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Ault Food achète la Crèmerie Plantagenet

La compagnie Ault Food Ltée, de Winchester, achète la Crèmerie de Plantagenet. Comme on peut le lire dans l’édition du 13 septembre 1973 du journal Le Carillon, une cinquantaine de travailleurs de la région perdront leur emploi. Cette crèmerie traitait pourtant 50 millions de livres de lait par année. « En plus de faire la transformation du lait en fromage ou en beurre on y traitait aussi le petit-lait. » Je reviendrai plus tard sur Ault Food et son influence politique.

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Le maire Yvon Montpetit avait été fidèle à sa chronique hebdomadaire dans Le Carillon pendant la durée de son mandat. Comme il l’avait précisé lui-même dans sa première chronique hebdomadaire, « ce privilège me sera retiré trois mois avant les prochaines élections municipales ». Sa dernière chronique serait donc publiée le 6 septembre 1973. Pendant ces 33 mois, « le maire Montpetit a profité de l’espace réservé dans Le Carillon pour expliquer aux citoyens ses points de vue personnels sur plusieurs questions et très souvent, il en a profité pour critiquer vertement les journalistes du Carillon. Ses propos n’ont jamais été censurés par la direction du journal, tel qu’entendu en janvier 1971 ». Il va sans dire que cette expérience n’a jamais été répétée avec les maires subséquents. De toute façon, ils n’avaient pas le même souci de la communication que Montpetit.

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Le Conseil d’éducation de Prescott-Russell gérait à la fois les écoles secondaires et les écoles élémentaires publiques de son territoire. Toutefois, les écoles publiques relevaient d’à peine six conseillers scolaires et non pas de l’ensemble pour la plupart des décisions. Évidemment, cela était source de conflits et de débats houleux depuis le regroupement du 1er janvier 1969. Dans l’édition du 20 septembre 1973, on apprend que le secteur public « réclame son indépendance ». Charles Burroughs explique tout ça en détails dans son texte. Ils n’allaient pas gagner leur point jusqu’à plusieurs années plus tard, lorsque le gouvernement ontarien allait réorganiser les conseils scolaires différemment et à une plus grande échelle territoriale.

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La CIP paralysée par une longue grève

L’usine locale de la CIP était le moteur de l’économie locale et de la politique locale, en fait. Le 2 août 1973, les 380 employés syndiqués déclenchent la grève. « Les syndiqués réclament une augmentation de 40 cents l’heure la première année et une majoration de 9 p. cent ou au minimum de 45 cents de l’heure au cours de la deuxième année de la convention. » Les grévistes souhaitaient aussi des améliorations au régime de retraite, une meilleure sécurité d’emploi, une convention de deux ans au lieu de trois. Cette grève serait longue selon le président du local syndical, Georges Radford « c’est-à-dire jusqu’à ce que les offres de l’employeur correspondent avec les demandes des employés ».

Pendant la grève, les camionneurs ne pouvaient livrer leur bois à l’usine, alors ils déposaient leur cargaison sur le terrain de l’autre côté du chemin de l’hôtel Bar-X, à Grenville. En peu de temps, on peut compter des milliers de billots. Dominique Demers grimpe sur le toit de cet hôtel pour bien capter l’ampleur du problème. Sa photo orne la une du 16 août 1973 du journal Le Carillon. Pendant ce temps, les grévistes s’étaient plié à la requête de la Cour suprême de l’Ontario de ne plus piqueter devant les installations des Recherches CIP, dont les employés n’étaient pas en grève. J’y reviendrai.

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Claude Kingsbury signe un reportage sur un projet collectif dans la région de Wendover dans l’édition du 2 août 1973 du journal Le Carillon. Cette ferme Renaissance « est située à environ un mille et demi de la route 17 près de Plantagenet ». Le groupe d’artisans affirmait que près de 30 000 personnes s’y rendraient. « La ferme des mille secrets comme plusieurs résidents sont fiers de le mentionner est totalement organisée, financée, construite et opérée par les participants à cette exposition communautaire de la renaissance des arts. » Paul Kuitenbrower, le porte-parole du groupe, avait décrit l’expérience comme une sorte de retour à la vie médiévale. Le tout avait fait beaucoup jaser dans le coin à l’époque.

