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Carnets de voyage : Portugal – 3 au 17 septembre 2005

Cinquième et dernière partie : du 13 au 17 septembre.

13 septembre — Observation : Nous avons vu plusieurs enfants de 4 ou 5 ans avec la suce à Lisbonne comme à Estoril. Bizarre!
– Journée paisible et chaude. En après-midi, nous avions l’impression qu’il faisait presque 40°C. En avant-midi, nous étions au petit parc avec notre lecture à regarder les enfants courir après les pigeons et les pigeons se percher sur la tête ou la carapace des tortues qui prenaient un bain de soleil dans le petit étang au milieu du parc.
– En après-midi, nous nous installons à un café-terrasse de la promenade pour lire, admirer les surfeurs, regarder les nombreux paquebots et, bien sûr, savourer un pichet de sangria. La chaleur devenant insupportable, nous sommes revenus à l’hôtel. Il fait même trop chaud pour aller à la piscine.
– Observation : Il faut faire attention aux crottes des chiens un peu partout sur les trottoirs.
– Depuis notre arrivée, la femme de chambre n’a toujours pas passé l’aspirateur.
– La proprio de notre petit resto préféré nous expliquait, hier soir, que l’Otan tenait des rencontres quatre fois par année à l’Eden. Elle fait le commentaire que les Portugais sont des gens tristes. Nous n’osons pas demander pourquoi. Sans doute parce qu’avant la Révolution des œillets de 1974, ils avaient été longtemps sous la dictature de Salazar. Le pays, toujours en reconstruction économique, s’en remet heureusement.
– Ce soir au restaurant, nous goûtons à un rosé portugais à la suggestion du serveur. Il nous fait aussi goûter à un Mateus rosé couleur cognac, sans gaz. Très bon. Il nous propose aussi une glace au citron arrosé de vodka. Heureusement, nous ne conduisons pas!

14 septembre — Si j’étais au travail, je devrais partir vers Toronto pour le Forum des leaders de demain. Mais je suis heureusement en vacances.
– Journée plutôt sans événement. Ce midi, nous allons à Cascais Villa, un centre commercial à une quinzaine de minutes à pied. Au retour, en mi après-midi, le thermomètre indique 32°C. À l’hôtel, nous essayons le tourbillon (fonctionne plutôt mal) et nous nous installons dans un rare coin ombragé près de la piscine extérieure.
– Au restaurant, ce soir, une petite plutôt tannante dérange tout le monde.
– Le Café Internet de l’Eden est en panne. Nous essaierons encore une fois demain… pour la dernière fois avant samedi matin. Ce départ est trop près à notre goût. Nous avons commencé à penser que nous devrons nous lever à 5 heures pour ne pas manquer la navette de l’aéroport qui passe à la porte de l’Eden à 7 h 05.

15 septembre — Avant de partir pour Lisbonne, nous consultons une dernière fois nos courriels.
– Prononciations : Estoril = Eshtoril; Lisboa = Lishboa.
– Constatation encore une fois comment Lisbonne est sale et délabrée. Par contre, il y a des travaux de rénovation partout. Les trottoirs sont en gros cailloux et plusieurs manquent; il faut donc marcher avec prudence, à Estoril comme à Lisbonne.
– À Lisbonne, nous entrons dans une église par curiosité. Nous en avons vues très peu pendant le voyage (contrairement à Paris, Rome et Florence, où elles sont à chaque coin de rue ou presque). À Lisbonne, plusieurs personnes se recueillent dans l’église. Une dame âgée par la génuflexion à deux genoux, ce que je n’avais pas vu depuis 50 ans.
– Ce soir, à TV5, un film québécois (ignore le titre, mais c’est avec Peter Miller) avec des sous-titres français!
– Il est 22 h 15. Nous revenons d’une agréable soirée à notre autre restaurant préféré, le Restaurante com Sentido’s… un peu paf!!! On nous a fait goûter à une liqueur à l’amande portugaise… l’Amarginha… meilleure que l’Amaretto italienne. En fin de repas, après un excellent rosé portugais, nous goûtons à un porto de « mains portugaises » (par opposition aux produits « anglais » Taylor Fladgate populaires au Canada)… un Burmeister. Nous discutons longuement du pays avec nos hôtes… que les conducteurs sont des monstres (leurs paroles); que nous sommes en fin de saison touristique; que la température n’est jamais sous zéro à Estoril; que la morue « servie de 1001 façons est pêchée par le Portugais sur les côtes proches du Canada et séchée en Suède »; que l’alcool s’achète à la station d’essence; qu’à la mi-mars il fait à peu près 22°C à Estoril le jour et plus froid la nuit; et que nos hôtes souhaitent nous revoir dans l’avenir.
– Louise fait la remarque qu’il ne nous reste qu’un soir. Il y a quelques minutes, elle dit qu’elle n’hésiterait pas à acheter un condo (un « appart » traduisait les sous-titres de TV5) à Estoril.

16 septembre — Dernière journée complète au Portugal en cette année 2005 de l’an du Seigneur! (J’écris cette ligne en fin de soirée la veille, encore sous l’effet de l’Amarginha, du rosé et du porto!!!)
Dernière promenade le long des berges de l’Atlantique. Il faut chaud!
– À la tabagie de l’hôtel, le proprio nous demande pourquoi nous nous parlons en français entre nous et en anglais à lui. Il avait fait la remarque à sa femme. Nous apprenons, à notre dernière journée, que le français s’apprend tôt à l’école (vers 6 ans), mais que la tendance, pour les enfants d’aujourd’hui, est de leur montrer l’anglais. Nous comprenons maintenant pourquoi on s’est fait tellement parler en français au cours des deux dernières semaines.
– Parlant d’enfants, nous avons rarement vu tant d’enfants se faire ramener une taloche derrière la tête.
– Nous réservons notre taxi pour 7 h 30 demain matin. Nous préférons le taxi à l’autobus.
– Cet après-midi, comme hier au resto, nous apprenons comment se fait la récolte du liège (aux dix ans) afin d’assurer que l’arbre continuera à en produire pendant encore très longtemps. Il y a même une designer portugaise qui produit des robes en liège.
– Dernier souper au Portugal. Nous voyons quelque chose de nouveau, des filets de dorade flambés. Une merveille de voir le proprio dépecer le poisson. Nous faisons nos adieux à nos hôtes.

17 septembre — Notre taxi est là à l’heure prévue. Nous arrivons donc beaucoup trop tôt à l’aéroport de Lisbonne. En fait, l’équipe d’Air France ne se présente que deux heures avant le départ prévu.
– À Paris, la correspondance est beaucoup plus courte qu’à l’arrivée, mais le vol part avec une heure et vingt minutes de retard. Nous arriverons donc à Dorval et à Ottawa avec le même retard. Nous revenons finalement à la maison à 23 h 30… 4 h 30 heure du Portugal.

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Carnets de voyage : Portugal – 3 au 17 septembre 2005

