliorer l’efficacité et le service à la clientèle. Quoi qu’il en soit, comme l’explique l’article du 14 mai 1986, « la Caisse populaire de Hawkesbury est devenue la première en Ontario à utiliser un système pneumatique pour son concept de caisse unique » dans ses nouvelles installations. La préposée au guichet s’occupait de votre transaction; si c’était un dépôt, elle envoyait votre argent et votre formulaire dans une capsule vers une caisse centrale, et pour un retrait, c’était le contraire. « Cette caisse unique est en somme une voûte vitrée, blindée et aérée par un système de ventilation. » Le concept existait ailleurs depuis une dizaine d’années.

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Le service était encore à ses premiers pas et nous voyons une publicité des Entreprises Bélanger dans le journal du 14 mai 1986. Cette entreprise de Pointe-Fortune et Chute-à-Blondeau se spécialisait dans l’installation des systèmes de télévision par satellite. Une certaine génération se souviendra de ces antennes géantes dans les cours arrière. À ne pas confondre avec les petites antennes d’aujourd’hui sur les toits ou les balcons. Le progrès!

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Une loi-cadre… un grand mot incomplet

C’était encore une fois une étape importante dans la reconnaissance des Franco-Ontariens, cette fois sous la forme d’une loi. « C’est un moment historique dans l’évolution des droits et des lois favorables pour les francophones en Ontario. » La déclaration provenait du président de l’Association canadienne-française de l’Ontario, Serge Plouffe, et elle était en réaction au « dépôt par le ministre responsable des Affaires francophones, Bernard Grandmaître, du projet de loi-cadre sur les services en français » en Ontario. Plouffe avait rappelé que « tous les Franco-Ontariens et les Franco-Ontariennes reçoivent la garantie des droits à un service en français des ministères provinciaux dans les zones désignées, ce qui rejoint 95 % de la population francophone ». La bonne nouvelle se retrouvait dans Le Carillon du 7 mai 1986. Les différents gouvernements ontariens qui s’étaient succédé depuis 1968 en rajoutaient toujours un peu plus en matière de droits pour les Franco-Ontariens et cette loi-cadre des libéraux marquait « un tournant important dans la vie de notre communauté ». Les autres mesures étaient venues des gouvernements conservateurs précédents. L’étape importante suivante, l’enchâssement de pleins droits dans la Constitution canadienne, ne s’est toujours pas matérialisée en Ontario. (Note du blogueur : Ce billet se retrouve dans mon blogue un 1er juillet… par pure coïncidence.)

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Décidément, 1986 avait vu la disparition de plusieurs personnalités dans la région. Cette fois, comme on peut le lire dans le journal du 7 mai 1986, « Hawkesbury vient de perdre un autre de ses citoyens des plus dévoués et sympathiques. Royal Comtois, ex-directeur de l’école secondaire, ex-surintendant du Conseil d’éducation, est décédé entouré de ses grands amis et confrères et consœurs en éducation. Il venait d’avoir 70 ans en mars et certains troubles cardiaques l’avaient sensiblement ralenti au cours des récentes années. Cela ne l’empêchait pas de se consacrer à sa communauté: les déficients mentaux, par exemple, et l’administration de l’hôpital. » M. Comtois était « mort doucement assis à sa table, entouré de son épouse, Rhéa, et de quelques-uns de ses meilleurs amis. Il participait à la soirée annuelle du club quart de siècle du Conseil d’éducation de Prescott-Russell. » Royal Comtois avait également enseigné et été directeur à Embrun dans les années 50. Il était à la retraite depuis une dizaine d’années.

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Je n’avais pas sollicité un troisième mandat à la présidence de l’Association du hockey mineur de Hawkesbury parce que j’étais maintenant conseiller municipal et les deux tâches auraient été beaucoup trop lourdes. À l’assemblée annuelle de l’AHMH, c’est Jean-Guy « Horace » Cyr, celui que j’avais délogé deux ans plus tôt, qui reprend la barre de l’organisme. À peu près tous les membres de mon conseil de direction n’avaient pas voulu solliciter un autre mandat eux non plus. La nouvelle dans le journal du 7 mai 1986. Gérer le hockey mineur n’était pas une tâche facile parce que les parents ont souvent des réactions complexes, surtout ceux (et beaucoup, celles) qui croient mordicus que leur jeune garçon sera forcément une future vedette de la Ligue nationale. Je tiens pour acquis que c’est toujours comme ça… ou presque.