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« Le premier étudiant en art dramatique à l’Université d’Ottawa, M. Grant Lowe, de Grenville, a été admis à l’École nationale de théâtre à Montréal. » Âgé de 23 ans, Lowe était le premier étudiant de la région à être accepté à l’école de théâtre. On y fait référence dans l’édition du 2 août 1973. Il avait déjà participé à plusieurs productions théâtrales à Ottawa. Plus tard, Lowe serait de la distribution des films « Radib » en 1977, « The High Country » en 1981, « Chautauqua Girl » en1983 et « Vanishing Act » en 1986. Selon une source, il aurait aussi joué dans « Superman III » en 1983.

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Dans la région de Limoges, c’est une véritable institution. Le Carillon du 16 août 1973 annonce la réussite de ce centre inauguré une année plus tôt. « Environ quinze personnes de ‘Fact Entreprise Ltée’ et travaillant pour le camp Kittawa, ont acheté cinquante acres de terrain qu’ils diviseront en terrains plus petits. Présentement, le parc met à la disposition des campeurs 93 terrains avec eau et électricité. Les responsables du camp projettent le développement d’une aire pour pique-niqueurs, d’un sauna et d’une salle eucalyptus s’ajoutant au pavillon muni d’une piscine et existant présentement. » L’article précisait que la population de Limoges pourrait utiliser la piscine extérieure. Le terrain de camping Kittawa est toujours là et, au fil des ans, s’est développé au point d’accueillir plusieurs centaines de campeurs. Il est strictement privé aujourd’hui et rempli à capacité.

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Une première convention à la Patchogue-Plymouth

J’ai parlé auparavant des difficultés qu’avaient éprouvées les employés de l’usine Patchogue-Plymouth à obtenir leur accréditation syndicale. Ils l’avaient obtenu, bien sûr, et dans l’édition du 19 juillet 1973 du journal Le Carillon, on apprend que les syndiqués viennent de signer une première convention collective. « Cette convention vaut une hausse générale de 60 cents l’heure pour les quelque 300 employés de cette firme » répartie sur les deux années et demie de l’entente. L’article ne fait pas référence au tarif horaire. Jean-Marie Bédard, le vice-président du syndicat et négociateur, déclare « que la signature de la convention collective marquait une date importante dans l’histoire des relations industrielles à Hawkesbury ». Je reviendrai sur cette usine et ses relations industrielles plus tard.

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Cette semaine-là, celle du 12 juillet 1973, était exceptionnelle, mais de tels avis étaient fréquents à l’époque. Ainsi, dans cette édition, quatre « maris » publient l’avis en question et qui se lisait toujours de la même façon : « Je, xxx, de xxx, déclare qu’à partir de cette date, je ne suis plus responsable des dettes contractées en mon nom par mon épouse, née xxx. Signé à Hawkesbury ce xx jour de xxx 19xx. » Les premiers pas vers un divorce étaient alors connus du grand public.

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L’usine de Duplate Canada avait eu besoin de recruter de ses anciens employés d’Oshawa et de Windsor. Ils s’étaient évidemment installés à Hawkesbury et dans la région. Ce groupe se sentait défavorisé par la présence du seul média local, soit Le Carillon, étant donné que plusieurs unilingues ne pouvaient comprendre son contenu. Un groupe avait donc réclamé un journal en anglais et avait même souhaité que Le Carillon traduise une partie de son contenu dans une édition complémentaire. Ils avaient convoqué la direction du journal à une réunion publique, de même que l’éditeur du journal anglophone du village voisin de Vankleek Hill, The Review. Ils voulaient que ce journal couvre la ville de Hawkesbury. À l’époque, Hawkesbury était à 83 p. cent francophone; il n’y avait pas de marché pour un journal en anglais. Il en est question dans l’édition du 19 juillet 1973. La situation est différente et la presque totalité des médias locaux sont maintenant bilingues.

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On en avait bien ri au journal et nous avions partagé le tout avec nos lecteurs dans l’édition du 19 juillet 1973. Cinq étudiantes avaient obtenu des subventions dans le cadre du programme Perspectives-Jeunesse et avaient ouvert un comptoir artisanal le long de la route 17, à l’intersection du chemin de Wendover. Le Secrétariat d’État en était fier et avait confié le public et les médias à son inauguration officielle. Comme le précise le communiqué du Secrétariat, « l’honorable Denis Ethier, député fédéral du comté Prescott-Russel et Fermount, de même que l’honorable Laurent Bélanger, député provincial du comté Prescott-Russel seront les invités d’honneur ». Mais voilà, Denis Ethier et Albert (non pas Laurent) Bélanger ne sont pas ministres, donc ils ne sont pas « honorables »; Russell s’écrit avec deux l; et Fermount n’existe pas, Ethier représentant la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell. Dans un paragraphe, Glengarry est épelé « Glendgary ». « Une bonne coquille » titrait le journal.