Quatrième partie : 10, 11 et 12 septembre

10 septembre — Aujourd’hui, nous décidons de nous rendre à Fatima. Selon la carte, c’est direction Mafra (où nous étions allés cette semaine) mais en nous dirigeant vers le nord-est. Aussitôt dit, aussitôt fait… à l’aveuglette comme d’habitude. Une heure plus tard, nous nous apercevons que nous sommes revenus vers le sud et que nous sommes à Bélas, une banlieue de Lisbonne. Nous y voyons un énorme pénitencier moderne.
– Sans nous décourager, mais avec quelques mécontentements, nous optons pour l’autoroute (A9 et A1) que nous voulions éviter à tout prix. Deux heures plus tard, après des paysages époustouflants et des signes de feux de forêt (odeur avec), nous aboutissons au Santuario da Fatima, dans le stationnement no 11 (pour donner une idée de l’importance du site). Nous sommes deux parmi plusieurs milliers, dont de très nombreux groupes de jeunes revêtant des t-shirts de couleurs distinctives. Il y avait manifestement un gros rassemblement prévu en soirée.
– Le « miracle » de Fatima ayant eu lieu en 1917, je constate que maman avait alors 13 ans et que la nouvelle des apparitions, en pleine Première Guerre mondiale, avait dû faire les manchettes à l’échelle de la planète.
– Comme à peu près partout du Portugal, ce sanctuaire-monument est en rénovation. Photo foutue.
– L’esplanade du sanctuaire est sûrement le double de celle du Vatican et ça se comprend. Dans la hiérarchie religieuse, la Vierge est beaucoup plus importante que saint Pierre ou son successeur.
– Il faut, bien sûr, être très croyant pour vivre et comprendra la mystique de Fatima. Des dizaines et des dizaines de personnes, beaucoup de jeunes mères, se rendent à la chapelle des apparitions en parcourant sur les genoux le demi-kilomètre qui sépare l’extrémité de l’esplanade de la chapelle. Les pèlerins pénitents font ensuite le tour de la chapelle toujours sur les genoux. La chapelle, à murs ouverts, a été érigée à l’endroit où Lucie, Jacinthe et François ont vu les apparitions.
– Louise se fait confirmer par un prêtre parlant anglais que Lucie est bel et bien décédée en mars dernier à l’âge de 98 ans. Nous n’étions pas sûrs parce que se sont surtout les images des deux autres que l’on retrouve sur les étagères de la boutique d’objets religieux. Dans la boutique, une superbe statue de la Vierge, environ trois pieds de haut se vend pour la bagatelle de 1850 euros, soit plus de 2 700 $.
– Des gens pleurent sur l’esplanade, emportés par l’émotion de l’endroit et du moment. Je me pose la question : comment expliquer ce phénomène à Fannie, la foi et la croyance n’ayant pas de raisonnement!
– Au retour, la décision était déjà prise. Nous sommes au Portugal pour nous reposer… pas pour nous perdre ni nous tuer les routes. Nous rapportons la Smart décapotable chez le locateur.
– En passant, sur l’autoroute, la petite voiture qui attire les regards de tous, tient très bien la route à 120 km/heure. Il faut dire que c’est dans la voie de droite, parce que les fois où je m’aventurais dans la voie du centre pour dépasser un lambin, je faillissais me faire défoncer par les autres qui arrivaient de nulle part et manifestement à 140 km/heure et plus.
– Ce soir, au Cozinha do Mar, qui est devenu notre restaurant préféré, nous goûtons à deux suggestions de la proprio (canard et riz bruni au jus de canard, puis côtelettes de porc panées avec pâtes au fromage frais et légumes). Absolument délicieux. La crème caramel est populaire au Portugal, mais elle est faite dans un moule de type gâteau des anges. Signe que la famille de proprios nous aime bien… nous recevons un petit verre de porto pour couronner le tout. Le serveur montre le portugais à Louise et Louise lui montre un peu de français.
– Belle journée épuisante!

11 septembre — (Quatrième anniversaire de l’attaque contre le World Trade Center, en pleines séquelles de l’attaque de Katrina.)
– Ce matin, nous sommes en mode pleine relaxation. De toute façon, au Portugal, le dimanche est un jour de repos. Tout est au ralenti.
– Nous découvrons la gare d’Estoril à deux minutes de l’hôtel en passant par l’accès souterrain. Nous nous installations ensuite chez Jonas, un petit resto-terrasse sur la Paredão do Estoril (la promenade le long de la plage).
– Nous jasons avec une Montréalaise en vacances, seule, au Portugal et en Espagne. Elle loge à Lisbonne et a pris le train pour venir visiter Estoril. Elle semble regretter d’avoir opté pour un hôtel dans Lisbonne. Elle nous raconte comment il est facile de se perdre, à pied, dans Lisbonne.
– Pour le reste, elle a aussi tiré la même conclusion que nous : tout ce qui est intéressant à visiter est loin de tout et compliqué à s’y rendre.
– Avant souper, nous allons prendre un café et une cerveja SuperBock sur la petite terrasse voisine du parc. La section réservée aux enfants est recouverte de tuiles de liège. Les enfants qui tomberaient d’une balançoire ou d’une structure de jeu ne se feraient pas tellement mal. Le coin est rempli d’enfants.
– Après, nous allons souper au resto de l’hôtel, les autres restaurants du coin étant fermés. Nous décidons que c’est notre dernier repas à ce restaurant dispendieux (18,50 euros pour un buffet bien ordinaire) et au service exécrable. Pourtant, lors de notre arrivée, nous avions bien mangé et le service était mieux.
– Observation : À en juger par les dénudées, nous sommes bel et bien en Europe. Même constatation à voir les fumeurs et les chiens omniprésents. (Note du blogueur : Lors d’un repas à Beaune, en Bourgogne, il y a plusieurs années, un énorme saint-bernard, sous la table voisine du restaurant où nous mangions, accompagnait ses « parents ».) Ce midi, à un autre resto de la promenade, un chien s’arrête à une table et se fait nourrir par les trois hommes qui y mangent. Plus il recevait de bouchées, plus la queue lui allait rapidement! – La télé est d’une platitude… et CNN commence à taper sur les nerfs. Pause de Katrina pour faire place au 4e anniversaire de l’attaque de 2001.
– Découverte d’un nouveau journal français que je ne connaissais pas… Le Journal du Dimanche, dans lequel Bernard Pivot y critique des livres. Hier, j’avais acheté Le Figaro. Le « buzz » en France, la popularité croissante de Dominique de Villepin qui pourrait être présidentiable, mais Nicolas Sarkozy demeure le plus populaire (69 %) auprès des Français.
– (Dans le roman Imprimatur, en page 155, « qui chassait de nos esprit les efforts… » sans le pluriel au mot « esprit ». Plutôt rare de trouver une telle faute dans un bon livre.)

12 septembre — Louise a terminé son état de quinquagénaire. Aujourd’hui, c’est le début d’un autre…
– Avant de partir pour Lisbonne, nous allons au poste Internet de l’hôtel pour envoyer nos vœux à Luc.
– Ensuite, nous prenons le train pour Cais do Sodré, la fin de trajet à Lisbonne. Nous marchons une dizaine de minutes jusqu’à la Praça do Comércio, une énorme place de commerce en plein air, c’est-à-dire qui se prolonge sur plusieurs rues parallèles et transversales avec des magasins et des terrasses partout. On ne peut être touriste à Lisbonne et ne pas s’y rendre. Et d’Estoril, le train d’une demi-heure et à 2,80 euros aller-retour est le moyen idéal.
– Avant de partir ce matin, à notre petite pâtisserie-café d’à côté, nous rencontrons trois Torontois, un couple canadien et une Portugaise qui habite Toronto mais qui possède un condo à Monte Estoril. Elle nous confirme ce que nous avions conclu… place un Portugais derrière le volant d’une auto et il devient un fou de la route. La Portugaise néo-canadienne nous dit que son mari lui interdit de conduire au Portugal.
– Observation : Il doit y avoir un million de pigeons à Lisbonne. Ce midi, sur la terrasse d’un café où nous mangions, un pigeon a décidé d’arroser la tête d’une femme qui ne profitait pas de la protection d’un parasol.
– Sur le train ce matin, un « quêteux » embarque et défile dans les wagons, suivi par un compagnon qui joue une flûte ancienne de quelque sorte. Les « quêteux », vieux et jeunes, nous harcèlent partout. J’ai soudain un certain respect pour les « quêteux » du Marché By qui se contentent de tendre la main.
– Nous voulions aller souper et voir un spectacle au Casino pour souligner la fête de Louise. Il n’y a pas de dîner ni de spectacle toute la semaine parce qu’il y a trop d’expositions et de congrès.
– Nous célébrons donc à notre restaurant Cozinha do Mar (la Cuisine de la mer) où nous savourons son Arroz do Mar (riz aux fruits de mer) très savoureux et gros. On nous sert pour souligner l’anniversaire de Louise, une délicieuse liqueur dont je n’ai pas retenu le nom.

