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Une association régionale d’entrepreneurs

Le débat sur le travail interprovincial refait encore surface de temps à autre. Comme on peut le lire dans Le Carillon du 23 août 1978, « face à ce qu’ils considèrent une compétition déloyale de la part d’amateurs et de compétiteurs outre-province, les entrepreneurs en construction de Prescott-Russell ont jeté les bases d’une association régionale, mercredi ». Pas moins de 36 entrepreneurs avaient répondu à l’invitation des organisateurs, dont Roger Clément, le président intérimaire du mouvement. Comme le rapportait le journaliste Charles Burroughs, « les entrepreneurs de l’Ontario ne peuvent travailler au Québec, ou très peu, d’indiquer M. Clément, alors que ceux du Québec peuvent œuvrer dans les comtés en toute liberté. De plus, n’importe qui peut se lancer en affaires du jour au lendemain, dans un corps de métier quelconque, ce qui ne fait pas l’affaire des entrepreneurs déjà en place ». Les entrepreneurs s’en prenaient surtout aux « fly-by-night » et les « moonlighters », des firmes itinérantes « qui n’emploient aucune main-d’œuvre locale et qui disparaissent avec leurs profits une fois leur travail terminé ». En 2012, ces « fly-by-night » sont encore très actifs dans les comtés unis et ailleurs.

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J’aimais bien ce grand bonhomme et je parle de lui dans ma chronique du 30 août 1978. « Le successeur de Rémy Beauregard au poste de secrétaire général de l’Association canadienne-française de l’Ontario, organisme présidé par Gisèle Richer, de Rockland, n’est pas encore choisi. On sait que M. Beauregard a démissionné après sept années à son poste. Il quitte l’ACFO le 8 septembre pour occuper le poste de directeur régional adjoint au bureau régional de l’Ontario du Secrétariat d’État fédéral, à Toronto. »

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L’affirmation était sûrement exagérée. « Cinq mille personnes, soit 10 p. cent de la population des comtés de Prescott et Russell, sont alcooliques et la moitié d’entre eux ont besoin d’aide. Ces chiffres surprenants ont été proférés par M Philippe Durocher, conseiller en réhabilitation pour alcooliques auprès des Ateliers de l’Est, projet voué à la réhabilitation des victimes de l’alcool. » Deux articles sur la question sont publiés dans le journal du 30 août 1978. « Selon l’Addiction Research Foundation, 8% de la population de la province consomme trop d’alcool, et la tendance est plus levée chez les francophones et les autochtones, d’après une étude datant de 1971. (…) M. Durocher estime également que 40 p. cent des alcooliques sont des femmes. » Les Ateliers de l’Est s’installeraient dans les anciens locaux de la firme Jarry Electronics, rue Laurier à Hawkesbury. Le projet « s’adresse aux personnes sans travail affligées d’un problème d’alcoolisme, aux femmes aussi bien qu’aux hommes, résidants des comtés de Prescott ou Russell ». Je ne sais pas ce qu’il est advenu de ces Ateliers de l’Est.

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On ne se serait attendu à rien de moins. Dans le journal du 30 août 1978, on peut lire que « les membres de l’organisation des Hawks de Hawkesbury ont contribué un montant total de $53,040 aux fonds de la campagne de souscription pour le nouveau complexe sportif de la ville ». Les Hawks, après tout, en seraient les grands bénéficiaires.

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À l’affiche du Théâtre Régent de Hawkesbury en cette fin d’août 1978, le film « Grease » qui nous ferait découvrir John Travolta et Olivia Newton-John. Un classique du genre, bien sûr.

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Pas d’expansion sans annexion – OK… mais!

Il suffisait d’invoquer un projet d’annexion pour que les politiciens régionaux lèvent les boucliers. Comme on peut le lire à la une du journal Le Carillon du 16 août 1978, « les autorités municipales de la ville de Hawkesbury ont demandé à la Commission municipale de l’Ontario l’autorisation d’annexer une importante parcelle de terrain, dans le canton de Hawkesbury-Ouest, afin de permettre l’implantation à Hawkesbury d’une importante industrie ». Le Conseil en avait décidé ainsi parce qu’il avait été « informé que la majorité des membres du Conseil de Hawkesbury-Ouest sont opposés à une telle annexion ».