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Interdire totalement la vente du tabac

« Ethier voudrait empêcher les jeunes de fumer » est le titre d’un long texte dans l’édition du 28 juin 1973 du journal Le Carillon. L’article se réfère à une intervention du député libéral Denis Ethier lors du débat sur un projet de loi visant à restreindre l’usage du tabac au Canada. « Peut-être même devrions-nous interdire totalement la vente du tabac » opine Ethier dès le commencement de son discours. Il se réfère aussi à la loi qui existait alors depuis 40 ans (la Loi sur la répression de l’usage du tabac chez les adolescents) et qu’il « y a quand même une augmentation croissante de l’usage du tabac au cours des années ». Ethier déplorait que toutes les tentatives avaient échoué afin de réduire la consommation de tabac et ajoute même que l’interdiction de publicité « n’a abouti qu’à une seule chose; épargner des sommes fabuleuses aux fabricants de produits du tabac ». Ethier conclut que « nous devrions, pour le bénéfice de tous les Canadiens, penser à l’effet causé par la fumée sur la santé des non-fumeurs, à la pollution, aux incendies et même aux morts causées par la cigarette. (…) nous pourrions surmonter l’habitude de fumer et plus important encore, empêcher les jeunes de commencer ». Le député de Glengarry-Prescott-Russell préconisait l’application « d’un programme éducatif de nature à empêcher les gens de commencer à fumée » plutôt qu’une autre loi inefficace. Évidemment, avec les années, les différentes lois et les programmes variés ont contribué à la baisse de la consommation, mais pas à son élimination.

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Elle s’appelait Cécile Quesnel. Elle tenait un magasin général avec son mari Cléridan à St-Eugène et en 1960, elle était devenue la première femme à obtenir ses permis de conductrice d’autobus scolaire dans l’Est ontarien. « En 1959, M. Howard Cunning a été le premier commissaire à lui offrir le premier parcours scolaire de l’école publique de Pleasant Corner. » Elle avait accepté l’offre. Plus tard, ses fils Gilbert et Marcel ont pris la direction de l’entreprise connue maintenant sous le nom de Quesnel Bus Lines et dont la réputation déborde largement les comtés unis de Prescott-Russell. Dominique Demers raconte l’histoire de cette femme dans Le Carillon du 5 juillet 1973.

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Je vous en ai parlé. Dominique Demers avait été couronnée « reine de la Semaine française ». À ce titre, elle avait été invitée à participer au défilé de la rencontre annuelle des Anciens du Chenail à Hawkesbury, un grand rassemblement de 5 000 personnes. Étant donné qu’elle devait s’y rendre de toute façon, je lui demande de réaliser un reportage et de prendre quelques photos. Son reportage est dans l’édition du 12 juillet 1973 et elle ne s’était pas contentée de photos au sol. Elle en avait prises du haut d’une grande roue et une de ses photos a fait le plaisir des lecteurs à la une. C’est banal en soi, mais Dominique, comme je l’ai souvent écrit, est devenue une grande écrivaine et la fierté de la ville de Hawkesbury.

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C’était ambitieux. Comme on peut le lire dans l’édition du 12 juillet 1973, la firme Maurice Lamoureux, de St-Isidore, recevrait une subvention de 36 736 $ du ministère de l’Expansion économique régionale pour créer 12 nouveaux emplois et construire une nouvelle installation de classement d’œufs de 367 000 $, beaucoup d’argent pour l’époque. Le nouvel établissement de 16 000 pieds carrés a été construit près de l’autoroute 417 et de la route 9 à St-Isidore. « À partir de septembre prochain, la firme Maurice Lamoureux effectuera la classification de 25,000 douzaines par jour soit 300,000 œufs. Le marché existera surtout dans les régions du Québec avec les chaînes Steinberg, Dominion et plusieurs autres et fournira la moitié de l’île de Montréal. On envisage même la possibilité d’exportations. » Voilà pour l’ambition.

