Une autre corde à l’arc de Jean-Marc

Ces 10 000 personnes venaient de 131 pays et parlaient cinq langues, dont le russe et l’arabe. Elles avaient participé à la conférence Habitat de l’Organisation des Nations Unies tenue à Vancouver du 31 mai au 11 juin. Bien sûr, il fallait informer tout ce beau monde et produire des documents imprimés en conséquence. Nous sommes en 1976 et Internet n’existe pas… ni pour le Web ni pour le courriel. Comme le rapporte Le Carillon du 21 juillet 1976, Jean-Marc Lalonde, de Rockland (oui, celui-là!), est de l’Imprimerie nationale du Canada lorsqu’il ne s’occupe pas de hockey mineur de haut niveau (il n’est pas encore maire de sa municipalité et encore moins député provincial de sa circonscription… ça viendra plus tard) et on lui accorde un budget de 20 millions de dollars pour réussir un tel pari. À titre de coordonnateur de l’impression, « il était responsable de la publication de 15 à 20 bottins par jour, en cinq langues, soit l’anglais, le français, l’espagnol, le russe et l’arabe, dans l’ordre d’importance. En tout, l’équipe de 52 employés a réalisé un total de 8,470,000 impressions, en travaillant d’arrache-pied 24 heures par jour. (…) Le plan initial prévoyait environ 500,000 impressions, avec un personnel de trois hommes. » Le budget de huit millions est rapidement passé à 20 millions. Une autre corde à l’arc de Jean-Marc.

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Après un quatrième débat sur la question au cours des dix années précédentes, le Parlement canadien réglait la question une fois pour toutes. Le « projet de loi C-84, abolissant la peine capitale pour la remplacer par des peines d’emprisonnement » était adopté par les Communes. Mais comme le rapporte le journal du 21 juillet 1976, « c’est par un vote de 131 contre 124 que la loi a finalement été adoptée » et le député Denis Éthier était des 131. Une décision serrée. « Dorénavant, les personnes qui seront reconnues coupables de meurtre au premier degré devront purger une peine de 25 années de pénitencier avant d’être admissibles à une libération conditionnelle. La loi C-84 considère qu’un meurtre au premier degré comprend: le meurtre planifié et délibéré ainsi que le meurtre contractuel; le meurtre d’un agent de police ou d’un employé de prison ou de pénitencier, dans l’exercice de leurs fonctions; le meurtre survenant au cours d’un détournement d’avion, d’un enlèvement et de certains délits sexuels, y compris le viol et la tentative de viol. » N’en déplaise à certains conservateurs, espérons que ce débat ne revienne jamais aux Communes.

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Charles Castonguay était un personnage bien connu à Hawkesbury et il a 74 ans lors de son décès le 15 juillet 1976. Il avait douze enfants, tous aussi connus les uns que les autres à Hawkesbury : Jean-Charles, Jacques, Louis, Paul et Hubert, Michelle, Huguette (une religieuse), Louise, Marie-France, Yolande, Réjane et Murielle. J’ai revu Murielle aux récentes funérailles d’un grand ami; elle avait été la femme de feu Bernard Danis, le directeur du journal Le Carillon quand j’ai commencé à y travailler et avec qui j’ai collaboré pendant de nombreuses années. Quant à Jean-Charles, il était le père de Bertrand Castonguay, depuis quelques années président-propriétaire des Éditions André-Paquette, la société qui publie Le Carillon. Une affaire de famille, quoi!

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