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Carnets de voyage : Portugal – 3 au 17 septembre 2005

Troisième partie : 8 et 9 septembre

8 septembre — Depuis quelques jours, nous prenons le petit-déjeuner sur notre balcon. Nous avons trouvé du café que nous pouvons utiliser dans le pot à café de l’armoire : une sorte de Nescafé instantané classique qui s’approche beaucoup du goût de l’expresso.
– Par la suite, direction Mafra pour y visiter le palais-monastère national (Palacio Nacional de Mafra) qui s’y trouve. Visite très impressionnante… dont la salle des trophées de chasse (dizaines et dizaines de panaches au mur, plus des têtes de sangliers, de cerfs et d’antilopes) avec ses meubles en bois de gibier et en peaux de gibier. Puis la bibliothèque de 40 000 livres anciens, dont de nombreux imprimés et reliés par les moines franciscains et augustins qui habitaient l’une des 300 cellules individuelles. Des chauves-souris s’occupent de manger les « bibittes » qui pourraient s’attaquer aux précieux livres.
– Nous apprenons que le roi Jean V (Joàn V) n’a pris de trois bains de sa vie. Il y avait donc des encensoirs un peu partout pour masquer les odeurs du roi. Le guide nous avait expliqué que le roi ne visitait sa reine que deux fois par semaine, leurs appartements étant aux extrémités de l’énorme palais de 240 mètres de long avec l’énorme église en plein centre. Le palais compte 880 pièces.
– Nous n’avons visité que le quatrième étage après avoir gravi les 87 marches. Le genou a Louise a bien résisté, autant que son cœur et le mien. (Pas mal pour deux sexagénaires en instance!)
– Au palais, même interdiction de photographier et impossible de visiter sans guide. Dans notre groupe, des Français. Nous nous échangeons des remarques cyniques sur les habitudes du roi Jean (l’absence de bain, par exemple, expliquant sans doute pourquoi sa reine ne le voyait que deux fois par semaine). Le roi Jean V était le fils de son oncle et de sa tante. Les peintures de lui le montrent laid et presque difforme, conséquence, paraît-il, de ses origines consanguines.
– Avant la visite, nous avions pris le lunch sur une terrasse de l’autre côté de la rue (le SeteSóis Restaurante-Bar). Nous avons réussi à comprendre et à nous faire comprendre. Par exemple, nous apprenons que c’est un « café com lèché » que Louise préfère. Aucune idée du poisson enfourné que j’ai savouré, sauf que les arêtes étaient aussi grosses que des petits os de poulet. Si j’ai bien traduit à partir de ma petite feuille, il s’agissait de morue séchée, ce qui expliquerait son petit goût salé. Et bien sûr, le Vinho Verde (une autre marque) était aussi bon.
– Sur la route du retour, moins de détour et de rebrousse-chemin que le matin. Presque arrivé à destination, la Smart l’a frôlé de près. Un « idiot » à ma droite n’avait pas deviné que je voulais virer à droite même si j’étais dans l’entrée gauche du rond-point. Par un heureux hasard, le cri de Louise a permis d’éviter la catastrophe. Les conducteurs portugais ne connaissent rien de l’idiotie et de l’ignorance des touristes canadiens!!!
– La liaison satellite a été rétablie. À la télé, une émission quotidienne (O Preço Certo – version locale de The Price is Right) avec un animateur grassouillet et volubile qui se pense drôle (shampoing et couche sur la tête par exemple, selon le produit dont il fait deviner le prix).
– En soirée, délicieux souper au restaurant Cozinha do Mar, qui ne dit rien de l’extérieur comme la plupart des restos que nous avons vu ou essayés. Nous prenons la paëlla pour deux. Il y en a pour trois. Super délicieux et service extraordinaire. La proprio parle français, le serveur tente d’apprendre. En fait, nous en apprenons d’une part et d’autre. Le guide Voir, par exemple, ne suggère pas la bonne prononciation. Il semble que la colonne du milieu soit la bonne. Faut dire que le guide Voir est français et non pas canadien. Nous promettons à la proprio et aux deux hommes (qui semblent le mari et le fils) que nous reviendrons prendre le plat dont elle nous a vanté les mérites. Une autre forme de paëlla, mais cette fois uniquement aux crevettes et avec une sauce tomates. Nous essayons un vin blanc portugais. Très bon!
– Au restaurant, ce soir, une femme a failli s’asphyxier avec sa cigarette. Les Portugais, comme les autres Européens (il aurait fallu voir la fumée à Charles-de-Gaulle), n’ont encore rien compris.
– Au souper, nous décidons que la conduite automobile au Portugal n’est pas recommandée. Nous irons à Fatima demain, au centre commercial que nous avons croisé en route samedi, puis nous retournerons la Smart chez Hertz dimanche. Nous passerons le reste du temps à notre hôtel et aux alentours à distance de marche. Nous sommes en vacances et non pas en exercice de nerfs à vif!!!

9 septembre — Journée pluvieuse et terne. Nous optons pour le centre commercial Beloura à l’architecture très moderne et avant-garde. Pour nous y rendre, fidèle à notre habitude, nous nous égarons un peu dans Estoril, mais après quelques détours, nous nous retrouvons. C’est si facile de revenir à l’hôtel, mais le chemin pour sortir d’Estoril est si compliqué.
– L’hôtel annonce un souper romantique à la chandelle en soirée. Nous décidons d’y aller. Quelle déception coûteuse! Nous aurions juré que nous étions au beau milieu d’un buffet dans une résidence pour aînés. Il y avait un groupe de personnes âgées qui se lançaient comme des affamées sur le buffet et tant pis si on se trouvait dans leur chemin. Une demi-heure après, ils avaient presque tout mangé et avaient quitté la salle. La soirée romantique n’a jamais eu lieu et notre appétit s’est rapidement envolé. Même le « groupe musical » promis n’était pas là; il n’y avait que le pianiste du bar de l’hôtel. À en juger par le visage des autres, nous n’étions pas les seuls déçus.

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Carnets de voyage : Portugal – 3 au 17 septembre 2005

Deuxième partie : 6 et 7 septembre.

6 septembre — La journée commence mal… il pleut. Ce qui ne nous empêche pas de prendre le petit-déjeuner sur le balcon de notre chambre 423 avec vue sur nulle part. Nous sortons quand même à la pluie battante pour aller prendre le café au Parisol du coin. En sortant, il ne pleut presque plus et nous achetons quelques emplettes pour le frigo, dont une bouteille de Vinho Verde!
– Puisque le temps ne s’annonce pas encourageant, nous réservons un tour Grayline de Lisbonne. En fin de compte, le soleil sera de la partie toute la journée en après-midi et jusqu’à son coucher.
– Une navette nous amène à Lisbonne pour la visite de la ville en autobus et avec d’autres touristes d’un peu partout. Maria, notre gentille guide, s’exprime aisément en quatre ou cinq langues. Nous sommes les seuls francophones. Lucas conduit l’autobus.
– L’autobus nous amène d’abord au très long et très haut Ponte 25 de Abril, inspiré du Golden Gate de San Francisco, construit par Salazar en 1966, mais rebaptisé pour commémorer la révolution du 25 avril 1974 qui ramena la démocratie au Portugal. Le Tage coule en-dessous.
– De l’autre côté du pont, l’impressionnant Cristo Rei (le Christ-Roi) inspiré du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro. La statue haute de 28 mètres repose sur un socle de béton de 82 mètres. Sa tête est donc à 110 mètres du sol.
– Nous retraversons le pont pour nous rendre au Musée des carrosses (le Museu National dos Coches) qui souligne cette année son centenaire. Sa collection serait la plus riche d’Europe et nous le croyons. Nous avions vu les carrosses de Versailles, mais ceux-là sont tellement plus beaux et plus ornés.
– Après, nous nous rendons au Monastère des Hiéronymites (le Mosteiro dos Jerónimos), la plus grande église de Lisbonne, où se trouve le tombeau de Vasco da Gama. (Nous avons foulé déjà le même sol que Jacques Cartier à Saint-Malo, nous avons marché au port de Gênes d’où était parti Christophe Colomb, et nous avons vu la tombe de Vasco da Gama.)
– L’intérieur du monastère est de toute beauté et rempli de tombeaux royaux. De l’extérieur, à peu près impossible de tout photographier d’un coup d’œil. Une partie abrite maintenant le Musée de la marine et le Musée de l’archéologie.
– Tout près, le Centre culturel de Belém. Édifice plutôt moderne et austère.
– Encore tout près, la tour de Belém, construite dans l’eau par le roi Manuel 1er entre 1515 et 1521. Très impressionnant. (Nous rappelle le Château de Chinon, en Suisse, lui aussi construit dans l’eau.)
– Pas tellement plus loin, le superbe Monument des Découvertes, en hommage à Henri le Navigateur, qui avait précédé da Gama. Les photos se passeront de commentaires. Construit par Salazar en 1960.
– Par la suite, nous nous rendons au quartier Alfama, le quartier qui a résisté au tremblement de terre meurtrier du 1er novembre 1755. Rues étroites, bâtiments aux murs extérieurs couverts de céramiques. Nous y marchons dans de petites ruelles étroites et en pente. Nous visitons une boutique où nous trouvons du superbes coqa de Barcelos pour rapporter en cadeaux.
– Observation : Lisbonne est d’apparence sale et délabrée, vieillotte et non entretenue. Il semble y avoir plus de graffitis qu’à Rome. Je ne sais pas pourquoi certains l’ont décrite comme la plus belle ville du monde. C’est loin d’être aussi beau et invitant que Paris ou Rome. Nous n’avons pas décidé si nous y retournerons pendant notre séjour au Portugal.
– En soirée, dîner au Monte Bistro, petit, sympa et bon. Louise prend le sol… pas du filet comme chez nous… mais le sol au complet (tête et arêtes). Je prends des crevettes… têtes et queues. La crème brûlée que j’avais choisie par l’image est en fait une crème glacée sublime couverte d’un caramel grillé. Le Vinho Verde était bon… bien sûr!
– En retournant à l’hôtel, nous ressentons quelques gouttes de pluie.