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Un psychiatre arrive en ville

Ce n’est pas que la région de Hawkesbury comptait un plus grand nombre de « fous », mais on apprend dans Le Carillon du 14 juin 1973, qu’un psychiatre offrira maintenant ses services en permanence à la Clinique Smith de Hawkesbury. Cette clinique était un hôpital privé en quelque sorte, fréquenté surtout par la communauté anglophone, bien que les francophones y aient été accueillis à bras ouverts. Le psychiatre Lionel Kerwood venait donc appuyer les docteurs Drummond et Irwin Smith, Ian Warrack, Roger Emsley, Simon McCall et Alex Hunter, et les deux nouvelles recrues, les docteurs Geoffrey Bars et Ian Battye. Je ne reconnais pas ces deux derniers; je tiens donc pour acquis qu’ils n’y sont pas demeurés longtemps. La Clinique Smith a fermé ses portes depuis de nombreuses années. Lorsque l’Hôpital général de Hawkesbury s’est laïcisé, plusieurs services interdits du temps de la gestion religieuse y étaient offerts et la raison d’être de la Clinique Smith n’était plus la même. Et les médecins fondateurs avaient pris leur retraite de toute façon.

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En fait, dès l’édition de la semaine suivante, celle du 21 juin 1973, je publie un article sur le projet d’un nouvel hôpital de 125 lits au coût de quatre millions de dollars qui sera construit sur un terrain de 14,5 acres à la hauteur de la rue Spence à l’été de 1976. La firme Hawkesbury Realty avait offert le terrain pour la somme nominale de un dollar. « La construction de la nouvelle institution, de plus, signifierait pour le moment la fermeture des deux annexes ‘A’ et ‘B’ de l’Hôpital général actuel, qui comptent présentement, ensemble, quelque 80 lits. Les besoins à long terme de la région nécessiteraient près de 210 lits. » Et de préciser l’article : « Quant au sort qui sera réservé aux institutions opérant dans le moment, il n’est pas encore connu. Dans certains milieux, on parle de les convertir en foyers pour vieillards ou en maisons de convalescence pour lesquels les besoins existent également. » J’y reviendrai forcément en temps utile.

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Le grand événement méritait une pleine page dans l’édition du 21 juin 1973. Dominik Demers signe un texte à cet effet. « Mme Olivier Picard, 43 ans, a donné naissance à son vingtième enfant le jeudi 14 juin à 5 h 45. » L’âge de ses quatorze enfants vivants variait entre 23 ans et 2 ans. Six enfants n’ont pas survécu J’ose affirmer que tout le monde à Hawkesbury connaissait la famille Picard. L’aîné Jean-Pierre a siégé au Conseil municipal en même temps que moi. Je note que le long article ne fait aucune référence au prénom de la mère. Olivier, son mari, exploitait un garage et sa réputation de mécanicien était bonne; mon père utilisait ses services. Et Dominik note en conclusion que « la chambre 204 mérite probablement une médaille. Dans le lit voisin de Mme Picard, Mme Albert Goyer, de Curran, venait d’enfanter. Âgée de 27 ans, Mme Goyer a réussi en sa neuvième année de mariage à donner naissance à son neuvième enfant. » Encore là, on ne connaît pas son prénom. Autres temps, autres mœurs.

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Vous en avez assez de manger des céréales le matin, alors pensez au foin. Oui, celui dont raffolent les vaches. Et j’imagine qu’en 2011, c’est encore mieux qu’en 1973. Je me réfère à un article publié dans Le Carillon et 21 juin 1973 et qui cite l’agronome Roger Pommainville. Pommainville vantait les mérites protéiques du foin de luzerne. « Pour récolter du foin de luzerne contenant 18 p. cent de protéine brute par exemple, il serait important de le couper dès l’apparition des premières fleurs. Quelques jours plus tard, le contenu de protéine aura diminué à 14 ou 15 p. cent. (…) En coupant le foin tôt, il est possible de faire une deuxième coupe de bon foin. » J’en conclus que c’était le point de départ de la double coupe le foin que l’on observe dans nos secteurs ruraux. Voilà, vous vous coucherez moins niaiseux ce soir!

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Des députés brillaient par leur silence

Raymond Desrochers, de Wendover, n’y va pas par quatre chemins dans une lettre publiée dans l’édition du 14 juin 1973 du journal Le Carillon. Il y est question de la « crise de Cornwall », en fait la demande d’une école francophone qui avait été appuyée par une grève des étudiants et des appuis à l’échelle de la province. Desrochers, qui fait partie de l’Association du Nouveau parti démocratique de Prescott-Russell, reproche aux députés Lamoureux et Guindon, respectivement députés de Cornwall et de Stormont-Dundas, d’avoir limité l’importance de cette crise, et aux députés Denis Ethier (libéral fédéral, Glengarry-Prescott-Russell), Osie Villeneuve (conservateur, Glengarry), Albert Bélanger (conservateur, Prescott-Russell) et Jean-Robert Gauthier (libéral, Ottawa-Est), leur silence.