« La situation découle du fait qu’une société industrielle voudrait bien s’établir à Hawkesbury, mais qu’il y n’y a pas en ville un terrain de 55 acres, ni de propriété publique ni de propriété privée, inutilisée. Un tel terrain est disponible immédiatement à l’est des limites de la ville, voisin de la compagnie Amoco Fabrics (Patchogue). (…) Le terrain est proche du chemin de fer (la nouvelle industrie parle d’une circulation de 150 wagons par jour) et du réservoir d’eau (la compagnie a besoin de 100 gallons à la minute au moins). (…) La nouvelle industrie, hautement spécialisée, embaucherait de 250 à 300 employés dès sa mise en opérations, avec une possibilité d’accroître les effectifs à 500 employés moins de deux ans plus tard. (…) À Hawkesbury, on s’inquiétait de la réticence de Hawkesbury-Ouest parce que la compagnie en question ferait face à d’importantes pressions du gouvernement provincial pour qu’elle s’implante plutôt à Smiths Falls, où une usine de la RCA doit fermer ses portes bientôt. L’industrie préférerait s’installer à Hawkesbury. » Le débat serait houleux et les échanges virulents, mais la ville de Hawkesbury gagnerait éventuellement son point… le terrain, après tout, était la propriété de la famille Siversky et du Dr Royal Kirby; les deux n’allaient pas laisser passer une telle occasion. » J’y reviendrai.

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« Tous les moniteurs d’Expérience 78 de l’école Jean-Vanier remercient les clubs sociaux, les associations diverses et les particuliers de leur coopération dans le but de divertir 24 jeunes, handicapés physiques et handicapés mentaux. » On peut lire leur lettre dans le journal du 16 août 1978 et parmi les signataires de la lettre, on remarque le seul moniteur masculin, Robert Hartley. Oui, celui-là!

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Il y a toujours eu des « crises » de santé au fil des années. Comme on peut le lire dans le journal du 16 août 1978, « quatre cas de polio paralytique ont été confirmés la semaine dernière, et un cas de polio non paralytique a été vérifié à Norwich dans le comté d’Oxford. De plus, une centaine de personnes ont été mises en quarantaine. » Il n’en fallait pas plus pour que l’Unité sanitaire régionale (le Bureau de santé aujourd’hui) organise des cliniques de vaccin contre la polio dans Glengarry, Prescott et Russell. « Le ministère de la Santé révèle que les personnes de plus de 30 ans courant un faible risque à cause de l’immunisation des années 50. »

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C’était dans le temps où les Canadiens étaient souvent champions. « Les détenteurs de la Coupe Stanley, les puissants Canadiens de Montréal, disputeront une partie de balle-molle contre une équipe d’étoiles de Lachute au parc Richelieu de cet endroit, à 20 heures, mardi prochain. Plusieurs gros noms du Bleu, Blanc, Rouge ont déjà confirmé leur présence à cette joute. Les Guy Lafleur, Jacques Lemaire, Michel « Bunny » Larocque, Gilles Lupien, Pierre Bouchard et Pierre Mondou seront sur les lieux. » Le journaliste Yvon Legault en parle dans l’édition du 16 août 1978.

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Un boom économique à cause du PQ… dans leurs rêves

L’avènement du Parti québécois à la tête de la province voisine laissait entrevoir plein de promesses économiques pour la ville de Hawkesbury et « un nouvel essor semblable à celui de 1967 ». Comme je le rapporte dans Le Carillon du 9 août 1978, « cet essor serait attribuable principalement à la situation politique et sociale qui prévaut présentement au Québec l’inconnu inspire beaucoup plus de craintes que le connu ». La présidente du comité industriel, la conseillère Johanne Lapointe, avait laissé entendre que « les autorités municipales sont inondées de demandes de renseignements en provenance d’entreprises industrielles situées au Québec et qui souhaiteraient partir de là ». Toujours selon elle, « les industriels estiment que les syndicats jouissent d’une trop grande protection de la part du gouvernement du Parti québécois et que le système de taxation et de réglementation est loin d’aider et d’encourager l’industrie privée. (…) La question de l’unilinguisme francophone ne deviendrait qu’une question secondaire. Les très grosses entreprises multinationales, déjà habituées aux langues multiples, ne quitteront pas le Québec pour des motifs de langue, mais ce n’est pas la même chose pour les petites et moyennes industries qui verront là une nouvelle contrainte. » Cette situation ne s’est pas matérialisée, sauf quelques rares exceptions.

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« Une victoire électorale est-elle proportionnelle au montant d’argent dépensé par un candidat? La Commission ontarienne des dépenses et contributions électorales vient de publier un compte rendu des dépenses des trois candidats à la dernière élection provinciale du 9 juin 1977 – quatorze mois plus tard. Ainsi, le candidat élu Albert Bélanger a dépensé $20,869, soit plus que ses deux adversaires réunis. Le libéral Philibert Proulx a dépensé $11,899 et le néo-démocrate Joseph E. Cheff, $1,004. Des chiffres éloquents! » J’écrivais tout ça dans ma chronique du 9 août 1978. Il s’agissait bien sûr du scrutin provincial dans Prescott-Russell.

