Une vedette de calibre international

Je relisais ma chronique dans Le Carillon du 16 juillet 1986 et je riais. En relisant à propos des débuts d’André-Philippe Gagnon, je ne pouvais faire autrement que tirer un parallèle avec « notre » propre vedette montante… Véronic DiCaire. Voici ce que j’écrivais à propos du spectacle de Gagnon du 9 juillet à Hawkesbury :

« Tout un phénomène que cet André-Philippe Gagnon: incontestablement un imitateur fantaisiste de calibre international dont on n’a pas fini d’entendre parler. Le professionnalisme de son spectacle devant près de 2 000 personnes, mercredi soir dernier, a créé plusieurs centaines d’inconditionnels admirateurs. Entouré d’une solide équipe musicale et technique, Gagnon a tout simplement ébloui son auditoire, par sa centaine et plus de voix et mimiques. L’imitation de David Bowie et Mick Jagger lui procurerait une ovation debout à Las Vegas. D’ailleurs, le public de Hawkesbury ne s’est pas retenu, mercredi soir, pour se lever et applaudir à tout craquer aussitôt le spectacle terminé. Il faut aussi préciser que deux heures et quart de spectacle, par des conditions parfois suffocantes, est une autre démonstration de professionnalisme qui ne fait que contribuer à la popularité de ce sympathique bonhomme de Québec. Disons que, personnellement, c’est le genre de spectacle que je n’hésiterais pas à retourner voir. »

Gagnon n’avait pas encore donné de spectacles à Las Vegas à ce moment-là, mais il y deviendrait assurément une vedette. Aujourd’hui, c’est Véronic qui est là!

* * *

J’imagine que c’était le dernier article que nous écrivions sur la question dans l’édition du 30 juillet 1986 parce que c’était l’aboutissement d’un long parcours pour les Franco-Ontariens qui remontait au temps des contraventions unilingues contestées par quelques convaincus qui avaient même été en prison.

« Depuis le 1er juillet, le droit à l’usage du français dans les tribunaux civils de l’Ontario existe à travers la province.

Ainsi, les Franco-Ontariens ont le droit d’être entendu par des juges qui parlent l’anglais et le français en matière criminelle ainsi que civile à travers la province. Ce droit s’ajoute à ce qui se limitait jusqu’à maintenant aux instances criminelles et les instances civiles devant les tribunaux des régions désignées, comme Prescott et Russell.

L’accès complet à travers la province sera réalisé le 31 décembre 1986 lorsque tous les tribunaux des infractions provinciales seront ajoutés. Ces modifications annoncées en novembre dernier, sont réalisées en vertu de la Loi de 1984 sur les tribunaux judiciaires qui déclare l’anglais et le français les langues officielles des tribunaux de l’Ontario. »

* * *

Je note dans le journal du 30 juillet 1986 un court article citant le député fédéral libéral Don Boudria et qui reprochait certaines déclarations à la ministre d’Approvisionnement et Services, la conservatrice Monique Vézina, qui « se prononçait pour le ‘bon patronage’ et mentionnait aussi qu’elle accorderait des contrats aux amis conservateurs ». Au moins, il n’y aurait pas de soupçons de collusion secrète avec elle.

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