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La Clinique Smith fermée… des anglais étaient inquiets

Dans le Journal de Montréal du 13 novembre 2012, une manchette fait référence à l’Hôpital général de Hawkesbury qui attire de plus en plus de patients québécois à sa salle d’urgence parce que l’attente n’y est pas longue. Dans l’article, quelqu’un fait référence au fait que toutes les affiches sont bilingues dans cet hôpital. Mais dans l’édition du journal Le Carillon du 19 septembre 1981, c’est plutôt l’unilinguisme qu’on y déplore… mais l’unilinguisme français. « La direction (…) a tenu à démentir la rumeur voulant que la langue de travail (plutôt de communication entre les employés) devait être le français seulement. Des plaintes ont été reçues par des citoyens inquiets dans la région, et le bureau régional du ministère de la Santé a été saisi de l’inquiétude des anglophones. » Ce sont des employés de l’ancienne clinique Smith qui auraient été à l’origine des plaintes. « Certaines personnes n’acceptent pas le changement » avait d’ailleurs souligné la directrice générale Cécile Dagenais.

« Visiblement choquée de la réaction et de la rumeur, Mme Dagenais a indiqué que sa réponse au ministère de la Santé expliquait ses projets pour éviter qu’une situation semblable existe, soit l’embauche de personnel bilingue dorénavant, l’organisation de cours de langue seconde pour le personnel, dont $4000 ont été reçus pour des cours de français seulement. Les demandes ont été faites pour des cours d’anglais, mais les subventions n’ont pas été débloquées jusqu’à maintenant. Finalement, elle précise que les quatre feuillets unilingues français, sur un total de 39 fiches, seraient réimprimés dans les deux langues officielles du pays. » Entre temps, le directeur général de la campagne de souscription, André W. Tessier, craignait « que de telles rumeurs nuisent à la campagne de financement de $4,5 millions. » Évidemment, cet hôpital est bilingue depuis longtemps.

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L’article n’est pas long. En fait, il se limite à la légende d’une photo à la une de l’édition du 30 septembre 1981. « La cause de l’incendie qui a détruit la grange de M. Eugène Brunette à St-Eugène, tôt lundi matin, demeure indéterminée, selon le chef des pompiers du canton de Hawkesbury-Est, M. Romain Meilleur. Toutefois, il a signalé qu’il n’y aurait pas d’enquête. En plus de la propriété de M. Brunette et de la bâtisse, perte évaluée à près de $65 000, le locataire d’une section de la grange, M. Peter Skotidakis, un voisin, y a perdu 363 chèvres. Les deux propriétaires touchés étaient assurés en partie pour leurs biens perdus. Les douze sapeurs ont reçu l’appel vers 3h45 le matin. M. Meilleur a souligné l’assistance apportée par les propriétaires de la grange qui ont servi café et déjeuner aux pompiers en service. » Peter Skotidakis est évidemment propriétaire de l’entreprise dont les produits caprins sont maintenant accessibles dans presque toutes les grandes épiceries de la région.

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Ça brassait dans le monde de l’édition à Hawkesbury comme on peut le lire dans le journal du 3 octobre 1981. « À compter d’aujourd’hui, le Hawkesbury Express, dans sa troisième année de publication, est fusionné avec Le Moniteur & The Echo, autrefois la propriété de J.H. Laurin et acquis, en 1957, par André Paquette. Le Moniteur & The Echo ont été publiés simultanément avec l’ancien Discount pendant plusieurs années avant d’être attaché avec l’édition du samedi du journal Le Carillon depuis près de trois ans. Cette fusion a été rendue possible par l’acquisition de la totalité des actions de la compagnie Hawkesbury Express Ltée par la Société de gestion André-Paquette et Associés. (…) Le Hawkesbury Express sera donc connu dorénavant sous le nom de Le Moniteur & The Echo EXPRESS. » Je n’avais pas aimé cette décision d’acheter un concurrent parce que mon équipe et moi étions sur le point de gagner la bataille de l’information contre ce concurrent qui savait très bien qu’en vendant son journal à notre organisation nous devrions nécessairement cesser notre concurrence. C’est ce qui est arrivé.

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Un vol audacieux en pleine campagne

Tout compte fait, il y avait peu de vols de banque dans les comtés unis, bien que la région n’en ait jamais été épargnée. Mais quand il s’en produisait un, il faisait la manchette. Le Carillon du 5 septembre 1981 titre « La Caisse pop de Ste-Anne dévalisée ». Ça s’était passé dans un petit village rural de l’Est ontarien. « La Sûreté provinciale de l’Ontario aurait arrêté jeudi matin un suspect près de Ste-Justine et un deuxième serait toujours au large à la suite d’un vol à main armée survenu mercredi après-midi à la Caisse populaire de Ste-Anne-de-Prescott. » Le vol avait rapporté « un peu plus de $9,000 à ses auteurs ».