7 septembre — Nous revenons d’une soirée bien spéciale sur le thème du Portugal, organisée par l’Estoril Eden. Un barbecue à la portugaise : petit porto d’accueil, pichet de sangria sur notre table, buffet de mets typiques portugais. Des salades variées, des saucisses de toutes sortes, des morceaux de poulet, de porc, un poisson que je ne connais pas mais qui est très bon, une soupe inconnue savoureuse que je soupçonne être de l’algue dans un fumet de poisson et je n’ose pas demander de peur de ne pas aimer la réponse), avec un duo de musiciens portugais. En milieu de soirée, une « famille » qui nous donne une démonstration de danse et de chants traditionnels portugais et habillée de costumes typiques du pays.
– La journée avait commencé drôlement. Puisqu’il y avait apparence de pluie, nous décidons d’aller nous renseigner sur la location d’auto. Nous repartirons avec une petite Mercédès Smart rouge-argent pour huit jours, kilométrage illimité (318,72 euros). Et nous partons à l’aveuglette, destination Sintra. Nous réussissons à sortir de Cascais après avoir mis à l’épreuve leurs nombreux ronds-points. Le retour sera plus facile et plus direct.
– Donc, sur la route de Sintra, nous faisons un petit détour vers Capo da Roca, le point le plus occidental du continent européen. Photos et lunch. Il y vente ce n’est pas possible. Le point de vue coupe le souffle.
– Nous nous rendons ensuite à Sintra afin de visiter le fabuleux Palacio da Péna… qui fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Un palais-château à l’architecture bizarre et colorée. Indescriptible. Nombreuses photos de l’extérieur. Par contre, de nos nombreux voyages, c’est la première fois que l’on consigne nos appareils-photos… pas question de photographier l’intérieur. Même au Vatican, ce n’était pas si sévère. L’après-midi passe si vite que la journée est déjà terminée.
– Ce soir, à l’hôtel, nous sommes entourés des participants à la 5e Conférence internationale sur l’histoire de la chimie!!! Participants multiethniques et polyglottes. Une dame d’un âge avancé, assise à la table voisine, semble vénérée par l’entourage. Une sommité sans doute. Il y a plusieurs Allemands et Scandinaves, quelques Français.
– Observation : Il y a de nombreux trottoirs, esplanades et autres surfaces en pièces de céramiques qui créent une illusion de dunes (de sable évidemment).
– Les restaurants semblent fermés le mercredi dans certains coins, dont Estoril. La mode est aussi d’y payer comptant. Nous avons vu peu de cartes de crédit.
– Le prix du litre d’essence ordinaire est de 1,026 euro (un peu plus de 1,50 $CDN).
– Les noms de rue sont marqués par des céramiques, de petits chefs-d’œuvre à chaque coin de rue.
– Je poste une dizaine de cartes postales en début de soirée. J’ai hâte de voir quand elles seront livrées. Le timbre pour carte postale à destination hors du Portugal est de 0,74 euro (soit à peu près 1 $CDN).
– La télé est d’une monotonie crevante. CNN ne parle que de Katrina… comme si rien d’autre ne se passait ailleurs au monde ou même aux USA. SkyNews en parle aussi, mais le reste du monde fait aussi les manchettes. Aucune nouvelle du Canada, ni dans les journaux offerts ici. À 16 euros l’heure pour Internet, il n’est pas question d’y fureter trop longtemps.
– On nous parle français à l’hôtel, chez Hertz ce matin, à l’accueil du Palais de Péna. Au Palais, un jeune couple reconnaît notre accent « québécois ». Ils sont de Montréal et visitent le Portugal à bicyclette. Grimper la montagne pour rejoindre le Palais est un exploit en soi. Le Palais est juché au pic d’une montagne qui me semble plus haute que Tremblant. La route serpente à ce point que Bond s’y serait tué dans une courbe avec son Austin-Martin. Notre Smart le fait bien; la Volkswagen qui nous précède surchauffe et nous inquiète.
– (Aujourd’hui, la liaison satellite semble en panne. Plusieurs canaux ne sont pas en ondes.)

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Carnets de voyage : Portugal – 3 au 17 septembre 2005

Première partie : du 3 au 5 septembre.

3 septembre — Jean-François, Manon, Éloïse et Jacob nous conduisent au terminus d’autobus d’Ottawa où, à l’heure pile, un autobus Voyageur au service d’Air France, nous amène à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal. Le vol d’Air France quitte à l’heure prévue de 20 h 5 et nous amène à Paris. Nous nous étions pourtant promis de ne plus retourner en Europe autrement qu’en première classe. Nos sièges sont serrés l’un contre l’autre. Vol plutôt désagréable.
– À l’aéroport Charles-de-Gaulle, nous devons trouver notre chemin entre le terminal 2F où nous étions débarqués et le terminal 2D d’où décollait le vol vers Lisbonne. Longue attente interminable et désagréable de cinq heures. La fatigue extrême n’aide pas la cause. Nous sommes déjà le lendemain.

4 septembre — À 13 h 05, comme prévu, nous nous envolons vers le Portugal où nous arrivons à 14 h 40, heure du Portugal. Nous n’avons toujours pas dormi.
– L’hôtel Eden d’Estoril est bien, quoique la vue « vue sur terre » soit décevante. La « terre » est loin. Il aurait fallu écrire « Vue sur buildings voisins et balcons des autres vues sur terre ».
– Nous soupons au restaurant de l’hôtel (très bon poisson corb aux câpres), arrosé d’un Vinho Verde, que nous nous découvrions. Un vin très sec d’une couleur verte très pâle au goût d’agrumes et… pétillant. Servi dans une flûte. À acheter au retour à Embrun. Nous retournons à la chambre à 21 h 15, heure du Portugal. Nous n’avons pas dormi depuis plus de 33 heures.