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Pas moins de 65 personnes de Hawkesbury et la région y travaillaient parce que l’usine n’était pas si loin que ça. Mais dans le journal du 7 mai 1986, nous lisons que les pressions s’intensifient dans le secteur Argenteuil, Deux-Montagnes et Terrebonne pour empêcher la « fermeture imminente de l’usine de la General Motors à Boisbriand (Ste-Thérèse) ». Les gens perdaient leur temps et GM fermerait ses portes peu de temps plus tard. J’avais soulevé le fait que les arguments soulevés par GM et les faux espoirs me rappelaient ce qui avait précédé la fermeture de la CIP à Hawkesbury quatre ans plus tôt. Cette fois, je commentais à titre de conseiller municipal.

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T’es avec nous ou contre nous : vieille rengaine

Les Franco-Ontariens, à l’image des Canadiens-français, aimaient « se chicaner » entre eux. « À cause de divergences d’opinions relativement à l’importance que l’on devrait accorder à la religion dans une nouvelle structure scolaire, le Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell a suspendu indéfiniment l’octroi d’une subvention de 4 000 $ à l’ACFO » peut-on lire dans l’édition du 23 avril 1986 du journal Le Carillon. Pourquoi? « Plus précisément, le CECPR est irrité de la tiédeur de l’animateur de l’ACFO, Jean-Pierre Cloutier, en ce qui concerne la place de la religion dans le cadre d’une restructuration. Le CECPR dit avoir remarqué des réflexions ouvertement opposées aux siennes de la part de Cloutier. » Dans le contexte de l’époque, il n’y avait pas d’écoles publiques de langue française dans Prescott-Russell; pour l’enseignement en français, il fallait fréquenter les écoles catholiques (ou les écoles séparées comme on les appelait). L’Association canadienne-française de l’Ontario, depuis longtemps, préconisait un seul conseil scolaire « homogène de langue française de la 1re à la 13e année » parce que leur raison d’être était « d’abord la défense des droits linguistiques ». Par contre, l’ACFO prônait « aussi la préservation des droits religieux acquis ». Quant au principal intéressé, Cloutier avait déclaré : « C’est leur affaire. Je respecte leur décision » sans vouloir trop brasser les choses. Il y avait manifestement beaucoup de divergences d’opinions chez les Franco-Ontariens. Le président du CECPR, Gérard Miner, avait affirmé : « Nous sommes 24 élus francophones à travailler aux dossiers de l’éducation. Les droits des francophones ne me semblent aucunement en danger dans ce secteur. L’ACFO devrait peut-être consacrer ses énergies ailleurs. » Miner se référait aux conseillers francophones des deux conseils scolaires régionaux et il avait sans doute oublié les origines de l’ACFO… En 1969, c’est l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario qui s’était transformée en ACFO afin de pouvoir revendiquer les droits des Franco-Ontariens sur tous les fronts, y compris celui de l’éducation évidemment. Miner avait sans doute confondu langue et religion. Les évêques affirmaient alors, dans le contexte du débat sur le parachèvement, que les deux étaient indissociables.

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L’effet de l’alcool assurément! « Une noce qui avait commencé comme il se doit dans le rire et la danse, vendredi soir, à l’hôtel Junction de Hammond, s’est terminée à coups de couteau samedi matin. » L’article est dans le journal du 23 avril 1986. « Sept hommes et une femme ont été admis à différents hôpitaux d’Ottawa à la suite de cette violente bagarre. Plusieurs des blessés ont été atteints de coups de couteau. (…) Des témoins ont relaté que la bagarre avait commencé vers 1 h 15, samedi matin, peu de temps après le départ des mariés lorsque des amis de la mariée d’Orléans et de l’époux de Rockland auraient commencé à s’invectiver. La bagarre aurait d’abord impliqué deux hommes, mais les rangs des combattants se seraient graduellement accrus pour atteindre la trentaine de belligérants. La rixe aurait duré une demi-heure. » Il y avait eu deux accusés. Heureusement, de telles nouvelles étaient rares dans le journal.