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À compter du 1er septembre 1981, de nouvelles plaques d’immatriculation devenaient la norme en Ontario. Le slogan « Keep it beautiful » était alors remplacé par « Ontario – Yours to discover », le même qu’arborent toujours les plaques en Ontario en 2012. Aujourd’hui, vous pouvez aussi obtenir une version française qui dit : « Ontario – Un monde à découvrir »… mais il faut les demander.

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Il n’en fallait pas plus pour propager les rumeurs d’une fermeture prochaine et même d’une vente des installations à la société Ivaco. Il en est question dans le journal du 16 septembre 1981. « Dans la journée de mardi, la compagnie Amoco Fabrics de Hawkesbury a distribué des avis de mise à pied à 140 de ses 420 employés dans le but de diminuer sa charge salariale et augmenter les profits de l’entreprise se spécialisant dans la fabrication de sous-tapis. » Parmi les mis à pied, le président du syndicat. « Le directeur du personnel a nié que la nouvelle usine d’Amoco à Cornwall, dont la construction a été terminée peu après la grève à Hawkesbury, se soit accaparé d’une partie de la production autrefois réservée à Hawkesbury. Cornwall produit des sacs et Hawkesbury des sous-tapis, deux lignes de production différentes. » Mais les employés n’en démordaient pas et avaient attribué les mises à pied à une décentralisation vers Cornwall parce que l’usine locale produisait aussi des sacs à un certain moment. Décidément, le contexte économique nuisait de plus en plus aux entreprises de la région.

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Jean-Pierre Fredette, de Treadwell, de qui je vous avais parlé récemment, est ordonné prêtre à la basilique-cathédrale d’Ottawa le samedi 19 septembre 1981.

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Je vous ai parlé de l’ancêtre de l’appareil photo numérique. Voilà que dans le journal du 19 septembre 1981 il est question de l’ancêtre de l’automobile électrique. Un concessionnaire de voitures usagées de la rue John à Hawkesbury, Charles Cyr, en avait obtenu une en démonstration. « La voiture se propulse grâce à un moteur alimenté par huit batteries de six volts chacune. Elle atteint une vitesse maximale de 65 kilomètres à l’heure et peut rouler environ 70 kilomètres avant de nécessiter une charge. (…) et ça prend 8 heures pour une recharge complète. » Il y a eu beaucoup de preneurs, mais peu d’acheteurs. « Environ 80 individus ont essayé le véhicule électrique depuis un mois. Parmi ceux-ci, plusieurs représentants d’entreprises se sont montrés très intéressés à l’achat. Une pizzéria de la ville serait sur le point de passer sa commande et le bureau de poste étudie très sérieusement la possibilité de se porter acquéreur de ce véhicule archi-économique. » Je n’en ai jamais vu rouler une par la suite.

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La Mavica… un concept révolutionnaire

Aujourd’hui, vous transportez quelque chose de semblable dans votre téléphone cellulaire, mais à l’époque c’était une invention extraordinaire. J’en parle dans ma chronique du journal Le Carillon du 29 août 1981. « Un autre progrès technologique. Sony a inventé un nouvel appareil photographique sans film dont les images (une cinquantaine) en couleurs sont enregistrées sur un vidéodisque qui peut les reproduire sur un écran de télévision, à l’aide d’un décodeur spécial. Le minidisque carré mesure environ deux pouces et demi. Le Mavica serait commercialisé dans deux ans environ et se vendrait 800 $ au Japon, en plus de 265 $ pour le décodeur. L’appareil est de la dimension d’une caméra 35 mm ordinaire. » C’était il y a à peine un plus de 30 ans. Pas question d’arrêter le progrès.

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La réaction n’était pas surprenante. De nouvelles résidences avaient été construites à proximité et leurs propriétaires se plaignaient des bruits. Le chroniqueur Charles Burroughs s’y réfère dans le journal du 2 septembre 1981. « M. Mike Ahmed, le gérant du ciné-parc Mustang, ne prise pas du tout les plaintes qui sont dirigées régulièrement contre son établissement. M. Ahmed a fait savoir, cette semaine, que ce sont les gens qui fréquentent le ciné-parc et non l’installation elle-même qui sont responsables de la plupart des bruits émanant du terrain et qui font sortir de leurs gonds les résidents du voisinage. Le gérant rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, l’établissement était installé en plein champ, à l’extérieur de la zone urbaine, et que c’est la ville qui est venue s’installer aux alentours et non le contraire. Selon lui, l’installation d’un système sonore à émetteur radio, tel que suggéré par certains critiques, ne réglerait rien à la situation, puisque ce système est très sensible aux interférences électromagnétiques. » Un peu comme quelqu’un qui construit sa maison près d’un aéroport et qui se plaint ensuite du bruit des avions. Par contre, à Alexandria, le ciné-parc Sky-Hi avait installé un système de radio à peu près à la même période.