5 septembre — La fatigue se fait toujours sentir. Le cadran sonne à 7 h 10, nous nous réveillons à 8 h 20. Nous avons presque manqué le petit-déjeuner. Ce matin, nous découvrons les alentours de l’hôtel. Nous apercevons un petit restaurant où nous irons souper en soirée. Après cette petite découverte des environs, nous marchons 15 minutes jusqu’au « village » voisin de Cascais pour y faire quelques emplettes.
– Nous nous arrêtons au magasin Jumbo (l’icône est un éléphant) qui ne semble rien de l’extérieur. À l’intérieur, c’est gros à n’en plus finir… deux Costco si pas plus, au moins trois Loblaws. De tout, de l’écran de télé géant aux fruits et légumes, en passant par les jouets, les vêtements, les fournitures scolaires, le Porto Vintage à 98 euros et le Mateus grosse bouteille à 5,36 euros (1 euro = 1,56 $CDN).
– En après-midi, relaxation totale à la piscine de l’hôtel et découverte de la bière portugaise, très bonne (goûté la SuperBock et la Sergales). En soirée, retour au petit restaurant dont nous devrons obtenir le nom plus tard. Ouvert il y a à peine deux mois. Service super sympathique. Très bon.
– Retour à l’hôtel et envoi de messages Internet au Caffe Internet de l’hôtel (4 euros par 15 minutes).

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Carnets de voyage : Séjour aux Îles-de-la-Madeleine

Du 5 au 11 septembre 2004, nous nous installons à l’Auberge Havre-sur-Mer, sur le chemin du Bassin à l’île-du- Havre-Aubert. Thérèse Bergeron en est la très fière aubergiste. L’auberge est réputée pour la qualité de son petit-déjeuner gastronomique quotidien. Le petit-déjeuner est toujours accompagné d’un choix de musique romantique.

De la salle à petit-déjeuner, nous avions un vue exceptionnelle de la mer et des bateaux de pêcheurs qui vont et viennent. Voici la description de chaque petit-déjeuner que nous avons eu l’occasion de savourer :

Jour 1 : Flan de yogourt avec fruits; brique aux œufs (phyllo, œufs, brie); gâteau aux canneberges.
Jour 2 : Granitée de pamplemousse avec fruits; mousse de crabe avec galettes chaudes; crêpe aux pommes.
Jour 3 : Poire pochée avec chocolatine et bleuets; œuf bénédictine sur prosciutto; pouding au pain.
Jour 4 : Coupe de fruits frais; omelette à la salsa de légumes; gâteau aux pommes et aux noix.
Jour 5 : Fromage cottage et fruits, muffin; œuf à la florentine dans un ramequin, bacon; demi-croissant doré.

Restaurants essayés et tous recommandés par notre charmante aubergiste :

Café de la Côte à l’Étang-du-Nord. Lieu des plus beaux couchers de soleil, sur l’île Havre-aux-Maisons.
Au Vieux Couvent. Réputé pour ses moules (caramel aux oignons et crème, par exemple). Ce resto produit des vinaigrettes et autres produits vendus dans les épiceries fines de Québec ou de Montréal.
Le Délice des Îles situé à l’extrémité nord de l’île Grande-Entrée. Réputé pour ses fruits de mer.
– L’Auberge de la Petite Baie à l’entrée de l’île Havre-aux-Maisons. Réputé pour son pot-au-feu que nous avons savouré. Louise prend la raclette au Pied-de-Vent (fromage produit à proximité) et je prends le feuilleté de couteaux.
La Factrie. Cafétéria à même l’usine de transformation. Excellente salade de homard et savoureuse brochette de pétoncles.
Le Café de la Grave. Atmosphère unique. Pianiste, clients qui chantent. Un incontournable.
– L’Auberge chez Denis et Françoise. Succulents pétoncles. J’ai failli essayer le loup-marin!

Les Îles-de-la-Madeleine ne prennent pas des semaines à visiter, et rien de plus facile que de visiter à partir des conseils d’une aubergiste qui a passé sa vie dans cet endroit enchanteur. Voici un survol des lieux que nous avons visités pendant notre court séjour, mais nous avons à peu près tout vu ce qu’il fallait voir.

  • De nombreuses plages, dont celle de la Dune du Sud avec ses falaises de sable rouge et ses innombrables grottes. Des gens y ont gravé des graffitis permanents.
  • La plage de l’Échouerie… quatorze kilomètres de plage interminable.
  • Des quais et leurs bateaux pleins les yeux et partout. À l’Étang-du-Nord, une jasette avec un pêcheur qui prépare ses maquereaux et qui nourrit les goélands avec les restes.
  • Plusieurs boutiques et galeries d’art (Tendance, La Baraque, La Maison du Potier, entre autres, d’où nous rapporterons des œuvres). De La Baraque, une sculpture d’albâtre de Sébastien Renaud, 14 ans, le fils du sculpteur Daniel Renaud. Vues au même endroit, une série d’œuvres (phoque gris, son blanchon, la banquise). L’acheter nous aurait coûté 4 000 $. Nous nous contentons d’admirer… et de rêver!
  • Visite de l’Aquarium des îles et ses deux phoques. Visite du site La Grave et Les Artisans du sable.
  • À Cap-aux-Meules, visite du poste d’observation. Je grimpe et redescend les 182 marches, mais Louise opte pour le Tim Hortons tout près.
  • Attaque en règle de maringouins à la plage Martinique. Toute une expérience.
  • « Excursion » à la recherche de pierres d’albâtre près de notre auberge. Une falaise pleine…
  • Lu au pub de la microbrasserie « À l’abri de la tempête » :
              Il y a deux raisons de boire.
              La première parce que l’on a soif;
              La deuxième, pour la prévenir.
    Nous n’avons pas pris de chance et nous avons dégusté… une blonde baptisée « Écume » et une rousse nommée « Le pas perdu », servie avec un jus de canneberges.

Le jeudi, j’achète le Journal de Montréal du mercredi. Les quotidiens du matin n’arrivent aux îles qu’en fin d’après-midi. Premier contact de la semaine avec les nouvelles du pays et de la planète parce qu’il n’y avait pas de télé (c’était voulu par l’aubergiste) à l’Auberge Havre-sur-Mer.

Les Îles-de-la-Madeleine sont loin d’Embrun. Nous avons franchi 3 730 kilomètres, incluant un détour dans la ville de Québec au retour pour un court séjour.

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Carnets de voyage : Italie – 28 août au 12 septembre 2003

Sixième et dernière partie : du 9 au 12 septembre.

9 septembre — Nous voulions visiter le David ce matin. En arrivant, il y avait une lignée de gens et nous n’avions pas la patience d’attendre plus d’une heure.
– Nous optons pour le Ponte Vecchio. Un pont qui traverse l’Arno et qui est plein de boutiques d’orfèvres. Louise y trouve son cadeau de fête. Comme me faire remarquer une touriste anglaise : « Women and their gold… It’s beautiful! ». À faire rêver les hommes aussi.
– Cette fois, nous avions nos imperméables et nos parapluies. Nous en avons eu besoin de la matinée jusqu’en après-midi.
– Après le lunch dans un resto avec vue sur le pont, nous nous rendons au Palazzo del Pitti et ses Giardini de Boboli (Jardins de Boboli). Nous visitons le Musei degli argenti (le Musée de l’argent). Je m’imagine le nombre d’éléphants qu’il a fallu abattre à la Renaissance pour faire tous les chefs-d’œuvre en ivoire qui y sont exposés. Promenade dans les jardins… Nous nous rappelons Versailles dix ans plus tôt. Regrettable que le ciel était si gris.
– Nous n’avons pas eu le courage de grimper la colline pour nous rendre au Musée de la porcelaine.
– Observation : À Florence, comme à Rome, des distributrices de condoms à plusieurs coins de rue, habituellement près des farmacia.
– Rappel : Sienne est construit sur sept collines, comme Rome. Le symbole de la louve y est partout. Les rivalités entre Sienne et Florence étaient violentes et sanglantes au Moyen-Âge.
– Remarque de Louise : Nous avons peu dépensé à Rome, nous nous sommes repris à Florence!
– Observation : Le changement d’horaire de repas déséquilibre mon taux de glycémie. Il faudra reprendre la discipline au retour de vacances.
– Souper à l’Antica taverna del Boticelli. Nous partageons un steak florentin d’un kilo (25 euros). Un tartufo pour dessert (crème glacée à la vanille enrobée de crème glacée au chocolat, le tout enrobé de poudre de chocolat. Écœurant!) (Note du blogueur : Nous n’avons jamais retrouvé dans les restaurants d’ici, de Montréal ou de Québec, un tartufo équivalent. Nous avions demandé à notre serveur polyglotte de nous proposer son dessert favori. C’était aussi notre troisième repas à ce restaurant.)