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Le ministère du Travail de l’Ontario annonce les nouveaux taux de salaire minimum qui entreraient en vigueur le 1er août 1978, en Ontario, dans le journal du 9 août 1978. Ainsi, le taux horaire général passait à 2,85 $ l’heure. Dans le cas des « ouvriers de la construction et gardes sur les chantiers de construction », le taux horaire était de 3,15 $. Quant aux « chauffeurs d’ambulance et aide-ambulanciers », le taux hebdomadaire devenait 136,80 $. Les taux horaires pour les étudiants (2,15 $) et pour « les personnes employées à servir de l’alcool dans un établissement possédant un permis de boisson » (2,50 $) demeuraient les mêmes.

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Il était « parfait bilingue » celui-là. Gilles Lefort, 36 ans et père de deux enfants, de Châteauguay, devient le nouveau directeur des loisirs de Hawkesbury et gérant du nouveau complexe sportif (dont la construction n’est pas encore terminée). Il touchera 28 800 $ par année en plus d’une allocation mensuelle de 100 $ pour l’usage de son automobile. Le conseiller municipal Claude Drouin s’était opposé à son embauche justement à cause de son salaire « qu’il juge trop élevé. Le nouveau directeur des loisirs touchant un salaire supérieur à l’ingénieur et à l’administrateur en chef. » Évidemment, comme Drouin le craignait, ces deux-là recevraient éventuellement des majorations appropriées. On retrouve la nouvelle dans le journal du 16 août 1978.

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Chez Soumis… Pouf! S’envole en fumée!

Personne ne le connaissait sous son nom d’Hôtel Interprovincial. Quand on en parlait, c’était « hôtel Soumis » ou « chez Soumis ». Le 10 juillet 1978, l’établissement est détruit par un violent incendie. Heureusement, personne n’a été blessé, mais c’était la fin d’un hôtel de mauvaise réputation. On peut lire un reportage fortement illustré dans Le Carillon du 12 juillet 1978. « Les premiers témoins ont parlé d’une possibilité d’une cigarette allumée laissée dans la toilette des hommes. » Ce qui n’a pas empêché le bureau des enquêtes criminelles de la Sûreté du Québec, à Montréal, de s’en mêler. Je pense que tout le village et plus encore s’était déplacé pour « admirer » le brasier.

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Une triste nouvelle dans le journal du 5 juillet. « Daniel McKale, notre caricaturiste attitré depuis près de dix ans, nous quitte. À compter de la semaine prochaine, il est à l’emploi permanent et exclusif du quotidien Le Droit d’Ottawa, avec qui il collabore d’ailleurs depuis quelques années. Sa collaboration avec Le Droit était sur une base à temps partiel, mais il a finalement accédé à la demande de la direction de ce quotidien pour se joindre au personnel permanent. Devenant syndiqué, Daniel McKale doit respecter les conditions du contrat qui le lie à son employeur: interdiction de coopérer avec un autre média dans un rayon de soixante milles de la capitale. McKale, originaire de Pointe-au-Chêne, a fait ses premières armes comme caricaturiste au Carillon et il a toujours reconnu que c’est grâce à nous s’il a poursuivi une carrière dans ce domaine. Sa réputation n’est plus à faire aujourd’hui. » Il nous faudra attendre longtemps avant de lui trouver un remplaçant intéressant.

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Je n’avais pas remarqué d’article à cet effet dans les éditions précédentes, mais voilà que je retrouve dans le journal du 12 juillet 1978 une page de publicité qui donne les « numéros gagnants du tirage spécial du 7 juillet. (…) Les billets demeurent valides pour le tirage des 12 millions du 4 août ». L’annonce provient de « Loto Canada La loterie nationale ». Je ne me souviens pas du tout de cette « Loto Canada ».

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Le Conseil d’éducation de Prescott-Russel fait volte-face et décide d’appuyer « le concept d’un conseil scolaire homogène de langue française pour Ottawa-Carleton. Cinq des six conseillers anglophones se sont abstenus de voter sur la question, alors que dix votes en faveur ont été enregistrés ». Les observateurs avaient anticipé une querelle en règle entre les conseillers scolaires et les membres du Comité consultatif de langue française compte tenu des déclarations fracassantes dans les médias. Ces observateurs (essentiellement des journalistes) « ont été surpris par le ton calme et pondéré qui a prévalu ».