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En Ontario, comme le rapporte le journal du 2 septembre 1981, le ministre des Affaires gouvernementales a confirmé que « les politiciens jouiraient d’un mandat de trois ans à partir de l’élection de novembre 1982 ». Les politiciens municipaux et scolaires bien entendu. Une année pour apprendre; une année pour agir; une année pour préparer sa réélection.

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C’était bien avant le jeu de loterie de Loto-Québec diffusé sur le réseau TVA. L’article du 2 septembre 1981 me fait sourire. « Quatorze groupes de 4-H d’économie domestique présenteront le programme de cours intitulé ‘La poule aux œufs d’or’ dans le comté de Russell d’ici la fin du mois. (…) Le cours présentera différents modes de préparation du poulet et la technique des plats de base d’œufs. (…) Le cours est ouvert aux garçons et filles de 12 à 26 ans. » Pas sûr que les gars de 26 ans avaient aimé se faire traiter de « garçons »!

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Hawkesbury Centre… ça commence mal

« Les difficultés de la compagnie Hawkesbury Centre, propriétaires de notre centre commercial, n’affectent en rien le bon fonctionnement de nos différents magasins. » L’affirmation était du président de l’Association des marchands du Hawkesbury Centre, « à la suite de rumeurs qui se sont mises à circuler dès l’annonce que la Banque de Montréal avait chargé la firme Clarkson, d’Ottawa, de prendre en tutelle les affaires du Hawkesbury Centre ». La nouvelle fait la une du journal du 26 août 1981 surtout parce que ce centre avait été inauguré il y avait à peine un peu plus d’une année, le 18 juin 1980. « Les deux promoteurs locaux de cette compagnie, MM. Ghislain Séguin et Gilles Parisien, ont confirmé au Carillon la décision de la Banque de Montréal prise par suite d’arrérages de paiements d’une dette de quelque 750 000 $. ‘Comme bien d’autres hommes d’affaires, ont-ils dit, nous sommes victimes des hauts taux d’intérêt et nous ne pouvons pas fonctionner dans ces conditions impossibles. Réalisé à un coût de quelque $4,5 millions – après une année d’acquisition des terrains nécessaires – le projet de Parola Realities et de Syndicated Development regroupe 19 espaces commerciaux loués et huit bureaux d’affaires, dont le magasin Loblaws et le Centre d’emploi du Canada. » Ce centre commercial est toujours là et Giant Tiger s’est installé récemment dans l’ancien espace de Loblaws.

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Dans Le Carillon du 22 août 1981, un article annonce diverses nominations ecclésiastiques diocésaines et une retient mon attention. « Et un postulant à la prêtrise, Jean Leroux, effectuera un stage pastoral à la paroisse St-Dominique de Hawkesbury, administrée par le curé Hubert Laurin. Jean Leroux (qui doit faire un tel stage avant son ordination sacerdotale) s’occupera de la pastorale dans les écoles secondaires de Hawkesbury et de Vankleek Hill. » J’y reviendrai un peu plus tard, notamment pour vous raconter ma prise de bec avec l’archevêque de l’époque, Mgr Joseph-Aurèle Plourde.

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Charles Burroughs y fait sa référence dans sa chronique du 26 août 1981. « On s’y attendait depuis longtemps: le poste radiophonique CFIX de Cornwall et son satellite CHPR à Hawkesbury ont déclaré faillite, malgré les pressants efforts déployés pour le renflouer. CFIX, en dépit de ses nombreux problèmes, était quand même la voix française de Cornwall et la région de l’Est ontarien, et nous osons espérer qu’elle passera à travers ses présentes difficultés. »

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Vous aurez remarqué mes références aux nombreuses difficultés financières des entreprises locales et régionales. C’était dans le contexte de la situation économique qui sévissait depuis quelques années partout au Canada et ailleurs dans le monde après la crise du pétrole du milieu des années 70.

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« Un contingent de 123 coureurs a pris le départ de la première édition de cette course qui deviendra un événement annuel. » Il s’agissait de « La Foulée » et il en est question dans le journal du 26 août 1981. Ces amateurs de course à pied de Hawkesbury avaient voulu lancer un semi-marathon et attirer des coureurs de calibre dans leur ville. Le président d’honneur avait été Marcel Jobin, un marcheur olympique de réputation. Le jour de la course, il ne s’était pas contenté de récolter les honneurs et avait travaillé presque autant que les nombreux bénévoles. Claude Lafrenière, de St-Boniface (pas du Manitoba, mais près de Shawinigan), avait remporté la course de 21 km en une heure, 11 minutes et 39 secondes. L’épreuve principale regroupait 95 coureurs et les 39 autres avaient participé au « mille populaire ».