10 septembre — Au point Internet hier, il en coûtait 2,30 euros la demi-heure et fallait montrer une preuve d’identité. – Dernière journée complète à Florence. Le ciel est encore couvert. Le soleil sort, mais les nuages menaçants restent. Pas besoin d’ouvrir nos parapluies.
– Nous nous rendons voir le célèbre David. Attente d’à peine 15 minutes. Il faut voir pour croire. Nous comprenons pourquoi cette sculpture a une telle réputation.
– Lunch à Le Botteghe di Donatello. Dégustation d’une soupe toscane aux légumes. Extraordinaire. Il faudra dénicher la recette sur Internet.
– En après-midi, nous nous rendons à la Piazza Signoria où était le David avant 1873. Il y a une réplique à la place. Nous traversons la colonnade de la Piazza Le D. Uffizi… une ruche d’activités. On ne sait plus où tourner la tête.
– Chemin de retour à l’hôtel, arrête pour acheter les quatre bouteilles de vin que nous pouvons rapporter.
– Vus visitant le David : dix groupes de vendeuses étoiles Mary Kay, accompagnées de leurs conjoints, et toutes maquillées sûrement avec les produits de ce nom. De petits rubans précisent si c’est leur « First trip » ou leur « 7th trip ». Conclusion : Mary Kay a nolisé un avion et prend sûrement deux hôtels au complet. Nous pensons à Marie-Claude…
– Souper au Libero di Giampelligrini. Bon, mais ordinaire. Vers la fin, un trio de musiciens ambulants (guitariste, saxophoniste et accordéoniste) vient jouer. Un client du restaurant s’improvise et emprunte la guitare et se joint à l’accordéoniste. Il était tout fier après les applaudissements des clients.

11 septembre — La télé ce matin fait référence au deuxième anniversaire de l’attaque du World Trade Center.
– Nous quittons Florence à l’heure prévue. Il faut moins de quinze minutes entre l’arrivée du train et son départ.
– Note : Lors de notre voyage à Sienne et aujourd’hui, nous voyons souvent sur le bord de la route ou de la voie ferrée des « cabanes » (« shacks » diraient nos compatriotes) qui sont habitées. Chacune semble avoir son jardin! Serait-ce les gitans dont les serveurs et vendeurs de magasins de Rome et de Florence nous parlent et de qui ils nous préviennent?
– Encore quelqu’un avec deux cellulaires.
– Les vignes et le « blé d’Inde » côte à côte… ça fait drôle! En magasin, le maïs est laid. Les pêches sont le double de grosseur de chez nous.
– Arrêt du train à Pise; très court. Nous apercevons la tour… le temps de ne pas clignoter les yeux!
– À Sazana, sur le bord de la voie ferrée, une usine de préparation du marbre qui provient sûrement des montagnes sans arbres que nous voyons au loin. Il y en a plein.
– Long arrêt de cinq heures à Gênes (Genova) que nous n’avions pas prévu si long. Nous prenons le temps de visiter le Palazzo di Principe Andrea Doria. Ce prince commandait déjà une importante flotte de l’Armada espagnole. Visite intéressante sur la « petite histoire génoise » du temps de Christoforo Colombo.
– Avant de reprendre le train pour Nice, nous découvrons un élément important que notre « ex-agent de voyage » avait oublié de préciser. Le train arrête à la frontière de Monaco et nous ne savons pas si c’est un autre train ou un autobus qui nous amènera à Nice. Quelle autre surprise notre « ex-agent » nous a-t-il réservée d’ici demain après-midi?
– Gênes est très grosse : deux gares, un métro. La ville est érigée en étages. Malheureusement, nous n’avons pu apprécier à sa juste valeur.
– Nous avons vu maintenant d’où sont partis Colomb (Gênes) et Cartier (St-Malo).
– Il nous faut plus d’onze heures pour atteindre Nice où nous arrivons à 20 h 15. En fait, c’est douze heures après avoir quitté l’hôtel San Giorgio.
– En route, paysages spectaculaires. Villages et villes sur flancs de montagnes. Plages sur plages.
– À Nice, le chauffeur de taxi doit laisser son coffre arrière ouvert. Ne peut figurer comment placer deux grosses valises dans sa Mercedes Benz.
– L’hôtel West End (Best Western quatre étoiles) est superbe d’apparence. Féérique. La chambre est petite, deux lits simples jumeaux, pas de débarbouillettes.
– Par contre, restaurant digne des grands. Louise prend une niçoise Riviera et moi, un millefeuille aux légumes au fromage petit chèvre aux herbes. Les deux nous prenons un superbe magret de canard. Le tout arrosé d’un Bandol Domaine de Frégate 1998. Jamais goûté auparavant, mais faut maintenant acheter.
– À la table voisine, trois couples ont un plaisir fou. Deux couples de Toronto s’étaient installés pour souper quand un troisième couple passe sur le trottoir… Tout ce beau monde s’installe à la même table. Je prends une photo des six pour eux. Ces six s’en vont ensuite en Italie. Un à Rome; les deux autres à Sanremo et à un endroit dont j’oublie le nom sur la Riviera italienne.
– Dernier repas mémorable en Europe. Mais nous sommes totalement épuisés de la longue journée.
– Une coupe de champagne Veuve Amiot gracieuseté de l’hôtel, au restaurant.

12 septembre — Anniversaire de Louise. Je n’ai pas de carte! Elle a déjà son cadeau heureusement.
– Marche le long de la Promenade des Anglais en allant prendre le petit-déjeuner.
– Direction aéroport de Nice et retour à la maison!

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Carnets de voyage : Italie – 28 août au 12 septembre 2003

Cinquième partie : du 6 au 8 septembre

6 septembre (suite) — Les fruits du marché sont délicieux!
– En après-midi, nous nous rendons à la Place de la Cathédrale afin de visiter le baptistère et le « Duomo ». Si le premier est aussi riche en mosaïques d’or que les basiliques romaines, le deuxième est d’une sobriété déroutante. L’extérieur est décoré à chaque pouce carré, alors que l’intérieur est dénudé. C’était voulu ainsi. Lors de notre visite, il n’était pas possible de se rendre sous le dôme, il fallait demeurer à l’arrière.
– Par la suite, nous nous promenons dans d’autres ruelles qui nous rappellent que Florence remonte à l’occupation romaine et au Moyen-Âge. Architecture baroque partout. Un rappel que Florence est aussi le berceau de la Renaissance.
– « Salve » nous dit un serveur quand nous passons devant son restaurant.
– Observation : Ça pue la cigarette de plus en plus. Les Italiens fument sûrement cinq fois plus que les Québécois. Une tabagie à presque chaque coin de rue. Le « vino » doit sûrement neutraliser l’effet nocif de la cigarette.
– Soirée calme. Marche jusqu’à la Piazza del Castelli Vecchio (vieux château médiéval à l’influence maure). Souper dans un restaurant bien ordinaire et peu dispendieux. Premier spaghetti « italien » pour moi. (Celui de Louise reste toujours la norme. Elle ferait fortune en Italie.)