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Giovanni Battista Enrico Antonio Maria Montini était né le 26 septembre 1897 et avait été ordonné prêtre à l’âge de 22 ans. Le 21 juin 1963, il avait été sélectionné par des confrères cardinaux pour remplacer Jean XXIII. Paul VI, le nom qu’il avait pris, était le 261e successeur de saint Pierre. Il avait 80 ans quand il est décédé en après-midi du dimanche 6 août 1978, après un règne de 15 ans. Comme le journal du 9 août le rapporte, des funérailles solennelles commémoratives avaient été célébrées en la cathédrale d’Ottawa.

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Justin et Sacha y étaient avec leur père

« C’est à Vankleek Hill dimanche, à l’occasion de la célébration de la St-Jean-Baptiste et du centenaire de la paroisse St-Grégoire, que le Premier ministre Pierre Elliott Trudeau fêtait son sixième anniversaire à la tête du gouvernement du Canada. » C’est le premier paragraphe d’un des nombreux articles dans Le Carillon du 28 juin 1978 et qui fait référence au premier et seul Festival de Prescott-Russell, dans lequel s’inscrivaient les deux événements mentionnés ci-dessus. Plus de 30 000 personnes s’étaient massées dans les petites rues de Vankleek Hill. Trudeau, avec ses fils Justin et Sacha, y était arrivé en hélicoptère. La semaine précédente, il y avait eu une multitude d’activités locales dans presque toutes les communautés des comtés unis. Josée Boileau, de Bourget, avait été couronnée Mlle Prescott-Russell devant 375 personnes au motel Holiday de Hawkesbury le mercredi soir. Mais à Vankleek Hill, c’était le clou de toutes les célébrations. Ceux qui y étaient pour le grand défilé aux nombreux chars allégoriques, ils n’ont sans doute jamais oublié le dernier « char »… une décapotable avec à son bord un illustre méconnu… un conseiller municipal de Cumberland qui aspirait à remplacer Denis Ethier comme député aux Communes… Don Boudria. Il avait eu la visibilité.

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Paul Desrochers est « un homme d’affaires polyvalent et ancien conseiller économique de l’ex-premier ministre Robert Bourassa » qui s’est établi à Hawkesbury en 1977. Il prononce une conférence intitulée « Réflexions sur les profits » devant une quarantaine de membres de la Chambre de commerce de Hawkesbury. Un long texte y fait référence dans le journal du 28 juin 1978. « Il nous appartient de trouver des réponses satisfaisantes aux accusations lancées quotidiennement contre l’entreprise, accusations qui pleuvent souvent à droite et à gauche et qui souvent demeurent sans réponse. » Desrochers ne se doutait pas qu’il y aurait un jour des mouvements « Occupy Wall Street » ou autres protestations étudiantes pour s’en prendre aux entreprises capitalistes. En parlant de profits parfois élevés, Desrochers ajoutait : « C’est drôle comme on entend beaucoup parler des hauts, mais presque jamais des bas. Ce serait également de la plus élémentaire justice que de signaler les courbes descendantes. » En contrepartie aux suggestions que les coopératives sont plus justes, il précise « que les surplus des coopératives et qui appartiennent aux membres de la société, sont une forme déguisée de profits. La seule différence entre l’entreprise coopérative et l’entreprise capitaliste est le vocabulaire utilisé. Dans une coopérative, le résidu d’opération s’appelle surplus et non profit et la rémunération accordée au détenteur du capital s’appelle ristourne et non dividende. » Desrochers avait exhorté les hommes d’affaires à faire en sorte que leur entreprise soit rentable. « Car seule l’entreprise rentable, celle qui fait des profits, garantit à la collectivité qu’elle sera encore meilleure demain et plus profitable pour la société. » J’en conclus que les gens d’affaires avaient profité de ses conseils!

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« Deux bâtisses de ferme écroulées ou endommagées, des arbres déracinés, cinq tours d’électricité fauchées et une endommagée, un toit de maison écroulé, de l’équipement endommagé, des pannes d’électricité, des silos rasés, et un estimé total de près de $1 million de dommages, tel est le bilan de la tornade qui a fait rage dans les régions de Rockland, Clarence et Calédonia. » Monique Castonguay signe un reportage à cet effet dans le journal du 5 juillet 1978.

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L’assimilation des jeunes délinquants francophones à Alfred

À l’époque, les délinquants se retrouvaient dans des « écoles de réforme » même si ce nom n’était plus utilisé. Mais c’était du pareil au même. Voilà donc que l’Association canadienne-française de l’Ontario, par la voix de son animateur Jean Malavoy, « veut que l’on fasse le jour sur les services offerts aux francophones de l’Ontario au niveau de la délinquance juvénile, particulièrement en se basant sur la situation de l’école Champlain d’Alfred, fondée le 6 août 1933 ». Il en est longuement question à la une de l’édition du 21 juin 1978 du journal Le Carillon. L’ACFO, tant régionale que provinciale, avait préparé un document intitulé « Recherche sur la dimension linguistique et la dimension économique de l’école Champlain d’Alfred » et destiné à l’ombudsman de l’Ontario, Arthur Maloney, et au sous-ministre des Services sociaux et communautaires de l’Ontario, G.R. Thompson.