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Une épine dans le talon des conservateurs

Le député Don Boudria était de plus en plus une épine pour les conservateurs de Bill Davis. On peut en lire un exemple dans l’édition du 19 août 1981 du journal Le Carillon. « Le député libéral de Prescott-Russell à Queen’s Park, Don Boudria, n’apprécie pas du tout l’acquisition d’un avion gouvernemental de type Challenger 600, au coût de $10,6 millions. (…) Il est évident que Bill Davis s’est récompensé d’avoir été élu à la tête d’un gouvernement majoritaire, en s’achetant un avion avec l’argent des contribuables de l’Ontario. (…) Si le gouvernement est si riche, poursuit le député de Prescott-Russell, pourquoi ne pas aider nos fermiers et les petites entreprises avec leurs taux d’intérêt à la hausse? Le gouvernement a augmenté les primes d’assurance-maladie de $100 millions et avec ces profits il achète un jouet dispendieux. » Ce n’était qu’un exemple parmi tant d’autres.

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Les gens s’en souviendront peut-être parce qu’ils étaient installés devant le quartier général du Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell à L’Orignal pendant plusieurs années. Mais comme on peut le lire dans le journal du 19 août 1981, « l’administration municipale ne veut pas se retrouver avec un éléphant blanc en prenant possession du ‘Mouton Blanc’. Le ‘Mouton Blanc’ c’est le célèbre bateau dans l’émission éducative télévisée ‘Les boucaniers d’eau douce’, que tous les enfants connaissent. Il y a quelques années, le Conseil des écoles catholiques de Prescott-Russell avait obtenu les décors utilisés pour cette émission et les avait fait installer en face de son quartier administratif. » Le CECPR avait offert les deux bateaux à la ville de Hawkesbury, mais la ville n’en avait pas voulu.

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Je crois que tout le monde dans les comtés unis connaissait le concessionnaire de General Motors A et R Grégoire d’Embrun. En fait, mon père et un de mes frères y avaient acheté des automobiles. Mais comme on peut le lire dans le journal du 19 août 1981, « la hausse des taux d’intérêt à des niveaux record au-delà des 20 % a eu des effets néfastes sur l’entreprise A et R Grégoire qui a dû déclarer faillite jeudi dernier, après plus de cinquante ans d’existence ». La débâcle avait été prévisible. « L’entreprise, concessionnaire GM, connaissait depuis plus d’un an certaines difficultés financières. Le chiffre d’affaires de A et R Grégoire avait chuté à $22 millions l’année dernière, alors qu’en 1978, il atteignait les sommets de $36 millions. (…) Le personnel de la compagnie avait été réduit de 70 à 45 employés depuis que la santé financière de l’établissement se détériorait. »

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C’est ce que dit la publicité dans le journal du 19 août 1981 simplement parce que c’était comme ça à l’époque. « Constable demandé. Police de Hawkesbury, Ontario. Âge 18-35 Éducation 12ième – Bilingue. » Pas plus d’exigences que ça.

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Il fallait faire bouillir de l’eau

C’était une des très rares fois où cela se produisait et la nouvelle valait forcément la manchette de l’édition du 8 août 1981 du journal Le Carillon. « L’eau potable à Hawkesbury doit être bouillie durant 20 minutes avant de la consommer, à cause d’un problème de chloration qui se manifeste à l’usine de filtration depuis lundi. L’ordre de faire bouillir l’eau avant de la consommer a été annoncé dans les rues de la ville jeudi, à la suite de l’intervention de l’ingénieur directeur de l’inspection des stations de pompage et usines de filtration du sud-est de la province pour le compte du ministère de l’Environnement. L’insuffisance de chlore dans l’eau a commencé à se manifester à la suite d’un changement d’un cylindre de chlore, qui contient une tonne de cette matière. » La situation sera rétablie très rapidement. Je retiens « annoncée dans les rues » parce qu’à l’époque, il était commun d’entendre les annonces publiques dans la rue. Quelqu’un avait installé des « cornets » haut-parleurs sur son automobile et circulait dans les rues pour de telles annonces. Je me souviens de Bernard Denis et ses fils, entre autres.

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Un magasin Towers sera aménagé « dans l’espace anciennement occupé par le magasin LaSalle, au centre commercial Rozon de Hawkesbury ». L’article du 12 août 1981 précise que le magasin de 50 000 pieds carrés devrait ouvrir ses portes probablement en mars 1982. Towers exploitait déjà trois succursales à Ottawa et voulait mieux desservir la région de l’Est ontarien. Je m’en souviens vaguement.