Et d’ajouter Desrochers : « Il ne s’agit pas d’une ‘question provinciale’. C’est la communauté francophone toute entière qui en souffre; on ne peut diviser la communauté en ‘questions provinciales’ ou en ‘questions fédérales’ — c’est le problème de tous! Il ne s’agit pas non plus d’une division entre francophones et anglophones: ce serait simpliste et naïf d’en croire autant. Il s’agit plutôt, d’une part, de francophones pour la plupart prêts à revendiquer leurs droits, d’une minorité de Canadiens-français encore trop timides ou ignorants pour se faire valoir et d’une majorité d’anglophones peureux et indifférents et, d’autre part, d’une minorité d’anglophones véhiculant des préjugés et une série d’attitudes néo-colonialistes. » Desrochers, en passant, était le candidat néo-démocrate dans Glengarry-Prescott-Russell en vue des prochaines élections fédérales.

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Les médias n’étaient jamais invités aux activités de l’école St-Joseph d’Alfred. Ce n’était pas une école ordinaire, mais une « école de réforme » pour garçons délinquants; en tout cas, en fonction de la définition de la délinquance de cette époque. L’école était administrée par les Frères des écoles chrétiennes. Mais en cette fin de printemps de 1973, les médias sont invités à « la 25e journée annuelle de la police » et une pleine page y est consacrée dans l’édition du 14 juin 1973. « Cette journée de la police faisait partie des organisations de la Gendarmerie royale canadienne dans le cadre de ses activités pour célébrer leur centenaire. » Ils étaient « environ 80 étudiants de l’institution, dont l’âge varie de 10 à 18 ans, à démontrer leurs prouesses aux diverses compétitions ». Puisque que ces jeunes étaient des délinquants et non pas des criminels, l’article en nomme plusieurs qui ont mérité des prix. (Note du blogueur : J’ai connu un confrère séminariste qui s’était fait expulser du Petit séminaire et qui avait abouti à cette école de réforme. Il est heureusement revenu sur le droit chemin.) Cette « école de réforme » a cessé ses activités il y a de très nombreuses années et ses locaux abritent aujourd’hui le campus d’Alfred de l’Université de Guelph; une école d’agriculture francophone en fait. Je reviendrai sur ce dernier point.

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Les caisses populaires connaissent une croissance phénoménale dans la région. Comme on peut le lire dans Le Carillon du 14 juin 1973, « les 16 caisses populaires, membres de la Fédération des caisses populaires de l’Ontario, ont enregistré un rythme de croissance spectaculaire, en accord avec la tendance générale de la Fédération ». En 1972, l’actif total des 16 caisses était de 19 843 234 $, ce qui équivalait à une croissance de 69,9 p. cent sur l’actif total de l’année précédente. Dans le cas des 80 caisses de la Fédération, l’actif total de 1972 était de 185 336 880 $, soit 26,2 p. cent de plus qu’en 1971. En comparaison, les Caisses populaires du Québec avaient connu une croissance de 21,8 p. cent en 1972. Il faut retenir que les caisses populaires de la région étaient encore plutôt récentes. Le succès des caisses populaires et du mouvement fondé par Alphonse Desjardins n’a plus à être démontré.

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C’était nouveau et ça dérangeait drôlement

Les cours d’éducation sexuelle faisaient leur entrée dans les écoles. C’était nouveau et ça dérangeait. Dans l’édition du 7 juin 1973 du journal Le Carillon, l’archevêque Joseph-Aurèle Plourde se sent obligé d’aborder la question dans une lettre à ses diocésains. « Le cours qui est ici mis en question est un cours d’éducation familiale, et non pas seulement d’éducation sexuelle. Dans son ensemble, il est indéniable qu’il peut aider l’enfant à se mieux connaître, et à mieux connaître et comprendre les autres avec leurs différences et leur psychologie. À ce titre, il est un complément appréciable aux efforts indispensables des parents en ce domaine. L’éducation sexuelle ne constitue qu’une petite tranche de ce cours. Il faudrait éviter de condamner tout le cours à cause de l’insatisfaction que pourrait susciter cette tranche. » Mais Plourde ajoutait un avertissement : « Bien que le cours semble satisfaire de très nombreux parents, l’inquiétude exprimée par d’autres, également nombreux, est légitime et doit être prise en sérieuse considération. Elle justifie en particulier une étude approfondie des textes, des instruments complémentaires employés par les enseignants, ainsi que l’usage qu’en font ces derniers. » Mgr Plourde souhaitait surtout, en conclusion, « que les efforts que le diocèse entend déployer pour aider à améliorer la situation, mettront pour le moment du moins, un terme à la controverse en cours qui risque de diviser la communauté diocésaine ».

