« Une langue n’est vivante que par sa présence… »

J’avais parlé de la frousse provoquée par la popularité du Parti québécois de René Lévesque aux dernières élections québécoises. Robert Bourassa avait obtenu un mandat fort mais il avait forcément senti la soupe chaude. En ce printemps de 1974, il est question de faire du français la langue officielle du Québec. Marcel Desjardins, sous son pseudonyme de Paul Huneault, en parle dans son éditorial du 11 avril 1974 du journal Le Carillon. Il y reproche à Bourassa de trop tarder à prendre les mesures qui s’imposent, à ses nombreuses hésitations. « Une langue n’est vivante que par sa présence dans la vie quotidienne des individus. On aura beau donner tous les statuts à la langue française, seule langue officielle, langue de la majorité, langue nationale, etc. Mais si cette langue n’est toujours pas parlée de façon systématique dans tous les secteurs de l’activité québécoise, comme le travail entre autres, on aura légiféré à l’aide de phrases et de mots et de bonnes intentions qui ne changent rien à la réalité. »

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C’était son nom : sœur Marie-de-Ste-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, sœur Marie pour les intimes, et elle avait été une des fondatrices de l’hôpital St-Cœur-de-Marie et responsable du foyer d’accueil Maria pour les mères célibataires. Elle avait passé le tiers de sa vie à Hawkesbury, jusqu’à sa retraite en 1968. Comme on peut le lire dans l’édition du 18 avril 1974, « sœur Marie-de-Ste-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus est morte à l’âge de 86 ans après 64 années de vie religieuse avec les Servantes du Cœur Immaculé de Marie du Bon-Pasteur de Québec ».

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Le concept de l’éducation permanente était relativement récent et le Conseil d’éducation de Prescott-Russell comptait utiliser davantage ses écoles secondaires à cette fin. « Il existe, dans les comtés de Prescott et Russell, un mouvement de plus en plus accentué vers l’éducation des adultes, a expliqué le directeur d’éducation du CEPR, M. Edgar Mageau, et il y a encore beaucoup à faire dans cette veine à l’intérieur des comtés. » Le CEPR offrait des programmes restreints en collaboration avec le Collège Algonquin, le Centre de main-d’œuvre du Canada et la division de l’extension de l’Université d’Ottawa, mais il voulait les développer davantage compte tenu de « la tendance provinciale de l’utilisation des locaux scolaires à l’année longue ». Un article à cet effet dans l’édition du 18 avril 1974.

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Contexte du temps

La Cie Câble Vision de Hawkesbury offrait à ses abonnés les canaux 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 12, en plus de signaux FM. Loin des centaines de postes offerts aujourd’hui par câble ou par satellite ou par Internet. – Une bicyclette pour hommes, 10 vitesses, cadrage 21 et 23 pouces, freins avant et arrière, vitesses manuelles, pneus 27 pouces pouvait être achetée pour 99,95 $. – Dairy Queen vous offrait un « bananes split » à 49 cents. – Pour 639,88 $, vous achetiez un tracteur-tondeuse de 10 c.v. à la Coopérative agricole d’Embrun. – Une bouteille de Listerine de 24 onces coûtait 1,16 $ au magasin LaSalle de Hawkesbury. – Le steak de ronde vous était offert à 1,59 $ la livre à l’épicerie Dominion.

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