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Si vous êtes membres d’un club Optimiste et que vous voulez organiser un marché aux puces pour ramasser des fonds que faites-vous? Vous organisez un « Opti-Puce » et c’est ce que le club Optimiste de St-Bernardin avait décidé de faire. Les détails étaient dans le journal du 23 avril 1986.

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Une telle réglementation est aujourd’hui monnaie courante dans pratiquement toutes les municipalités. On peut lire dans le journal du 23 avril 1986, en référence à Hawkesbury, que « le Conseil municipal a adopté un nouveau règlement afin de régulariser l’arrosage des jardins et pelouses. Ainsi, l’arrosage ne sera permis que de 19 à 22 heures chaque jour, selon l’horaire suivant : les maisons ayant un numéro de rue pair pourront arroser les jours pairs et ceux avec un numéro impair, les jours impairs. » Clair comme de l’eau de roche!

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La popote… ça roulait!

« Plus de 1 260 repas ont été distribués jusqu’à ce jour à des personnes âgées dans leur domicile. Ceci n’aurait pas pu se réaliser sans le courage ainsi que la ténacité dont ont fait preuve un groupe d’aînés habitant les appartements Château-Vert. Car ce sont ces mêmes personnes qui ont fait démarrer ce service, en plus d’inviter d’autres aînés à les imiter. » Ces paroles étaient d’André Bruneau, le concepteur de la Popote roulante, à l’occasion du premier anniversaire de ce service. L’article est dans Le Carillon du 9 avril 1986. L’organisme à but non lucratif avait de plus grandes visées pour sa deuxième année, mais elle souhaitait obtenir la collaboration d’un plus grand nombre « de diverses cuisines et cafétérias publiques » et un plus grand nombre de bénévoles. J’ose que ce service existe encore à Hawkesbury parce qu’il est populaire dans d’autres municipalités.

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Toute raison est bonne pour rassembler les gens lors d’un festival. Dans le journal du 9 avril 1986, il est question du « deuxième Festival des Outardes » de Plaisance à la réserve faunique de l’endroit bien sûr. « Le passage de plus de 35 000 outardes à la réserve faunique de Plaisance, reconnue comme l’un des territoires aquatiques les plus riches du Québec, constitue à lui seul un spectacle de choix ». Encore aujourd’hui, cette réserve faunique est un endroit idéal pour observer les outardes et les bernaches au printemps et à l’automne.

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Il en aura fallu de la patience pour voir l’aboutissement de la fameuse autoroute 50. Dans le journal du 16 avril 1986, on apprend que « la ville de Lachute sera finalement reliée à l’aéroport de Mirabel par l’autoroute 50 ». Bien sûr, l’aéroport de Mirabel était fonctionnel à cette époque et un très petit tronçon de la future 50 existait à la hauteur de Lachute. « Une somme de 24 millions $, répartie sur les budgets 87-88 et 88-89, sera octroyée à la réalisation du projet. » Les autorités municipales de Lachute souhaitaient depuis longtemps un tel prolongement. Pour elles, « seul un lien routier adéquat permettra de lever l’obstacle important à une compétition plus égale avec Hawkesbury et l’Est ontarien ». Quant au ministre des Transports et du Développement régional du Québec à l’époque, Marc-Yvan Côté, il ne s’était « pas engagé plus à fond sur la question du parachèvement de l’autoroute 50 entre Lachute et Masson ». Pour ça, il faudra patienter un autre quart de siècle.

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Cet entrefilet dans ma chronique du 23 avril 1986. « Nous devons faire appel à la tolérance et la patience de certains de nos abonnés. Le Carillon vient d’apprendre que les journaux destinés à Lachute et Brownsburg, par exemple, étaient acheminés d’abord vers Ottawa, puis vers Montréal et enfin à Lachute, ce qui retardait passablement la livraison. Pourtant, les journaux partaient toujours de la même heure de nos bureaux. Et ce n’est pas du tout la faute de nos postiers locaux; au contraire, ceux-ci ne sont que des victimes de politiques élaborées dans les places fortes de la capitale, loin des réalités quotidiennes. » J’en ris en rétrospective… l’année suivante à pareille date j’avais accepté un emploi à Postes Canada, « dans les places fortes de la capitale ».