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« L’exécutif de l’Association du Nouveau parti démocratique de la circonscription de Prescott-Russell réclamera une enquête publique sur l’espionnage électronique qui aurait eu lieu durant la dernière campagne provinciale de 1971, dans la région. » Il en question dans l’édition du 7 juin 1973. La réaction de l’association faisait suite à des propos tenus à Toronto par le député néo-démocrate de Toronto-High Park, le Dr Morton Shulman, et le responsable de la publicité du candidat défait Yvon Montpetit, John St-Amour. « On se souvient que M. St-Amour a déclaré, à l’occasion d’une conférence de presse convoquée à Toronto récemment, que certaines de ses conversations avec le candidat défait Yvon Montpetit auraient été enregistrées par la Sûreté provinciale de l’Ontario et qu’un de ces enregistrements était tombé entre ses mains de façon mystérieuse. M. St-Amour faisait vraisemblablement à l’époque l’objet d’une enquête en rapport avec des accusations de vol et possession d’armes à feu qui ont été subséquemment portées contre lui. Il a été acquitté récemment de quelque 65 accusations de possession d’armes à feu non enregistrées et d’armes restreintes, à la suite d’un long procès qui s’est déroulé au Palais de justice de L’Orignal. »

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Le village de Russell dans le canton du même nom aura un nouvel aréna. C’est ce que nous apprenons dans l’édition du 31 mai 1973. Les travaux seraient entrepris dès le 1er décembre « sous l’égide du plan fédéral de stimulants à l’emploi ». Ce projet représentait des coûts de 299 000 $. « À Russell, le nouvel aréna serait construit au même endroit que s’élevait l’ancienne structure, vieille de 20 ans, démolie en 1971. » Quarante ans plus tard, en 2011, cet aréna est toujours là, mais contrairement à l’époque, elle n’a pas été démolie, mais plutôt agrandie et rénovée en 2010.

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Ça c’est un retour en arrière. Une publicité du magasin Roger A. Charest, dans l’édition du 7 juin 1973, le proclame « le roi des cartouches stéréo ». La petite annonce rappelle aux consommateurs que « nous avons pour vous un choix de 2,000 cartouches en magasin. Un grand choix de stéréo pour maison, auto, bateau et portatif pour la plage ». Je ne me souviens plus quand est disparue la cartouche huit pistes, mais ça fait longtemps. Si vous en aviez achetées, vous les avez sûrement jetées depuis belle lurette. En tout cas, c’est ce que j’ai fait avant même de déménager à Embrun.

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Ce qui compte « …c’est savouère qu’a va l’avouère »

Le Secrétariat d’État n’hésitait pas à financer des tournées d’artistes dans les régions francophones hors Québec. Comme en fait foi Le Carillon du 10 mai 1973, Viola Léger viendra présenter « La Sagouine » d’Antonine Maillet à Hawkesbury, Alexandria, Vankleek Hill, Plantagenet et Casselman entre le 10 et le 15 mai. Il s’agissait d’une tournée nationale en fait.

Dans l’édition du 17 mai 1973, Dominique Demers signe un reportage sur cette série de spectacles. Elle a même obtenu une entrevue avec Viola Léger « une enfant de 72 ans sur scène, une enfant à la peau craquée et au dos courbé, mais toujours une enfant. Elle garde la fraîcheur, la sincérité, l’honnêteté de l’enfance ». Une amie de Dominique lui avait demandé d’obtenir une signature de Viola Léger. Voici ce qu’elle avait écrit, en s’inspirant de la Sagouine : « C’est pas d’avouère de quoi qui rend une parsonne bien aise, c’est savouère qu’a va l’avouère. » C’est encore pertinent.

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Les soirées de lutte au Centre Mémorial attiraient près d’un millier de personnes à chaque semaine. Cette fois, il y aurait du nouveau, comme on peut le lire dans l’édition du 10 mai 1973. « Cécile Hyland, 135 livres, de Lewiston, Maine, sera opposée à Lise Raymond, 130 livres, de Drummond, dans un combat d’une chute à finir. » C’était la première fois que des lutteuses faisaient partie de ces soirées.

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C’est écrit comme ça dans l’édition du 10 mai 1973 : « D’après Rudy Geinreich, de New York, l’homme qui a prédit il y a dix ans que la femme se promènerait sur la plage, à la façon dite ‘Top-Less’, et celui qui inventait le ‘See-through-look’, c’est-à-dire la blouse transparente, il semblerait que l’été 1973 verra la femme attraper plus de coups de soleil cet été que jamais auparavant. » Je n’ai jamais vu confirmation de ses prédictions.

