Le four à micro-ondes fait son apparition

En fin de compte, l’appareil est relativement jeune. Le Carillon du 22 septembre 1976 consacre un article à la plus récente nouveauté à entrer dans les cuisines de la région et du pays. Ça fait drôle de relire en perspective. « Une bonne invention connaît généralement auprès de son public un succès instantané, D’autres, tel le four à micro-ondes, doit attendre son moment de gloire. Maintenant, cet appareil qu’on croirait sorti tout droit d’un roman de science-fiction, est ce qu’il y a de plus ‘dans le vent’ sur le marché des appareils ménagers. Si, par hasard, vous songiez à vous en procurer un, vous rejoindrez le nombre croissant de ses adeptes. » J’ai eu beau feuilleter l’ensemble des journaux du reste de 1976 et je n’ai trouvé aucun marchand local qui offrait cette nouveauté. Je sais par contre que certains modèles se vendaient facilement autour de 500 $ l’unité. J’avais payé le nôtre, un modèle Electrolux, quasiment 600 $ à l’époque.

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Les élus municipaux de Hawkesbury, anciens et courants, à qui on a reproché certains remboursements de dépenses inadmissibles devaient rembourser ces montants selon le ministre du Trésor, des Affaires économiques et intergouvernementales, comme j’y ai fait référence récemment. Dans un éditorial du 13 octobre 1976, je nomme ces élus ou ex-élus avec les montants qu’ils sont sensés rembourser. La plupart d’entre eux sont en campagne électorale en vue des élections de décembre et je profite de l’occasion pour leur adresser le défi de rembourser au plus tôt… avant les élections… et je trace un parallèle entre un prêt bancaire et le vote. « Quand on veut un bon prêt (un mandat de deux ans), il faut avoir du bon crédit (de la confiance). » Le message était lancé.

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C’était la première fois qu’une femme se portait candidate à une élection municipale à Hawkesbury depuis un quart de siècle et sa candidature était confirmée dans l’édition du 13 octobre 1976 du journal Le Carillon. Johanne Lapointe, 25 ans, décide de tenter sa chance. Johanne (Lavergne de son nom de fille) est la femme de Claude Lapointe. « Elle a participé à la préparation du rapport Thomas sur la situation des handicapés dans Prescott-Russell, rapport qui a donné naissance à l’association Action-Progression des comtés unis, organisme regroupant les handicapés physiques. » Johanne Lapointe « espère que la population ne votera pas contre elle parce qu’elle est une femme et que les électeurs sauront juger ses mérites à leur juste valeur. Elle dit avoir confiance dans la population. » Et elle avait raison; j’y reviendrai. Quant à Johanne, nous n’avons jamais réellement perdu contact. À Embrun, Claude exploite une agence de voyage que nous avons utilisée à quelques reprises. Les deux demeuraient dans la rue voisine de nous. Pour faciliter le déplacement de Johanne à son travail dans la capitale, le couple s’est aussi installé dans un condo… le même où j’habite présentement. Le monde est petit!

En passant, dans les années 50, Lena Campbell-Ménard avait été candidate au Conseil mais n’avait pas été élue. Fait intéressant, elle était la mère de Kenneth Ménard, l’ingénieur municipal en 1976.

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L’hôtel Jessop’s Falls Resort Hotel ouvre ses portes à Plantagenet, à proximité de la rivière Nation et de la route transcanadienne 17. L’établissement offre également 92 lots de camping. Leur grande salle peut recevoir 500 personnes et il y a un piano-bar. En plein milieu de nulle part. L’expérience n’allait pas durer. Une section publicitaire de quatre pages dans le journal du 13 octobre 1976.

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