Chez Soumis… Pouf! S’envole en fumée!

Personne ne le connaissait sous son nom d’Hôtel Interprovincial. Quand on en parlait, c’était « hôtel Soumis » ou « chez Soumis ». Le 10 juillet 1978, l’établissement est détruit par un violent incendie. Heureusement, personne n’a été blessé, mais c’était la fin d’un hôtel de mauvaise réputation. On peut lire un reportage fortement illustré dans Le Carillon du 12 juillet 1978. « Les premiers témoins ont parlé d’une possibilité d’une cigarette allumée laissée dans la toilette des hommes. » Ce qui n’a pas empêché le bureau des enquêtes criminelles de la Sûreté du Québec, à Montréal, de s’en mêler. Je pense que tout le village et plus encore s’était déplacé pour « admirer » le brasier.

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Une triste nouvelle dans le journal du 5 juillet. « Daniel McKale, notre caricaturiste attitré depuis près de dix ans, nous quitte. À compter de la semaine prochaine, il est à l’emploi permanent et exclusif du quotidien Le Droit d’Ottawa, avec qui il collabore d’ailleurs depuis quelques années. Sa collaboration avec Le Droit était sur une base à temps partiel, mais il a finalement accédé à la demande de la direction de ce quotidien pour se joindre au personnel permanent. Devenant syndiqué, Daniel McKale doit respecter les conditions du contrat qui le lie à son employeur: interdiction de coopérer avec un autre média dans un rayon de soixante milles de la capitale. McKale, originaire de Pointe-au-Chêne, a fait ses premières armes comme caricaturiste au Carillon et il a toujours reconnu que c’est grâce à nous s’il a poursuivi une carrière dans ce domaine. Sa réputation n’est plus à faire aujourd’hui. » Il nous faudra attendre longtemps avant de lui trouver un remplaçant intéressant.

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Je n’avais pas remarqué d’article à cet effet dans les éditions précédentes, mais voilà que je retrouve dans le journal du 12 juillet 1978 une page de publicité qui donne les « numéros gagnants du tirage spécial du 7 juillet. (…) Les billets demeurent valides pour le tirage des 12 millions du 4 août ». L’annonce provient de « Loto Canada La loterie nationale ». Je ne me souviens pas du tout de cette « Loto Canada ».

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Le Conseil d’éducation de Prescott-Russel fait volte-face et décide d’appuyer « le concept d’un conseil scolaire homogène de langue française pour Ottawa-Carleton. Cinq des six conseillers anglophones se sont abstenus de voter sur la question, alors que dix votes en faveur ont été enregistrés ». Les observateurs avaient anticipé une querelle en règle entre les conseillers scolaires et les membres du Comité consultatif de langue française compte tenu des déclarations fracassantes dans les médias. Ces observateurs (essentiellement des journalistes) « ont été surpris par le ton calme et pondéré qui a prévalu ».

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Giovanni Battista Enrico Antonio Maria Montini était né le 26 septembre 1897 et avait été ordonné prêtre à l’âge de 22 ans. Le 21 juin 1963, il avait été sélectionné par des confrères cardinaux pour remplacer Jean XXIII. Paul VI, le nom qu’il avait pris, était le 261e successeur de saint Pierre. Il avait 80 ans quand il est décédé en après-midi du dimanche 6 août 1978, après un règne de 15 ans. Comme le journal du 9 août le rapporte, des funérailles solennelles commémoratives avaient été célébrées en la cathédrale d’Ottawa.

Une réflexion sur “Chez Soumis… Pouf! S’envole en fumée!

  1. Un ami m’a fait parvenir l’explication suivante à propos de Loto Canada, dont j’avais oublié l’existence.

    Dans ton blogue d’aujourd’hui, tu dis ne pas te souvenir de Loto Canada. Il faut dire que sa vie n’a pas été très, très longue. La Loterie au Canada avait commencé avec la « taxe volontaire » du maire Drapeau (les gens envoyaient 10 $ pour obtenir une chance de gagner un million de dollars – alors que un million valait encore beaucoup d’argent!). Cette « taxe volontaire » constituait une sorte de loterie; ce qui était en soi illégal puisque le Code criminel interdisait les jeux de hasard. C’est à l’époque où les gens achetaient des billets de sweepstakes, lesquels sweepstakes se déroulaient en Irlande ou ailleurs dans le monde.

    Les jeux de hasard ont été autorisés par le gouvernement du Canada (et le Code criminel amendé en conséquence) vers 1974 pour aider le maire Drapeau à financer les Jeux olympiques de 1976. Il s’agissait de la Loterie olympique (l’un des trois volets du programme de financement; les deux autres étant la monnaie olympique et les timbres olympiques). Alors que les « experts » croyaient que l’argent proviendrait surtout de la Monnaie (vendue partout dans le monde), c’est la Loterie qui a été « la vache à lait » générant à elle seule environ 500 millions de dollars nets en moins de trois ans.

    Après les Jeux olympiques, la Loterie du même nom se devait de disparaître, mais le gouvernement canadien ne pouvait laisser une telle occasion de faire quelques dollars rapidement; d’où la naissance de Loto Canada, qui était le prolongement de la Loterie olympique. Mais les provinces étaient « jalouses à mort » et ont invoqué auprès des autorités fédérales que les jeux de hasard faisaient partie de la juridiction des provinces. Le gouvernement canadien leur a donné raison et c’est ainsi que sont nées, à partir de la fin de 1978 ou du début de 1979, les différentes loteries provinciales comme Loto-Québec, Loto-Ontario, BC Lottery, et ainsi de suite.

    Voilà pourquoi des personnes comme toi (et tu es loin d’être le seul) ne se souviennent pas ou peu de Loto Canada, dont la durée de vie n’aura pas été très longue. Voilà donc en résumé l’histoire de cette loterie dont tu avais oublié l’existence.

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