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« Jean-Marc Lalonde, de Rockland, a été proclamé Sportsman de l’année dans l’Est de l’Ontario et l’Ouest du Québec, lors du 24e gala Julien-Daoust tenu jeudi dernier à l’hôtel Skyline d’Ottawa. » On en parle dans Le Carillon du 31 mai 1973. Comme le souligne l’article, « depuis de nombreuses années, il n’a qu’une ligne de pensée: le sport ». Voilà! Jean-Marc vient de terminer un dernier mandat comme député libéral de Glengarry-Prescott-Russell à Queen’s Park. Il représentait la circonscription depuis 1995. Il a décidé de prendre une retraite bien méritée.

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Les taxes… un gouvernement peut changer d’idée

Voilà, il semble finalement que les gouvernements peuvent changer d’idée quand il le faut et le veule. Comme le rapporte Le Carillon du 26 avril 1973, le premier ministre Bill Davis et son ministre John White (Trésor, Économie et Affaires intergouvernementales) ont « en effet annoncé que l’imposition de la taxe spéciale de 7 p. cent sur l’électricité, l’huile à chauffage et autres sources d’énergie utilisées pour le chauffage et l’éclairage, prévue par le dernier budget ontarien, avait été annulée ». Davis et son gouvernement avaient dû céder devant les nombreuses pressions, y compris de députés conservateurs.

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Signe des temps. L’hôtel Century Inn de Grenville était l’endroit par excellence où se rencontraient les jeunes les fins de semaines pour boire et danser. Il ne s’y passait rien d’autres. Mais comme on peut le lire dans une pleine page d’annonce de l’édition du 19 avril 1973, « l’endroit le plus populaire de la région » présentera des « danseuses ‘topless’ go-go en spectacle à partir de 8 p.m. à la fermeture » les lundis, mardis, mercredi et jeudis. Les proprios voulaient assurément faire des profits en début de semaine aussi.

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Il est beaucoup question de politique dans l’édition du 10 mai 1973 du journal Le Carillon. Ainsi, le premier ministre Bill Davis est de passage à Hawkesbury pour inaugurer la nouvelle école prématernelle, voisine de l’hôtel de ville. Quelques jours plus tard, c’est le chef national du Nouveau parti démocratique, David Lewis, qui s’arrête en ville.

Davis s’était rendu à Alexandria ce jour-là, en après-midi, pour revenir à Hawkesbury en soirée lors d’un souper-bénéfice de l’Association progressiste-conservatrice de Prescott-Russell. Davis avait affirmé que son gouvernement n’avait aucune intention d’imposer un gouvernement régional dans Prescott et Russell. Dans le cadre du reportage signé Charles Burroughs, une photo intéressante : celle montrant la jeune Dominique Demers, « étudiante à l’École secondaire régionale de Hawkesbury et candidate de cette institution au titre de reine de la Semaine française de Cornwall » qui s’était faufilée à travers la foule pour offrir au premier ministre Davis « un billet pour le tirage de $500 organisé à l’occasion de la semaine française ». Voilà pour du toupet. Rien ne l’arrêtait.

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La Caisse populaire de Hawkesbury inaugure ses nouveaux locaux le dimanche 13 mai 1973 sur l’emplacement de l’ancien presbytère de l’église St-Alphonse-de-Liguori. Ils sont toujours là, mais ont été améliorés au fil des années. La charte de cette caisse avait été signée le 21 avril 1950 et le premier président de son conseil d’administration avait été René Portelance. D’un actif de 6 413 $ à sa première année complète d’existence (1951), la Caisse comptait maintenant un actif de 3 471 241 $ à l’inauguration de ses nouveaux locaux.

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Des étudiants font la grève pour des écoles françaises