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« Selon le ministre de la Défense nationale, M. Gilles Lamontagne, son ministère mise beaucoup sur la compagnie Sperry en ce qui a trait aux inventions et aux nouveaux dispositifs électroniques, et en particulier sur l’usine de Rockland qu’il a inaugurée mercredi midi. » C’est ce qu’on peut lire dans le journal du 15 août 1981. « L’entreprise a du même coup ouvert la porte à l’avenir pour la population de la ville, avec ses promesses d’emplois, d’agrandissements éventuels et d’autres industries qui pourraient emboîter le pas. » L’usine employait 90 personnes et l’entreprise espérait en embaucher 60 de plus. « Appareils de communications perfectionnés pour avions et surtout pour les navires, simulateurs et radars, l’assemblage se fait sur place. » L’usine a fermé ses portes il y a de nombreuses années et les promesses ne se sont jamais matérialisées. Aujourd’hui, le fabricant de cuisines et de cabinets A. Potvin y est installé.

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Terry Fox était évidemment sur toutes les lèvres en 1981, particulièrement à Hawkesbury où il avait fait son entrée en Ontario. Les autorités municipales voulaient commémorer cet événement de manière permanente. « Le Conseil municipal a décidé de ne pas changer le nom de la rue John pour la rebaptiser en l’honneur de Terry Fox, le célèbre marathonien unijambiste qui était de passage à Hawkesbury le 20 juin 1980 et qui est devenu depuis un héros national. (…) Le Conseil a toutefois maintenu sa décision de nommer le sentier du parc de la Confédération, ‘Promenade Terry-Fox’ et de continuer les démarches pour faire nommer le quai fédéral ‘quai Terry-Fox’. De plus, la ville fera installer un panneau à l’entrée de la rue John, signalant l’endroit où Terry Fox est entré en Ontario lors de son périple transcanadien, brusquement avorté à Thunder Bay. » L’article est dans le journal du 19 août 1981.

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CP achète la CIP

Je crois que personne n’avait prévu la nouvelle et personne n’en avait évalué les conséquences sur le coup. Quoi qu’il en soit, dans Le Carillon du 17 juillet 1981, Monique Castonguay nous apprend que « les Entreprises Canadien Pacifique ont annoncé mercredi matin leur intention de se porter acquéreurs de la Compagnie internationale de papier, par l’achat de toutes les actions de la CIP de la firme américaine International Paper de New York au coût de $1,1 milliards en argent canadien ». CP était alors l’entreprise canadienne la plus importante. « Outre son Centre de recherche et une usine de pâte bisulfite à Hawkesbury, la CIP détient des usines de papier journal à Trois-Rivières, Gatineau et à Dalhousie, au Nouveau-Brunswick. Les trois autres moulins sont situés à La Tuque, Toronto et Matane. Les employés du moulin de La Tuque sont présentement en conflit de travail depuis 13 mois. La CIP emploie environ 13 500 personnes et compte parmi ses produits les marques de commerce Facelle et Masonite. »

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Pauvre Richard Hudon! L’animateur communautaire du collège Algonquin se retrouvait encore au centre d’une controverse. Dans le journal du 25 juillet 1981, nous lisons que « le directeur général de l’Association pour les déficients mentaux de Prescott-Russell, Sylvère Cormier, attend incessamment l’avis du ministère des Collèges et Universités sur le rôle qu’est sensé jouer dans une communauté l’animateur d’une institution scolaire et il espère s’entretenir avec le président Laurent Isabelle concernant le rôle défini d’un animateur communautaire au collège Algonquin ». Tout ça avait commencé avec le congédiement de six employés des Industries Vanier et de l’intervention de Richard Hudon dans les négociations et étaient « venus demander des conseils sur la façon de réagir compte tenu des événements ». Décidément, le rôle de l’animateur devait être précisé au plus tôt.

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Quand l’annonceur vous dit que le soleil se lèvera à 6 h 47… c’est à l’heure de Plantagenet qu’il fait référence dans notre zone de fuseau horaire. Nous apprenions ça dans le journal du 29 juillet 1981 de la plume de Roger Gagnon, au Planétarium Dow de Montréal. Au XIXe siècle, on avait décidé « que toutes les villes d’une même région ou d’une même province se mettraient à la même heure. Pour l’Ontario et le Québec, ce méridien est celui situé à 75 degrés ouest de Greenwich. Il passe entre Montréal et Ottawa. Cette ligne imaginaire traverse le comté de Prescott, précisément à Plantagenet. » Voilà, maintenant vous savez et quand vous voulez ajuster vos montres, Plantagenet est l’endroit idéal.

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Dans ma chronique du 1er août 1981, j’offre mes condoléances à la famille d’Albert Villeneuve, qui était décédé le 28 juillet. « Il était mieux connu comme propriétaire du restaurant ‘Pete’s Lunch’ ». Bon, si je pouvais maintenant me souvenir où était situé ce restaurant!

