Pas de publicité pour « La Guerre des tuques » dans les écoles

Le film « La Guerre des tuques », je crois que tous mes lecteurs en ont entendu parler. « Chef-d’œuvre ou pas, le Conseil des écoles catholiques n’autorisera pas de publicité dans ses écoles pour le film québécois à succès » peut-on lire dans l’édition du 28 novembre 1984 du journal Le Carillon. Yvon Miner, le propriétaire du Cinéma Laurentien de Grenville, « voulait faire circuler dans les écoles de la publicité pour ce film parce que, à son avis, il s’agit d’une œuvre hautement culturelle qui profiterait intellectuellement aux enfants ». Ce long métrage « tourné au Québec avec des enfants de 11 à 14 ans raconte les péripéties d’une querelle anodine mettant aux prises deux groupes d’enfants dans un petit village ». La critique avait été unanime dans sa louange. Miner voulait intéresser sa clientèle dans autre chose que « de grandes productions américaines ».

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« AGRI-COM, un mensuel de langue française spécialisé dans l’agriculture et publié à Alexandria, vient de passer aux mains de l’Union des cultivateurs franco-ontariens » peut-on lire dans le journal du 5 décembre 1984. Le journal avait été lancé l’année précédente et « en quelques mois seulement, ce périodique a su gagner les cœurs d’une importante partie de la population agricole de l’Est de l’Ontario ». Ce journal est toujours publié et est membre de l’Association de la presse francophone.

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Dans mon éditorial du 12 décembre 1984, je ne prends pas position sur les élections provinciales du lendemain, bien que j’écarte la candidature du néodémocrate Rhéo Lalonde qui se disait toujours « d’accord avec Jean Poirier ». Je trouvais que Jean Poirier ou Gaston Patenaude nous feraient un bon député et que le choix des électeurs se résumait à « un député dans l’opposition ou un député au pouvoir? À votre goût! » Je tenais pour acquis que les conservateurs seraient réélus à Queen’s Park. J’y reviens.

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« La section régionale de Prescott-Russell de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario réclame un référendum autour de la modification du système scolaire, rendu nécessaire pour la récente décision du premier ministre Davis d’assurer le financement des écoles séparées catholiques jusqu’à la 13e année. » Il en est question dans le journal du 12 décembre 1984. C’est cette décision qui mènera progressivement au système scolaire que nous connaissons aujourd’hui, en plus du regroupement qui viendra plus tard.

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En décembre 1984, il est question d’une étude en vue de la construction d’un pont entre Cumberland et Masson. Le député Don Boudria demande au gouvernement Mulroney des précisions, mais il semble que ce ne soit que de fausses rumeurs puisque personne ne semblait vouloir confirmer ou infirmer la rumeur. Et comme on peut lire dans le journal du 12 décembre 1984, « M. Boudria conclut donc que le gouvernement de la droite agit de façon maladroite, et il est évident qu’une main droite ne sait pas ce que l’autre main droite est en train de faire. » Du pur Boudria encore une fois.

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