Les « adultes » les réclamaient depuis plusieurs années. Cette fois, ce sont les étudiants qui s’en mêlent et ils sont prêts à faire la grève pour faire avancer leur point de vue. Il faut des écoles secondaires de langue française ou tout au moins des professeurs francophones. Comme le rapporte Le Carillon du 5 avril 1973, des étudiants de l’école secondaire St-Laurent de Cornwall font la grève afin d’obtenir une école secondaire française pour septembre. Les étudiants des écoles secondaires de Hawkesbury et de Vankleek Hill ne vont pas jusqu’à la grève, mais ils manifestent pour « démontrer leur solidarité ». À Vankleek Hill, les 250 étudiants francophones demandent au Conseil d’éducation d’embaucher des enseignants tout au moins bilingues « afin qu’ils puissent bénéficier d’explications dans leur langue maternelle lorsqu’ils doivent faire face à certains problèmes dans leurs cours ». À Hawkesbury, les étudiants ne font pas la grève, mais ils exercent des pressions auprès des diverses autorités afin de faire valoir leurs points de vue et appuyer les étudiants de Cornwall. Fait intéressant, « l’Union culturelle des Franco-Ontariennes de la région de Russell, qui comprend au-delà de 675 membres, a offert son appui aux étudiants francophones » de Cornwall. Les étudiants de Cornwall gagneraient leur point et d’autres écoles suivraient ailleurs en Ontario au fil des années subséquentes.

Le directeur de l’éducation, Edgar Mageau, avait d’ailleurs présenté un rapport au Conseil d’éducation de Prescott-Russell à cet effet et Le Carillon du 19 avril en fait état. Ainsi, ce jour de solidarité du 30 mars, « à Embrun, les étudiants ont été absents des cours toute la journée et ils ont nolisé deux autobus pour se rendre à Cornwall »; à Casselman, « tous les étudiants sauf une vingtaine ont été absents » et là aussi certains s’étaient rendus à Cornwall en autobus. À Rockland, « tous les étudiants sauf un étaient absents au cours de l’avant-midi » et des défilés et des manifestations avaient eu lieu avant l’heure du dîner. « À Plantagenet, environ 650 étudiants étaient présents à l’école et 350 autres se sont abstenus des cours. De ce nombre, 150 sont restés à la maison et un groupe identique a paradé à Plantagenet. »

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C’est au tour du Canadien Pacifique à voir un de ses trains dérailler, cette fois à Papineauville. Ce village en avait été paralysé, comme on l’explique dans l’édition du 12 avril 1973. « C’est vers 10 h 30 mercredi matin qu’un camion semi-remorque est entré en collision avec un convoi d’une centaine de wagons à la sortie est du village de Papineauville. Sous la force de l’impact, près de 25 wagons-citernes remplis d’huile ont déraillé et se sont empilés le long de la voie ferrée et par-dessus la route 8. » Les 80 à 100 pompiers et policiers étaient aux aguets parce que certains wagons contenaient du chlore. « Les complications se sont aggravées quand l’huile a pris feu, provoquant la destruction du garage de Mme Annette Lamothe et de la maison adjacente. » Tout ça n’a fait qu’un seul blessé, l’ingénieur du train, qui s’est rapidement remis de ses blessures mineures. Décidément, ce n’étaient pas de bonnes semaines pour des déraillements après Limoges et Glen Robertson-Dalkeith.

Le Carillon avait publié cette nouvelle dès le lendemain matin, « scoopant » les quotidiens qui étaient alors publiés en après-midi. Nous en étions très fiers, jusqu’au moment où nous apprenons que tous nos lecteurs du comté de Russell et d’Ottawa n’avaient pas reçu leur journal « pour la simple raison que les sacs de livraison ont été oubliés au bureau de poste de Hawkesbury, dans la nuit de mercredi, par un nouveau camionneur postal ». Comme je le signalais dans ma chronique de la semaine suivante, des occasions de « scooper » les quotidiens « se produisent rarement dans la presse hebdomadaire ». Nous la réussissions assez souvent. Quant aux sacs de courrier, les employés du bureau de poste de Hawkesbury les oublieraient encore une fois deux semaines plus tard.

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Ces statistiques provenaient justement du bureau de poste de Hawkesbury qui venait de publier un rapport à cet effet. Comme on peut le lire dans l’édition du 12 avril 1973, « la ville comprend 2,595 maisons, soit 2,215 habitées par des francophones et 380 par des anglophones ». Soit une proportion de 83,8 % de résidences francophones. Pour les locataires d’appartements, c’est un peu différent; ils sont « répartis en 173 logis habités par des francophones et 86 par des anglophones ». Quant aux maisons d’affaires, le bureau de poste en compte 267, soit 193 françaises et 74 anglaises.

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C’était trop de travail, député et propriétaire de boulangerie. Denis Ethier décide donc de vendre son entreprise, Boulangerie Dalkeith, à une autre importante boulangerie de son coin, Georges Lanthier et fils d’Alexandria. La Boulangerie Dalkeith existait depuis 50 ans. La société Georges Lanthier et fils allait devenir un des plus importants joueurs de ce secteur dans la province. Elle existe encore.