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Votre homme est-il un « 10 »?

Je ne sais pas pourquoi nous avions publié ce texte dans Le Carillon du 11 juillet 1981, mais je le trouve encore intéressant et drôle. Le titre : « Comment découvrir si votre homme est un ‘10’ ». Le voici donc :

« Un homme est un ‘10’ parfait, quand il…
• pense que vous êtes parfaite;
• a un côté enfant, et qu’il peut faire des cabrioles ou imiter le grincement des freins;
• est assez patient pour vous apprendre à conduire avec les changements manuels;
• apporte des roses à longues tiges ou du chocolat Laura Secord à la première sortie, ou du moins à la deuxième;
• aime à vous agacer;
• est galant et cavalier;
• danse joue contre joue comme Fred Astaire;
• ne vous demande jamais d’argent;
• endure vos humeurs différentes, mêmes lorsqu’elles sont ridicules;
• pleure quand il voit un film triste;
• apporte des fleurs ou un petit cadeau sans aucune raison;
• sait donner un bon massage du cou et des épaules;
• apporte un jus d’orange et des biscuits, quand vous êtes malade au lit;
• téléphone quand il est en retard, et comprend si vous êtes en retard et avez oublié de téléphoner;
• ne regarde même pas une jolie femme qui passe tout près, parce qu’il est possédé par votre beauté;
• écoute avec ses yeux;
• voyage bien et sans histoire;
• est naturellement mince et n’a pas besoin de régime;
• sait vous faire rire;
• est gentil avec votre mère;
• ne passe aucune remarque quand vous engraissez;
• téléphone pour entendre le son de votre voix;
• se souvient de votre anniversaire ou de la St-Valentin;
• ne baille pas quand votre famille vient à la maison;
• vous complimente souvent, ne voit pas vos défauts physiques, et il est convaincu que vous êtes la plus belle femme du monde;
• croit que les femmes sont les plus belles créatures du monde;
• n’agace pas sur la façon de balancer votre livre de chèques;
• n’est pas trop poilu;
• ne vous demande pas: ‘Entre 1 et 10, quel numéro suis-je?’ »

Moi, je n’ose pas poser la question justement!!!

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Autre signe du temps. « Le train Marelan-Kilmar, qui fait la navette entre l’usine de Marelan de la Canadian Refractories et la mine de magnésite de Kilmar a fait son dernier voyage, samedi dernier. Après 65 ans d’existence, la ligne de chemin de fer a cessé définitivement ses opérations pour faire place au transport par camion. » C’est dans le journal du 15 juillet 1981.

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La controverse… faut bien commencer à quelque part

Pauvre lui, c’était sans doute sa première controverse publique. Comme on peut le lire dans Le Carillon du 8 juillet 1981, Gilbert Rozon était la plus récente cible de l’animateur communautaire du collège Algonquin, Richard Hudon. Il accusait Rozon de racisme en rapport avec « Le Bottin Blanc ». Hudon avait d’ailleurs « déposé une plainte auprès de la Commission ontarienne des droits de la personne » liée au logo utilisé par Rozon pour son bottin. Rozon avait reproduit le logo de son bottin dans le programme de La Grande Virée (dont Le Carillon était un des commanditaires), son « festival international du spectacle au Kébec ». Hudon n’avait pas aimé que Rozon reproduise le logo dans « son programme d’activités publié à 50 000 exemplaires et vendu dans les kiosques à journaux dans les comtés de Prescott et Russell ». Il s’en était plaint à la Commission des droits de la personne du Québec également. « Le logo en question représente un jeune messager de race noire, pieds nus, tenant à bout de bras un énorme annuaire téléphonique, avec, en vignette, au coin intérieur droit, ‘le Bottin Blanc’. » Rozon avait répliqué que « cette plainte provient sans doute d’un intellectuel à l’esprit fertile en imagination ». Il avait aussi soutenu que « l’utilisation d’un noir en publicité n’a rien de raciste. Au contraire, les gens de couleur font partie intégrante de la société nord-américaine et les ignorer en publicité constituerait plutôt la véritable discrimination raciale. » Rozon, bien sûr, fonderait le festival Juste pour rire quelques années plus tard. Sans doute que son logo, après tout, était justement simplement pour rire!

