Sunderland avait eu raison en fin de compte… ou presque

Deux centres urbains et cinq cantons, voilà ce que devraient comprendre les comtés unis de Prescott et Russell. Le commissaire à la restructuration des comtés, Goldyn Sunderland, venait de déposer son Rapport et son concept de ce que devrait être la structure du territoire. Il en est question dans trois pleines pages de l’édition du journal Le Carillon du 1er septembre 1976, dont la une entière. C’était viser haut et il n’était pas sûr que les 18 municipalités allaient accepter de se saborder ainsi. Les recommandations de Sunderland n’aboutiraient à rien dans les deux décennies suivantes, mais aujourd’hui, les comtés unis de Prescott-Russell comportent deux centres urbains (Hawkesbury et Clarence-Rockland), le village de Casselman et cinq regroupements régionaux (Russell, La Nation, Champlain, Alfred-Plantagenet, Hawkesbury-Est). Seule Casselman résiste toujours! Sunderland avait eu raison en fin de compte.

Comme on peut le lire dans mon reportage de l’époque, « le commissaire Goldyn Sunderland signale par ailleurs que les recommandations ne devraient pas être réalisées à la hâte, ‘car le besoin d’une période de discussion entre les municipalités demeure, jusqu’à ce qu’on soit sûr que les changements apportés ont été bien compris et que la majorité des gens les appuient. (…) Or, il existe des différences profondes de mode de vie entre les urbains et les ruraux, et il faut qu’elles soient protégées par des représentants élus bien informés et bien disposés envers ces problèmes. » Au cours des mois suivants, j’allais devenir un ardent défenseur des recommandations de Sunderland; j’avais prononcé des conférences un peu partout dans les comtés et même à un rassemblement de l’ACFO à Plantagenet. À la fin des années 90, ce ne sont pas les élus régionaux qui ont finalement accepté le regroupement; le gouvernement provincial l’a imposé en même temps que la fusion de plusieurs grandes municipalités à l’échelle de l’Ontario. C’était devenu inévitable.

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Les Hawks de Hawkesbury sont acceptés dans la Ligue centrale junior « A » et il leur fallait un instructeur capable d’évoluer à ce niveau. La direction opte pour Jean Payette, un joueur des Nordiques de Québec de l’Association Mondiale en 1970-1971. Le journal du 1er septembre 1976 raconte tout ça. Né à Cornwall, « Payette est devenu professionnel en 1964, lorsqu’il gradua avec le club-ferme des Maple Leafs de Toronto, les Oilers de Tulsa de la Ligue Américaine. Le nouvel instructeur-gérant des Hawks a décroché le championnat des compteurs à sa deuxième saison dans cette ligue. » Payette avait même évolué avec les Panthères d’Embrun, équipe qu’il avait aidée à remporter le championnat intermédiaire canadien en 1975.

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À ne surtout pas confondre. Un resto Rôtisserie St-Albert Bar-B-Q ouvre ses portes à Hawkesbury. Rien à voir avec les fromages du même nom et risque de confondre avec les Rôtisseries St-Hubert, dont la publicité était omniprésente à la télévision. Je ne me souviens pas de ce resto St-Albert.

2 réflexions sur “Sunderland avait eu raison en fin de compte… ou presque

  1. Je me souviens très bien du resto St-Albert Bar-B-Q, puisque j’habitais juste au dessus, fin des années ’70. Les propriétaires du resto étaient un M. Crête et son épouse. C’était juste en face du Dairy Queen, le bloc à 4 logis, près de la CIP, et à coté de l’ancien A & W. Mme Sylvia Lafrenière, anciennement contremaîtresse à la Textiles, habitait au 2e étage, tout comme moi, et la mère de l’artiste-peintre Gilles Proulx, le rez-de-chaussé, à coté de la rôtisserie. Je me souviendrai toujours du jour où j’ai demandé à ma voisine, Mme Lafrenière, d’épingler le bord d’une robe que je venais de m’acheter, pour que je puisse ensuite faire le bord. J’étais pas très bonne en couture à cette époque. Je ne le suis pas plus aujourd’hui. Toujours est-il que Mme Lafrenière m’avait fait une surprise. Elle a généreusement fait le bord de ma robe, au complet, tout bien repassé. J’étais aux anges. Une job de pro ! Ayant été contremaîtresse à la Textiles, elle maîtrisait l’art, pas moi !

    • Une chance que je peux compter sur ta mémoire pour éclairer mes lecteurs. Maintenant que tu m’as expliqué où était situé le St-Albert BBQ, je me souviens d’y être allé.

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