7 septembre — Messe en italien à l’église Santa Maria Novella. Vieille église en rénovation-restauration; aucune idée de son histoire. Le vieux prêtre a fait durer son sermon pendant quinze minutes. Nous n’avons rien compris. Par contre, nous avons pu suivre en italien dans le feuillet paroissial-missel. Nous sommes « expulsés » du chœur dès la messe terminée.
– Petite marche ensuite jusqu’au Palazzo Mostre / la Fortezza da Basso… énorme forteresse d’une autre époque qui ne sert plus qu’à des expositions occasionnelles ou deux défilés de mode de calibre international.
– Hier, à la porte du baptistère San Giovanni, rencontre d’un couple de Québec qui passe un mois en Italie. Ils doivent être riches ou ils restent dans des une-étoile et mangeant au Macdonald.
– Vues dans les rues de Florence : une Honda HRV (mini-CRV) et une Honda Jazz!
– Les dimanches en Italie sont plus ennuyants.
– Observation : Les fresques des grandes églises sont de vraies « bandes dessinées » de l’histoire et des légendes religieuses du Moyen-Âge et de la Renaissance.
– Souper plus tôt qu’à l’habitude. Nous nous réfugions à l’intérieur de la trattoria Cellini pour éviter l’orage qui se prépare à s’abattre sur Florence. Nos imperméables sont à l’hôtel AVEC les parapluies que nous avions achetés à Rome lors du dernier orage. Deux brefs orages en dix jours… nous ne nous plaignons pas. Leçon : à compter de maintenant, nos imperméables nous suivent s’il y a des nuages menaçants.

8 septembre — À l’horaire du jour, visites de Sienne et de San Gimignano… les deux plus belles villes de Toscane à ce qu’ils disent.
– Notre guide Maximiliano et le chauffeur Frederico nous amènent à une vielle médiévale typique de la province de Province : Sienne. Une heure de route.
– Dans la petite église San Dominico, nous voyons une chapelle qui contient la tête de sainte Catherine. Nous avions vu le reste de son corps dans une église de Rome, pas loin du Vatican. Le guide nous raconte toute une histoire sur la ville et ses traditions.
– Longue marche dans les rues en pente de Sienne afin de nous rendre à la cathédrale (Duomo). Chefs-d’œuvre nombreux. Œuvres de Michel-Ange, Bernini, Donatello, etc. Le plancher est recouvert de mosaïques à couper le souffle.
– Lunch rapide sur la Piazza del Campo et sa tour énorme. Deux fois l’an (juin et août), les quartiers de la ville y tiennent une course de chevaux dans la place en forme de coquille St-Jacques. (Note du blogueur : Cette place et cette course figurent dans le plus récent film de James Bond.) À côté de nous au ristorante, deux jeunes mariés prennent leur repas de noces avec leur famille et amis.
– Jasette avec des compagnons de tour : des Français d’un petit village de la Loire du nom de LaFlèche, près de Nantes. Ce village a donné naissance au Chevalier de Maisonneuve (fondateur de Montréal) et avait un collège de Jésuites, dont plusieurs sont venus au Canada (peut-être parmi les saints martyrs canadiens). Couple aussi de Belgique.
– Ensuite, on se rend à San Gimignano, petite ville aux onze tours médiévales. On s’y promène un peu pour admirer l’endroit. Son caractère médiéval fait sa réputation.
– Nous revenons à l’hôtel épuisés.
– En route, nous avions vu la forteresse de Monterigionni. Paraît que l’endroit a influencé Dante pour un chapitre de sa Divine Comédie. Il y a décrit la bouche de l’enfer où Lucifer est entouré de quatorze géants. (Le fort compte 14 tourelles.) Nous passons aussi devant le village où est né Bocaccio, auteur du Décaméron.
– Sienne et San Gimignano sont dans le Chianti, les vignes et les oliviers sont donc partout. Les vignes regorgent de superbes raisins bleus ou rouges.
– J’ai été obligé de remplacer ma carte d’appareil photo, la capacité étant au maximum. Je vais manquer de cartes!
– Souper à la trattoria Za-Za du marché San Lorenzo. Meilleur souper à Florence à ce jour. Le guide avait recommandé tous les restaurants de cet endroit; nous le savions déjà, ayant mangé à trois endroits auparavant, dont deux fois au même.

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Carnets de voyage : Italie – 28 août au 12 septembre 2003

Quatrième partie : 4, 5 et 6 septembre

4 septembre (suite) — Retour à l’hôtel. C’est à peu près le maximum que nous avions le temps et l’énergie de visiter pendant notre séjour à Rome. (Note du blogueur : à Rome comme à Paris, on marche!) – Lu dans le journal Il Giornale avant-hier : en 2002, à Rome, 989 piétons ont été tués; 18 878 ont été blessés. Facile à comprendre. Louise et moi avons passé près à deux ou trois reprises. – Ce matin, avant les visites, déjeuner dans un ristorante au lieu des céréales et des brioches de l’hôtel. Nous prenons chacun une bonne « omeletta completa » (jambon, fromage, champignons) avec deux bons capuccinos. – J’allais oublier : confirmation que ça se prononce « brousketta »! – À la table voisine ce matin, un jeune Canadien convaincu : t-shirt avec feuille d’érable rouge. Il est de Kitchener. Il fait un voyage en Europe avant son premier emploi dans deux semaines et demie. Ses parents, qui habitent un petit village vers le milieu triangle Kitchener-Owen Sound-London à « une heure et demie du premier Burger King »! Bons parents que nous sommes, Louise lui dit d’être prudent pendant le reste de son séjour. Il se promène en train : Amsterdam, passant par Paris, Milan, vers Rome. Nous n’avons pas retenu son nom. – Dernière soirée fort agréable. Nous retournons au Ristorante Bistro. Accueillis comme la royauté. Louise prend des raviolis; je prends un filet mignon et des frites maison très excellentes. Nous optons pour un « vino rosso » de qualité supérieure pour notre dernier soir. Suggestion de l’hôte : un Vino Nobile de Montepulciano, un rouge de Toscane plutôt rare. Vin très bon… et plus. – À côté de nous, un couple new-yorkais marié le 30 août et à sa première journée de lune de miel. Ça commence mal pour eux… Lufthansa a perdu leurs bagages et ils avaient manqué leur avion au départ. Je leur fais remarquer qu’ils n’ont peut-être pas besoin de leurs bagages en voyage de noces. Ils ont un bon sens de l’humour! Nous échangeons longtemps. Lui capte sur caméra-vidéo notre recette de 35 ans de bonheur. Je prends sur vidéo leur conversation. Ils vont aussi à Florence après Rome. Lui souhaite qu’on s’y retrouve. – Observation : Louise et moi ne sommes assurément pas racistes. Le jeune couple est noir ébène et de toute évidence file le parfait bonheur. Ils ne peuvent résister à nous raconter leur coup de foudre. L’hôte leur raconte que tout est gratuit pour nous demain soir si nous revenons. (Il sait déjà que c’est notre dernier soir!)

5 septembre — Départ de l’hôtel à 11 heures. À la gare Termini, nouvelle leçon sur comment faire qui coûte 5 euros. Une femme nous aide à monter nos bagages et à faire estamper nos billets, que nous aurions pu faire nous-mêmes. – Sur le train, rencontre d’un couple de Philadelphie, originaire de la Louisiane. Ils sont arrivés en avion et prennent aussitôt le train pour Florence afin de visiter la Toscane et de revenir à Rome. Lui doit participer à une conférence; elle l’accompagne parce que c’est leur 20e anniversaire. – Voyage en train confortable. De beaux paysages, mais pas réellement extraordinaires. Arrivée à Florence à 14 h 10. Notre hôtel San Giorgio est à cinq minutes de marche (ch. 232). – Bon accueil. Choc à la chambre. Propre mais plus petite qu’à Rome… deux lits simples! Un seul poste de télé en français. Décision prise : le prochain voyage en Europe se fait dans des hôtels plus grands et budget plus élevé ou durée raccourcie de quelques jours. – Une première marche autour de notre arrondissement. Contrairement à Rome, nous sommes en plein coin touristique, deux minutes du marché central où nous trouvons cadeaux pour Dominique et Manon. Du cuir à perte de vue et « pas cher ». Dans les rues voisines, boutiques après boutiques de toutes sortes de belles et bonnes choses. – Souper à la Trattoria Da Garibardi. En français. Ossobuco a la florentina et taglienneri a cream truffo. Chianti Brolio pour accompagner le tout. Dessert bon, mais aucune idée de quoi il s’agissait, autre les noix. Une sorte de cigare à la crème! – Les rues, le soir, inquiétantes plus qu’à Rome. Certains jettent un coup d’œil à la sacoche de Louise pour voir comment elle la tient.