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Le bas de vignette est à la une de l’édition du 11 juillet 1981 et se lit comme suit : « Le sort de la chaîne de magasins à rayons R. Farmer, une entreprise canadienne-française fondée à Hawkesbury en 1950 et qui au milieu des années 70 comptait 19 succursales en Ontario et au Québec, est actuellement entre les mains d’un syndic de faillite. Le magasin de Hawkesbury continue ses opérations pour l’instant, mais l’incertitude règne chez les employés. » Ce magasin était très fréquenté à Hawkesbury. « Dix-sept employés, caissières, vendeuses, employés d’entretien, sont présentement à l’emploi du magasin de la rue Principale, et certains comptant jusqu’à 14 ans d’expérience avec la compagnie, outre le gérant. André Morin compte 20 ans avec la compagnie, dont 14 ans à Hawkesbury et six ans à Gatineau. Les autres succursales de la chaîne sont à Rockland, Maniwaki, Mont-Laurier, St-Georges-de-Beauce, St-Romuald, Plessisville et Magog. » Raymond Farmer, le propriétaire-fondateur de la chaîne, était originaire de Sarsfield dans l’Est ontarien.

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Depuis toujours sans doute, les membres du conseil municipal du Canton de Grenville privilégiaient la langue anglaise pendant leurs délibérations. Mais avec l’adoption de la Loi 101 au Québec, le conseil avait été avisé qu’il devait respecter la loi et avait songé à retenir les services d’un interprète « afin d’assurer que les intervenants francophones lors des assemblées soient entendus dans leur langue ». À ce moment-là, « francophones et anglophones font habituellement leurs présentations au conseil dans la langue de Shakespeare parce que certains conseillers ne maîtrisent que cette langue ». Par contre, « depuis le 30 juin, un conseil municipal du Québec est tenu de garantir qu’un francophone pourra être entendu et recevoir une réponse dans sa langue ». C’était comme ça.

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Un prêtre que j’admirais beaucoup

Je parle de lui dans ma chronique du journal Le Carillon du 27 juin 1981. « L’exposition d’aquarelles de Normand Laurin, en fin de semaine, a attiré plusieurs amateurs à Chute-à-Blondeau. Les scènes de Chute-à-Blondeau, St-Eugène, L’Orignal et Vankleek Hill ont rappelé des souvenirs à plus d’un. L’‘attraction secondaire’ était la blessure subie par l’artiste alors qu’il donnait des cours à l’Institut Archambault à Montréal: un détenu lui a presque arraché l’œil avec son poing. » J’ai toujours une de ses aquarelles sur le mur du salon… un oiseau perché sur des roseaux au bord de l’Outaouais près de Chute-à-Blondeau, mon village natal. Quant à Normand Laurin, il avait été professeur au petit séminaire quand je fréquentais cette institution. Je n’ai pas eu de ses nouvelles depuis plusieurs années… en fait, depuis cette exposition à laquelle j’avais assisté.

Voici ce que l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec dit de lui sur son site Web :

Né à Chute-à-Blondeau, Ontario en 1937. À dix ans, il reçoit en cadeau de ses parents une petite boîte d’aquarelle Reeves qui sera à l’origine de sa passion pour l’art. À 12 ans, il visite une galerie pour la première fois de sa vie, la Galerie Nationale à Ottawa. Une petite esquisse de Tom Thomson le bouleverse: elle est si simple, si colorée et si suggestive. Il en gardera un souvenir impérissable. En 1956, il obtient son baccalauréat ès arts de l’Université d’Ottawa.

Après quelques années d’enseignement, il quitte pour Paris afin de poursuivre ses études en Arts et Lettres. Il fréquente assidûment les ateliers de dessin de la Rive Gauche. Après avoir obtenu sa Maîtrise ès Arts de l’Université Catholique de Paris en 1965, il part pour la Suisse où il enseignera pendant 13 ans le français, l’histoire et l’anglais. Il aura alors la chance inouïe de peindre accompagné par deux peintres de la Société des Peintres Vaudois, Micheline et Maurice Félix de qui il apprendra la théorie de l’art visuel mais surtout la pratique de la peinture. Alors que ses maîtres peignent à l’huile, il peint à l’aquarelle cherchant chez les aquarellistes européens une approche qui lui conviendrait. Enfin il découvre Turner l’Anglais.

De retour au Québec en 1978, il enseigne littérature et arts plastiques au Collège Marie-Victorin à Montréal. Il donne des cours d’aquarelle à Montréal et à Trois-Rivières. Tous les deux ans il expose à Val Carroll à Harrington, Québec.

Démarche artistique

Dans le domaine des arts c’est la subjectivité qui régit toute création. Chaque artiste est différent, pense différemment et perçoit la réalité à sa façon. L’un est plutôt à dominante cérébrale, l’autre porte un regard très réaliste sur ce qui l’entoure… un autre ne peut réagir qu’émotivement devant l’environnement. Abstraction, réalisme, romantisme… etc. C’est avec le plus grand respect que l’on doit considérer de si diverses approches. Si l’on interdit l’individualisme en art, on vient d’accepter de vivre dans un monde terne, prévisible et sans le précieux moment de la surprise visuelle.

