Ils l’ont eue sa tête

La guerre d’usure ouverte durait depuis trop longtemps maintenant et il fallait bien que le vase déborde. À la une du journal Le Carillon du 6 octobre 1979, on apprend que « le directeur général du Conseil des écoles catholiques de Prescott et Russell, M. Jean Léveillé, aurait laissé son poste jeudi matin. Rejoint chez lui, M. Léveillé, présentement en vacances, a confirmé la nouvelle, en se gardant de tout commentaire. ‘Je n’y retournerai plus’, a déclaré le directeur général en faisant allusion aux bureaux du CECPR, ‘mais je ne peux pas en dire plus que ça’. Il a précisé que les circonstances de ce départ étaient sub judice. » Sa décision s’expliquait facilement. Comme le rapportait la journaliste Monique Castonguay, « les membres du Conseil des écoles catholiques de Prescott et Russell ont formé un comité pour évaluer le rendement de leur directeur général » et cette décision faisait « suite au mécontentement du Conseil quant au travail du directeur général ». Léveillé n’aurait pu continuer à travailler dans un tel climat, d’autant plus que ce comité était formé des conseillers scolaires Gérard Lalonde, André Henrie, Roland Saumure, Yves Saint-Denis et Jean-Roch Brisson. Ces trois derniers étaient en fait ceux qui s’attaquaient à Léveillé depuis de nombreux mois. J’y ai fait référence dans des billets précédents.

Et ce qui devait arriver, arriva. Le journal de la semaine suivante (13 octobre) nous apprend que « le directeur général du Conseil des écoles catholiques de Prescott et Russell, M. Jean Léveillé, a déposé une poursuite de près de $2 millions contre le CECPR et trois membres du Conseil, pour bris de contrat de perte de bénéfices pour la durée de ce contrat ». À suivre, manifestement!

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La Régie ontarienne de commercialisation du porc avait abandonné son projet de construire une cour de rassemblement de porcs à St-Isidore-de-Prescott, le principal centre de production porcine de Prescott et Russell. La nouvelle faisait la une du journal du 10 octobre 1979. La Régie croyait avoir dénombré plus de 32 000 porcs dans le comté le printemps précédent, mais un autre dénombrement n’en a trouvé que 14 550, ce qui ne justifiait plus la dépense. « La différence de quelque 18 000 animaux proviendrait du fait que des producteurs vendent leurs animaux directement aux abattoirs au lieu d’utiliser les services de la Régie provinciale, comme le dicte la loi. » Les porcs étaient alors transportés jusqu’à la cour de rassemblement d’Alexandria, ou la Régie allait les chercher directement chez les producteurs. « Il en résulte que les animaux sont beaucoup trop dérangés et qu’ils perdent du poids. Le revenu du producteur étant déterminé par le poids de l’animal au moment de l’abattage, les producteurs jugent que la construction d’une cour leur serait très profitable. »

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Dans le journal du 10 octobre 1979 : « Après trois mois de grève, les employés de l’Unité sanitaire sont retournés au travail, mardi matin, même si le bureau des directeurs a refusé de leur accorder la prime de signature de $125 exigée. » Personne ne gagne lors d’une grève.

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