« La recherche démontre trois dates clés qui ont marqué l’histoire de l’école Champlain. De 1933 à 1965, l’école est gérée par les Frères des écoles chrétiennes. En 1965, la Direction des services correctionnels prend la responsabilité de l’école, mais cette dernière demeure propriété des FEC et garde le statut d’école privée. Le 14 janvier 1974, l’école devient la propriété du gouvernement ontarien et relève du ministre des Service correctionnels. C’est là qu’elle devient l’école Champlain. Le 1er juillet 1977, l’école Champlain devient dépendante du ministère des Services sociaux et communautaires de l’Ontario. » Et elle le restera jusqu’à sa fermeture.

« Lorsqu’on se penche sur la situation linguistique de l’école Champlain, lit-on dans le document, un premier paradoxe vous frappe d’emblée : 95 % du personnel est francophone et 75 % des jeunes délinquants sont anglophones. La population délinquante de l’école a été majoritairement anglophone dès 1940. (…) À l’école Champlain, les jeunes étant en majorité anglophones, le personnel travaille en anglais; les ordres sont donnés en anglais. Par contre, lors d’un contact individuel avec un jeune délinquant francophone, un employé ‘pourra s’exprimer en français’. (…) L’ACFO se demande ‘comment se fait-il que de jeunes délinquants francophones, traités par un personnel presque exclusivement francophone et entourés par un village strictement francophone, soient en voie d’assimilation’. L’ACFO estime que l’influence quotidienne de la majorité des étudiants, unilingues anglophones, est sans doute une raison majeure. ‘Le fait que l’institution, par son statut même, soit une unité de vie fermée à presque toute influence extérieure, dont la population francophone avoisinante, est un élément déterminant’ affirme le document. » La position de l’ACFO n’avait pas soulevé de débat.

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Gérald Leroux est un jeune hockeyeur de St-Bernardin qui évolue avec les Spitfires de Windsor dans la Ligue junior majeure de l’Ontario, la même ligue des 67’s d’Ottawa l’équipe pour laquelle joue Yvan « Puce » Joly de Hawkesbury (j’en ai parlé précédemment). Comme le rapporte le journaliste sportif Yvon Legault dans le journal du 21 juin 1978, Leroux ne sait plus où donner de la tête. Il a été ignoré par toutes les équipes lors du récent repêchage de la Ligue nationale de hockey où 234 jeunes joueurs comme lui avaient pourtant été sélectionnés. « Ma taille m’a certainement nui énormément. Les équipes de la Ligue nationale ont regardé mes cinq pieds et six pouces et elles ont complètement ignoré les 124 points que j’ai récoltés la saison dernière. Je n’aurais probablement par été sélectionné même si j’avais récolté 25 points de plus, a insisté celui qui a terminé au sixième rang des meilleurs marqueurs de la Ligue junior majeure de l’Ontario. » Leroux avait également négligé de retenir les services d’un agent, comme il l’avait reconnu.

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Un artisan de la première heure quitte après 28 ans

Bernard Danis était au service du journal Le Carillon depuis 28 ans. Il y était arrivé en 1950, à peine trois ans après la fondation du journal par André Paquette. Un fidèle artisan de la première heure donc. À ses 25 ans de service, il avait eu droit à une pleine page de publicité hommage dans le journal. Après en avoir été le directeur général, il était devenu adjoint au président-éditeur. Il cherchait ailleurs depuis quelque temps. Dans ma chronique du 31 mai 1978, j’écris que Bernard quitte le journal pour « occuper le poste de directeur de la publicité à l’hebdomadaire spécialisé ‘La Terre de Chez-nous’, le plus gros hebdo agricole en Amérique du Nord. Ce journal existe depuis maintenant 50 ans et Bernard en sera le troisième directeur de publicité. » Il y a restera pendant quelques années, avant de décéder. Je rencontre de temps en temps sa femme Murielle. Bernard était le frère de Jean-Robert, un autre ancien du Carillon et du journal Le Droit et fondateur du journal L’Express de Hawkesbury, acquis plus tard par les Éditions André-Paquette. Bernard était le beau-frère de Marcel Desjardins, un ancien du Carillon qui était alors au quotidien montréalais La Presse.