6 septembre — La clef de notre chambre est telle grosse et pesante qu’il faut la laisser à la réception. Chambre de bain tellement étroite qu’il faut sortir pour laisser l’autre entrer. – Florence = tentation!!! – Matinée d’achats. Si les restaurants sont chers, les boutiques sont le contraire. Arrêt au « Mercato centrale » et conclusion que Jean-Talon et Atwater ne sont rien. Et nous n’avons pas fini de magasiner; après tout, ce n’est que notre première journée complète à Florence. – Florence est aussi meilleure pour observer le quotidien des Italiens. Par exemple, pendant que j’attendais Louise devant une boutique : Une « mamma » italienne est avec sa famille et devant une trattoria, elle reconnaît quelqu’un qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Devant la porte, ce sont les retrouvailles. Elle fait les présentations à sa famille. Après une dizaine de minutes de rires et de jasette, la « mamma » poursuit sa route manifestement heureuse et émue. Ses deux filles lui caressent l’épaule et la serrent dans leurs bras. Presque assez pour mouiller les yeux!!! – Entendu à la télé : « Le visage est la partie la plus intime du corps humain puisqu’il trahit chaque sentiment, chaque émotion, chaque pensée; c’est aussi notre image personnelle et individuelle. »

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Carnets de voyage : Italie – 28 août au 12 septembre 2003

Troisième partie : 3 et 4 septembre.

3 septembre — Collision à l’intersection de l’hôtel hier soir. Les deux conducteurs se sont criés à tue-tête puis ont continué. Nous avons remarqué des centaines d’autos accidentées, égratignées, etc., et non réparées. – Dîner à l’Osteria Da Salvatore. Prix fixe mais à éviter. La serveuse s’est presque changée dans la porte. – Observation : Wonder Bra ne ferait pas fortune à Rome! – Près de l’hôtel (tout près), un « Cine Sexy » « solo adult » et une « Disco Sexy », photos suggestives à l’entrée. – Courriels ce matin. 1 euro la demi-heure. – Le mot est d’origine italienne et c’est facile à comprendre. Il y a toujours des graffiti à portée de vue. Dans le journal La Stampa, un quart de page de publicité sur un produit pour les enlever (+Remuovo Graffiti). Même les monuments ne peuvent y résister. – Observation : Dans notre salle de bain, serviettes et débarbouillettes ressemblent à des nappes et des serviettes de table. – Aujourd’hui, tournée organisée (donc limitée) de sites reliés à l’histoire chrétienne : (1) La basilique Ste-Marie-Majeure. Une des quatre grandes basiliques de Rome. Ostentation de richesses incroyables. (Avant d’y entrer, il se met à pleuvoir [avec éclairs et tonnerre]. Démonstration éclatante du concept de la demande et de l’offre. Il y a des vendeurs de parapluie partout à 5 euros chacun. Puisque la pluie n’avait pas été annoncée, nos imperméables étaient à l’hôtel. Nous rapportons deux parapluies en souvenir.) Sous l’autel principal (l’un des quatre où seul le pape peut célébrer la messe, les autres étant St-Pierre, St-Paul-hors-les-murs et St-Jean-du-Latran), une relique non validée contenant le bois du berceau de la crèche de Jésus. (Le scepticisme commence à faire surface!) (2) Ensuite, visite de la basilique-cathédrale St-Jean-du-Latran, siège épiscopal de l’évêque de Rome qui est aussi le pape. L’une des plus vieilles basiliques de Rome. Comme les autres, spectaculaire. Au-dessus du grand autel, dans une section entourée de barres, deux statues de Pierre et Paul veillant sur leurs reliques : les crânes des saints Pierre et Paul. Reliques validées par l’Église. (Le scepticisme monte d’une coche.) (3) Juste à côté, un autre énorme bâtiment, construit pour y loger l’escalier du palais de Ponce Pilate où le Christ aurait monté pour se rendre chez Pilate. Une certaine Hélène, richissime chrétienne, aurait fait démanteler l’escalier de marbre, la déménager et la reconstruire à Rome. L’escalier est recouvert de bois pour protéger le marbre. Les visiteurs y montent à genoux. (Le scepticisme est à son comble.) (4) Par la suite, nous empruntons la Via Appia… plus vieille rue de Rome (312 avant J.-C.) qui nous amène aux Catacombes de Domitilla. Interdit de photographier. De toute façon, une photo ne rendrait pas justice. Nous visitons une centaine de pieds du deuxième étage de cinq souterrains où 17 km de couloirs s’entrecroisent. Dix-sept siècles d’histoire. Pas loin de là, les ruines gigantesques des thermes de Caracalla. – Observation : l’essence diésel se vend 0,88 euros; l’essence pour autos, 1,1 euros. (Et on se plaint au Canada!) – Observation : Nous revenons à l’heure de pointe dans l’autobus. Nous comprenons pourquoi les autos sont si abîmées. – Excellent souper au Ristorante Steak House. Ossobuco qui devient la norme de comparaison. Lasagna il forno pour Louise. Le Chianti Classico se boit tout seul. – Observation : Autre sens au mot « piano » = étage. Par ex. hôtel Auriga, 3e piano; hôtel Republica, 2e piano, dans un même édifice.

4 septembre — Dernière journée complète à Rome. Drôle hier : J’avais envoyé d’Ottawa un courriel en Suisse à un ami. Il m’a répondu alors qu’il était à Montréal. Je lui ai répondu à mon tour de Rome. Mondialisation! – Ce matin, autre collision devant l’hôtel. – Première visite de la matinée au Panthéon, temple des dieux romains d’avant J.-C. transformé en église plusieurs siècles après J.-C. Plus vieille structure antique encore presque intacte à Rome. Fait intéressant, il y a un trou dans la coupole; quand il pleut, 22 trous dans le plancher de marbre drainent l’eau. – Y sont enterrés Vittorio Emmanuel « padre de Italia », la reine Marguerite de Savoie, le roi Umberto I et… Raphaël. (Note du blogueur : Si vous avez vu le film « Anges et démons », le Panthéon y figure lorsque le personnage joué par Tom Hanks cherche la tombe de Raphaël.) – Le quartier autour est plein de ruelles, de boutiques, de ristorante. Dans un, Louise prend une « salade aux fruits de mer »… plusieurs ingrédients inhabituels et inconnus, mollusques, pieuvre, etc. C’est bon! Je prends une « caprese » (tomates et fromage). – Nous trouvons une petite boutique où nous obtenons des jouets pour les petits-enfants et une autre où nous trouvons de superbes foulards de soie pour une amie de Louise et notre voisine (qui s’occupe de la maison). – Un peu plus loin, par hasard, nous entrons dans une autre énorme basilique; nette impression qu’il y en a une à tous les deux coins de rue de la Rome ancienne. Cette fois, nous y voyons la tombe de sainte Catherine de Sienne, la tombe d’Urbain VII (pape douze jours) et la tombe d’un pape Benoît (?). L’église est elle aussi un cimetière de papes et de notables de l’époque. – Dans ce coin, dizaines de boutiques de produits et vêtements pour prêtres et religieux et religieuses. Dans une vitrine, une trousse calice et ciboire, sertis de pierres, au prix alléchant de 2100 euros!!! Des ostensoirs modernes. Des vestes de laine pour sœurs. Des collets romains. Du jamais vu! – Finalement, visite de la Piazza Navona. C’est l’ancien cirque de Dioclétien (dernier empereur persécuteur) converti en place entourée de terrasses, Personnages de toutes espèces! Au milieu de la place, les trois fontaines chefs-d’œuvre de Bernini. Les pigeons préfèrent la fontaine du milieu! (Note du blogueur : La Piazza Navona est également mise en évidence dans « Anges et démons ». C’est justement dans la fontaine du milieu que le personnage de Hanks sauve le quatrième cardinal.)