Victor Bruneau meurt en arrivant au travail à la CIP

« Son départ sera regretté » écris-je dans ma chronique du 7 février 1974. Pourtant, à peine deux mois auparavant, il était revenu à ses anciennes amours lorsque la population lui redonnait son titre de maire. Victor Bruneau allait réaliser son grand rêve de devenir, par la force de se retraite de la CIP, un maire « permanent ». Le sort en déciderait autrement. Le 1er février, à 7 h 50, en rentrant au travail, il est terrassé par une crise cardiaque. Un peu passé 8 heures, il était mort. Il avait 62 ans. Il aurait pris sa retraite dans un mois. La nouvelle se propage comme un feu de poudre dans tout Hawkesbury. La consternation, il va sans dire.

Il avait été élu pour la première fois au Conseil municipal de Hawkesbury en 1946 (l’année de ma naissance, tiens!) et avait été réélu maintes fois par la suite jusqu’en 1961 quand il tenta sa chance à la mairie. (À la même époque, son frère Raymond, était le député libéral fédéral de la circonscription aux Communes. Lui aussi était décédé relativement jeune.) Le peuple avait préféré Albert Cadieux. Mais il revient à la charge en 1963 et est élu. Il sera défait en 1970 par Yvon Montpetit, mais reviendra encore à la charge en 1973 et gagnera. Il n’aura pas savouré sa victoire longtemps, mais il aura laissé sa marque sur la ville : un parc industriel, un nouvel hôtel de ville, une école prématernelle. Un homme à la stature imposante. Il était partout. Presque toujours accompagné de sa femme, Olive. Ses funérailles avaient rempli la petite église St-Dominique.

Le préfet Philibert Proulx est choisi par ses collègues pour combler le poste de maire jusqu’à la fin du mandat de 1973. J’y reviendrai.

Notons que son nom a été immortalisé dans la Place Victor-Bruneau, un complexe de 40 habitations pour personnes aînées dans le secteur ouest de Hawkesbury.

(Note du blogueur : J’ai souvent fait référence au maire Bruneau au cours de mes billets précédents. Taper « Victor Bruneau » dans la fenêtre de recherche dans le coin supérieur droit et vous les retrouverez tous.)

* * *

Je vous en avais parlé. Cette fois, les lecteurs réagissent, un an plus tard, à la publication de « la fille des Petites annonces ». Un prêtre, Jean-Paul Amiot, ne les aime pas du tout et sollicite l’opinion d’autres lecteurs. La réaction était prévisible. J’écris le 21 février 1974 (l’édition du jour de mon anniversaire) que j’arrête la publication des photos en question. L’expérience, qui faisait jaser, aura duré une année.

* * *

C’est le Jour du Souvenir. Une petite pensée pour tous les soldats canadiens morts au combat.

3 réflexions sur “Victor Bruneau meurt en arrivant au travail à la CIP

  1. Peux-tu me rappeler l’histoire de la « fille des Petites annonces »? Quelque chose me dit qu’elle est savoureuse cette histoire.

    • C’est une photo d’une fille en petite tenue que nous avions décidé de publier dans les pages des Petites annonces, afin d’y « retenir » les lecteurs. Ce n’était pas nécessaire, finalement, puisque les lecteurs les consultaient quand même. Ça faisait partie d’une série de nouveautés que nous avions introduites dans les pages du journal, en plus de bandes dessinées et de jeux divers.

    • C’est une photo d’une fille en petite tenue que nous avions décidé de publier dans les pages des Petites annonces, afin d’y « retenir » les lecteurs. Ce n’était pas nécessaire, finalement, puisque les lecteurs les consultaient quand même. Ça faisait partie d’une série de nouveautés que nous avions introduites dans les pages du journal, en plus de bandes dessinées et de jeux divers.

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