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J’en avais parlé dans un billet précédent. Le directeur des loisirs William Jermyn avait remis sa démission et fait ses adieux au début de juin. En relisant son entrevue reproduite dans Le Carillon du 7 juin 1978, il est clair qu’il n’avait rien compris. « Son incapacité à parler le français n’a pas été un problème majeur durant son stage de près de deux ans au poste de directeur du Services des loisirs de Hawkesbury. Selon lui, ce léger inconvénient a été un problème majeur pour ceux qui l’ont voulu. » Même après avoir constaté que son travail devenait impossible, il ne reconnaissant toujours pas l’absurdité d’avoir un directeur de loisirs unilingue dans une communauté à très fort dominance francophone.

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Le Conseil d’éducation de Prescott-Russell n’était jamais le premier à appuyer les questions des droits des francophones ou de tout ce qui s’éloignait de leur sacro-saint principe du bilinguisme à tout prix. Ainsi, comme on peut le lire dans l’édition du 21 juin 1978, le CEPR « composé en majorité de francophones a rejeté mercredi soir le principe d’un conseil scolaire homogène de langue française pour la région d’Ottawa-Carleton ». Ce projet de conseil était le plus récent cheval de bataille de Franco-Ontariens dans la région de la capitale et qui avait forcément des répercussions dans les comtés voisins de Prescott et Russell. Paul Vivarais, qui était président du Comité consultatif de langue française de Prescott-Russell, et en réaction à la décision du premier ministre Bill Davis de retirer un projet de loi sur les services en français dans la province, avait « traité les membres du CEPR de ‘mitaines’ et cette déclaration, reproduite dans les journaux, a certainement influencé le vote », était en colère après la décision des conseillers scolaires. « Ils veulent la guerre, eh bien! ils vont l’avoir, a-t-il déclaré en coulisse à l’issue de la réunion. Selon lui, des conseillers francophones, en plus d’être indifférents à la question de l’enseignement en langue française, sont intimidés par la présence de leurs six collègues anglophones à la table du conseil. » Je pense qu’il avait raison.

Pourtant, lors de cette même réunion, les membres du CEPR avaient été unanimes dans leur condamnation de Bill Davis et de sa décision de ne pas donner suite au projet de loi privé du député Albert Roy, qui avait reçu l’appui unanime des députés ontariens en deuxième lecture. Il n’en fallait pas plus pour déclencher un long débat aux quatre coins de la province.

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Denis Ethier n’apprécie pas la FFHQ… moi non plus

En cette fin des années 70, la Fédération des francophones hors Québec (la FFHQ) était un organisme assez récent. L’organisme regroupait essentiellement des associations locales ou provinciales de francophones. Le député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, Denis Ethier, ne tenait pas cet organisme dans son cœur. Le député Ethier « veut que l’Association canadienne-française de l’Ontario se dissocie de la Fédération des francophones hors Québec » peut-on lire dans l’édition du 10 mai 1978 du journal Le Carillon. Ethier avait mentionné « qu’il ne se considérerait plus membre de l’Association canadienne-française de l’Ontario si l’ACFO demeurait membre de la FFHQ et continuait à endosser les idées de cet organisme ».

« Le député Ethier réagissait ainsi au refus des délégués au forum national des francophones hors Québec, tenu samedi et dimanche à Ottawa, d’adopter comme principe politique fondamental l’hymne national ‘O Canada’. M. Ethier reproche à la FFHQ d’être une organisation axée sur la destruction plutôt que la construction et soutient que ses dirigeants sont des agitateurs qui n’ont qu’une idée derrière la tête. Le député de Glengarry-Prescott-Russell a signalé avoir invité le secrétaire général de la FFHQ, M. Hubert Gauthier, à venir le rencontrer aux Communes pour discuter de la question, mais que celui-ci n’a même pas daigné accuser réception de son invitation. M. Ethier n’ pas aimé, également, qu’on lui ait refusé, comme Franco-Ontarien, de participer au forum national des francophones, sous prétexte que les politiciens n’étaient pas les bienvenus. »