Je prends donc la liberté de m’exprimer à la première personne; n’est-ce pas la seule façon de parler de sa démarche artistique. Il me semble d’abord très important de souligner à quel point les bases du langage visuel sont importantes pour moi. Bien sûr elles n’assurent pas à elles seules la réussite d’une œuvre mais elles sont sans conteste un important tremplin vers l’originalité d’un tableau bien fait. Ajoutons tout de suite que l’aquarelle m’est très chère mais elle demeure un médium qui ne doit pas être une fin en soi. Je ne tiens pas à ce que mon art soit un art de combat pour quelque cause que ce soit; les mots sont plus efficaces. Je tiens au pouvoir communicateur d’un tableau. Pour moi, peindre c’est tenter d’entrer en contact très intime avec la personne qui s’arrête devant une de mes œuvres. Créer une impression pour les yeux, faire naître une émotion et enfin susciter une réflexion. Faire en sorte que quelqu’un reparte plus heureux et plus serein, grandi!

J’aime représenter la nature de façon réaliste mais avec le plus de poésie possible. La poésie, quelle belle musique elle apporte à l’œil! et là, avouons-le, l’artiste ne fabrique que de l’artifice; le plus habile des peintres réalistes ne produit que de l’artificiel. Heureusement car autrement la réalité ne serait que la réalité! donc je vise à être un réaliste lyrique: faire chanter la réalité peinte.

Quand je marche dans la nature, je m’arrête pour faire une esquisse très rapide de ce qui me touche (de ce qui entre en moi). Cela m’est très important car j’entre alors en contact avec ce que j’ai choisi de regarder. Bref moment de contemplation. Quelquefois c’est le contraste entre les foncés et les pâle qui me retiennent, ou encore la couleur prend le dessus, la forme des arbres, les volumes etc. Il faut bien le dire, souvent la nature est fade (elle a ses mauvais jours) mais alors il y a les bruits, les odeurs puis le vent et ses caresses qui nous pénètrent et nous inspirent Je suis un contemplatif et l’émotion teinte toujours ma démarche.

Depuis plus de cinquante ans je suis resté passionnément attaché à l’aquarelle. Pourquoi? Je n’ai pas de réponse sauf que je n’ai pas encore percé le mystère de cette eau qui fuit et nous déjoue par ses réactions magiques. C’est un défi constant pour moi de tenter de faire dire à la couleur de nouvelles musiques et d’exprimer des émotions imprévues.

Défi d’amener le médium lui-même à établir le contact avec ce qu’il y a de plus noble chez l’humain. Savoir que quelqu’un vibre à l’unisson avec soi, quel moment privilégié où la réaction de l’autre est aussi un peu une « création »!

Source : http://normandlaurin.artacademie.com

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Pleine page de publicité dans l’édition du 27 juin 1981 pour annoncer l’ouverture officielle du nouveau restaurant Le Séville le 1er juillet. Le restaurant comprenait trois salles : Le Figaro, Les jardins d’Alcazar et la salle Pasada; je crois me souvenir que c’était mes suggestions. Ce dernier nom, en espagnol, voulait dire viaduc et le resto était justement construit là où passait déjà le viaduc du CNR. L’édifice est toujours là, mais s’est transformé dans diverses vocations au fil des années. C’est le bar Déja Vue aujourd’hui.

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« Terry Fox est mort à l’âge de 22 ans » proclame ce titre dans le journal du 1er juillet 1981. « Terry Fox est mort et le Canada est en deuil. Un an jour pour jour après avoir fait son entrée en Ontario à Hawkesbury, via le pont Perley, le courageux athlète du ‘Marathon de l’espoir’ a concédé la victoire à son terrible ennemi, le cancer, et s’est éteint dans son lit d’hôpital, entouré de sa famille immédiate. C’est en effet le 28 juin 1980 que Terry Fox, accompagné de son frère et d’un ami intime, a pénétré en Ontario après avoir pris son départ le 12 avril précédent à Saint-Jean, Terre-Neuve. » Il avait dû interrompre son périple à proximité de Thunder Bay.

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Une autre grève postale sévit au pays en ce début de juillet 1981. Elle durera de nombreuses semaines et était en quelque sorte en réaction à la décision du gouvernement Trudeau de transformer Postes Canada en société d’État à l’automne de cette année-là.

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Montebello accueillerait le Sommet économique international les 20 et 21 juillet 1981 et Bobby Lalonde et Encore y présenterait un spectacle, en compagnie de Liona Boyd et Diane Juster. Bobby y sera accompagné d’Alain Brisson, d’Embrun, Roger Bélisle, de Marionville, et Norman Couture, de Fournier comme Lalonde. Lalonde qualifie leur musique de « country progressif ». On en parle dans le journal du 1er juillet 1981.