J’avais participé à ce forum national de la FFHQ sur le campus de l’Université d’Ottawa et j’avais rapporté le plus fidèlement possible ce qui s’y était passé, les résolutions qui avaient été formulées et l’essentiel des discussions. En éditorial de la même édition, j’affirme pourtant que « je suis revenu tout à fait dégoûté et écœuré du forum national organisé par la FFHQ sur le campus de l’Université d’Ottawa, une université qui constitue à mon avis le symbole de ce que les francophones de l’Ontario ont acquis au cours de leur histoire ». Moi non plus je n’avais pas aimé le débat sur l’hymne national. Le Dr Laurent Isabelle, le président du Collège Algonquin, ne jugeait pas que l’hymne national fût approprié « alors que la Fédération exclut le Québec, qui fait partie du Canada ». Pourtant, de mon point de vue, je croyais que l’objectif de la FFHQ était justement de valoriser la francophonie à l’échelle du pays, sans utiliser la « carte de la francophonie québécoise ». J’avais eu l’impression que la FFHQ privilégiait parfois la philosophie que si nous voulions survivre, il fallait « vivre dans un Québec clos où il n’y a qu’une seule langue parlée ». J’étais reparti du forum avec l’impression que la FFHQ n’était finalement qu’une autre organisation au crochet des subventions gouvernementales. Évidemment, les représentants et partisans de la FFHQ n’avaient pas apprécié mes observations.

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« Les parents des élèves de l’école St-Joseph de Russell rejettent l’idée de la construction d’une nouvelle école à Embrun. » C’est ce qu’on peut lire dans le journal du 10 mai 1978. L’article faisait état d’une rencontre publique entre des parents et des représentants du Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell. « Les parents dans la salle ont exprimé leur préférence pour la construction d’une école à Russell, et ne pas envoyer leurs enfants à Embrun. De plus, ils ont même insisté pour conserver les élèves des deux langues officielles sous le toit de la même école, afin de ‘conserver le cachet spécial de Russell’: des enfants bilingues. » Ils ont gagné leur point et une nouvelle école St-Joseph a été construite. Encore aujourd’hui, l’école est connue pour le grand nombre d’élèves de parents anglophones qui la fréquentent. Ma femme y a enseigné de 1989 à 1998.

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« Nous vous avons engagés comme vous êtes »

Richard Hudon, un animateur communautaire au service du Collège Algonquin à Hawkesbury, intervenait régulièrement dans les pages du journal et je retiens une lettre de lui que nous avions publiée dans Le Carillon du 3 mai 1978. Cette lettre était liée à la fête des travailleurs du 1er mai et il y reprenait un « mémo tiré du journal TUA Action d’avril 1978 », les TUA étant bien sûr les Travailleurs unis de l’automobile. Ce mémo n’a jamais été réel, mais inventé manifestement pour attirer l’attention sur les abus que pouvaient subir les travailleurs chez certains employeurs. Sa lettre m’avait fait rire à l’époque et a le même effet aujourd’hui. Je vous reproduis le mémo en question… pour vous faire rire tout autant :

OBJET : Absences trop fréquentes

EN VIGUEUR : Immédiatement

Dû à un nombre excessif d’absences, les règles suivantes devront être prises en considération à compter d’aujourd’hui.

MALADIE : Aucune excuse ne sera valable. Nous n’acceptons plus une attestation de votre médecin comme preuve de maladie. Nous croyons que si vous êtes assez bien pour aller visiter votre médecin, vous êtes assez bien pour venir travailler.

MARIAGE : Étant donné que notre société accepte facilement les échanges d’époux ou d’épouses, vous pouvez vous faire remplacer par un amant ou une amante, donc inutile de vous absenter de votre travail pour vous marier. La fin de semaine qui suit la date de votre mariage est toute indiquée pour rejoindre votre nouvel(le) époux(se). (Absence non motivée.)

MORTALITÉ : (Autre que la vôtre.) La mortalité n’est pas une excuse valable car il n’y a rien que vous puissiez faire pour les disparus et ils ne peuvent rien faire pour vous. Quelqu’un de votre famille, occupant une position inférieure à la vôtre, pourra s’occuper des arrangements nécessaires. Par contre, si les funérailles peuvent avoir lieu en fin d’après-midi, nous serons heureux de vous laisser libre une heure plus tôt, sachant que votre travail est complété et que l’on peut se passer de vos services jusqu’au lendemain matin.

OPÉRATION : Les absences pour opération chirurgicale sont maintenant interdites. Nous tenons à vous décourager si vous avez une idée quelconque de vous faire opérer, car nous croyons qu’aussi longtemps que vous serez en fonction ici, vous avez besoin de tout ce que vous avez et que vous ne devez pas avoir quoi que ce soit en moins. Nous vous avons engagés comme vous êtes et le fait de vous faire enlever un morceau pourrait laisser croire que votre valeur est diminuée.

MORT : (La vôtre.) Celle-ci sera acceptée comme excuse à la condition que vous laissiez un avis de deux (2) semaines. C’est votre devoir d’entraîner un subalterne à faire votre travail.

TOILETTES : De plus, un temps précieux est perdu à la salle de toilettes. À l’avenir, vous procéderez comme suit : Ceux dont le nom commence par la lettre « A » iront de 8 h 30 à 8 h 35; pour la lettre « B », de 8 h 35 à 8 h 40 et ainsi de suite. S’il vous est impossible d’y aller à l’heure convenue, vous devrez attendre au lendemain.

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L’école Christ-Roi… un souvenir pour quelques générations

C’était ma première école. J’y avais fait mon « jardin d’enfants », comme on disait à l’époque et ma dernière avant mon départ pour le petit séminaire. « Le Conseil des écoles catholiques de Prescott et Russell a décidé de fermer les portes de l’école Christ-Roi à compter de septembre 1978. Cette décision a été prise en raison de la baisse des inscriptions dans les écoles de Hawkesbury et du mauvais état de l’école, Les parents des élèves de l’école n’ont pas été consultés, selon le directeur général M. Jean Léveillé. » Le terrain de l’école avait été aménagé en 1973 pour les compétitions de piste et pelouse et pourrait sans doute encore servir aux étudiants. « Les neuf classes seront relocalisées dans les écoles Paul VI et St-Jean-Bosco, et les élèves seront répartis selon la distance de l’école. » L’école Christ-Roi avait été construite en 1939 et bénite par l’archevêque d’Ottawa, Mgr Alexandre Vachon, en 1946. « À cette époque, l’école offrait les huit niveaux de cours bilingues de l’Ontario, trois classes du collège St-Joseph et quatorze de l’école Christ-Roi. L’école a été dirigée durant plusieurs années par les Frères des écoles chrétiennes. » C’était le cas quand je la fréquentais : jardin, 4e, 5e, 6e et 8e années. Ma première et ma troisième année avaient été à l’école St-Joseph (le collège) et ma deuxième, à l’école L’Assomption. Je n’avais pas fait de septième. « M. Léveillé a souligné que la fermeture de l’école n’occasionnerait aucun congédiement d’enseignants. » La nouvelle était publiée dans Le Carillon du 26 avril 1978.

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Pierre Dazé, 27 ans, de Limoges, devait accéder à la prêtrise un mois plus tard dans l’église de son village natal. Mais son sort commandait une circonstance spéciale. Pierre Dazé avait été reçu diacre le 21 mai 1977 et faisait son stage de pastorale à la paroisse Ste-Geneviève d’Ottawa. Mgr Joseph-Aurèle Plourde l’ordonnera prêtre, comme il l’avait souhaité, non pas à Limoges mais dans son lit d’hôpital. Il était atteint de la leucémie depuis quelques années et il était maintenant en phase terminale. « En dépit de ce mal qui le ronge, il aura quand même concrétisé le rêve le plus cher de sa vie, accéder à la prêtrise. » Mgr Plourde avait tenu à l’ordonner « pour lui donner toutes les chances possibles », parce qu’il dit « ignorer si les prêtres exercent dans l’Au-delà un ministère spécial auprès des vivants. » L’histoire est racontée dans le journal du 28 avril 1978. L’ordination avait eu lieu le 23 avril.

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C’était plutôt rare qu’un film soit projeté pendant plus de trois semaines au Cinéma Laurentien. En ces mois d’avril-mai 1978, « The Spy Who Loved Me », un James Bond avec Roger Moore dans ce cas-là, attire les foules dans sa version française.

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Il n’y en avait pas moins de 119 et tout le monde attendait qu’on les mette en vente. Il s’agissait de l’encan public organisé pour se débarrasser de l’équipement de l’ancien Foyer Prescott-Russell, vendu récemment au Conseil des écoles catholiques. « Ces fameux lits, au nombre de 119, et un nombre correspondant de matelas et de taies d’oreillers, semblent avoir été le principal point d’attraction de cette vente aux enchères. » La vente a été un succès avec « plus de 1,200 objets allant des fameux lits aux statues de plâtre et aux bassines pour invalides ». C’était une journée occupée. « Les fameux lits, objets de tant de convoitises, ont finalement été offerts au public vers 18 h 30, et les prix ont varié de $7.50 à $15 l’unité. Ça valait probablement la peine d’attendre. » Le journaliste Charles Burroughs raconte tout ça dans le journal du 26 avril 1978.

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« L’hôpital fondé en 1953 par la Congrégation des Filles de la Sagesse de l’Ontario et, depuis 1970, propriété du ministère de la Santé de l’Ontario, se veut surtout au service de la population francophone d’Ottawa. Le journal parlait donc du 25e anniversaire de l’hôpital Montfort. Ça vient de me frapper que lorsque j’étais au petit séminaire et que j’avais dû me rendre à l’hôpital, l’institution n’avait même pas dix ans encore.