Avatar de Inconnu

Ma petite rue

Aucune date à celui-ci.

Chère petite rue, si belle l’été,
On te connaît depuis longtemps,
On voit que tu as bien changé,
C’est très normal évidemment.

          On entendait des rires d’enfants,
          Des chants, des airs mélodieux,
          Les enfants sont rares maintenant
          Chiens et chats sont aussi nombreux!

Te souviens-tu des beaux parterres,
Te saluant sur ton parcours?
On ne voit plus que de la terre,
Qui tristement te dit « Bonjour ».

          Chère petite rue, ne sois pas triste,
          De toi, l’on garde un bon souvenir,
          Tu dois sans doute avoir la liste
          Des événements à retenir.

Tu n’as pas de grands édifices
Ni centres d’achat, ni restaurants,
Mais tu nous rends de bons services,
C’est ainsi qu’on t’aime pour longtemps.

Avatar de Inconnu

Letter to a missing father

Ma mère était hospitalisée ce 9 avril 1985 et quelque chose l’a inspiré… en anglais.

Dear Daddy wherever you are.
Mother told me you were so far,
You know I’m growing very fast
And I try to forget the past.
I do my best to be happy
Even if my Daddy is away.
I promise to be a good child
With the one you loved for a while.

If you could see my big blue eyes
That sparkle like stars in the skies,
You would love my nice blond hair.
I’m sure we would make a good pair.
I’m still young but I understand,
We can’t always live hand in hand,
So we must forget and forgive,
And for everyone have love to give.

Daddy, wherever you may be
Do you sometimes think of me?
I love Mom so much, don’t worry,
I’ll make her happy every day.
I love you and hope you are well,
For the future I cannot tell;
But remember just the same
That we both have the same name.

Avatar de Inconnu

« Reviens »

Celui-ci remonte au 13 décembre 1984. Je n’ai aucune idée de qui elle parle; par contre, le mot « réunis » est au masculin, ce qui me laisse supposer qu’elle se réfère à un homme.

Tu m’as oublié,
     Pourquoi?
Mais, tu m’as aimé,
     Je crois.
Je m’ennuie de toi
     Parfois
Et je rêve à toi
     Des fois.
J’attends ton retour
     Vers moi
On s’aimera d’amour
     Quelle joie!
Rien n’est éternel
     Tu vois
Mais la vie est belle
     Ma foi
Ma petite amie
     Cette fois
Je serai ravie
     Comme toi
D’être réunis
     Et vois
On aura ainsi
     D’la joie!

Avatar de Inconnu

À nos ancêtres

Celui-là a été publié dans l’édition d’avril du bulletin La Feuillée, le Bulletin des Filion d’Amérique. Elle l’avait composé le 5 février 1985. Il est court sans doute pour assurer sa publication. Ma mère n’était pas une Filion de naissance, bien sûr. J’imagine qu’elle l’a écrit comme si c’étaient nous qui l’écrivions. (Quand elle l’a pondu, j’étais petit et je le suis toujours; j’avais les cheveux roux!)

Michel Feulion, Louise Le Bercier,
Vos descendants sont par milliers.
Comme vous, nous sommes tous parfois curieux
Nous voulons vous connaître mieux.
Vous avez dû être courageux,
Rêveurs, poètes, sans doute joyeux.
Des « Filion », il y en a partout,
Des p’tits, des grands, des roux
Qui aimeraient bien communiquer
Afin de pouvoir célébrer
Notre cher ancêtre Michel Feulion
Dont nous avons reçu le nom…

Sur sa feuille, elle avait aussi noté cette pensée, qu’elle avait sans doute entendue à la télé. Elle notait souvent de telles pensées provenant du petit écran.

Le chagrin regarde en arrière, l’inquiétude regarde de tous les côtés, la foi regarde vers la haut. Si vous vous mêlez de contrôler ce qu’apprennent vos enfants, vous risques qu’ils ne deviennent pas plus brillants que vous. « Je crois en vous » : ces quelques mots peuvent sauver une vie.

Avatar de Inconnu

Rien qu’un rêve

Composé par ma mère le 28 mars 1985. On rêve à tout âge.

J’ai rêvé d’une grande maison
Remplie de rires et de chansons,
Beaucoup d’enfants, beaucoup de jeux,
Des chambres roses, des chambres bleues,
Des livres sur les étagères
Où l’on découvre tant de mystères.
Tout ça pour ne pas qu’on oublier
La maison où l’on a grandi.

J’ai rêvé d’un très beau jardin,
Où fleurissent la rose, le jasmin,
Des arbres qui nous donnent de l’ombre,
Avec des oiseaux en très grand nombre
Des légumes de toutes les couleurs
Pour la santé rien de meilleur.
Dans ce jardin un coin fleuri
Pour s’amuser grands et petits.

J’ai rêvé de faire un voyage,
Dans des îles avec d’immenses plages,
Où l’on vit des fruits de la terre,
Où nul ne connaît la misère,
Où les enfants sourient toujours,
Où tout est beau, tout plein d’amour,
Si je n’ai jamais voyager,
Au moins, j’ai pu souvent rêver.

Avatar de Inconnu

Tell me!

J’ai oublié de vous dire que ma mère s’était aventurée dans la poésie en anglais. Elle a d’ailleurs noté que celui-ci est « mon premier poème en anglais » et elle l’a écrit le 9 mars 1985. Elle l’a dédié à deux de ses petites-filles, Lucie et Carol Ann. Qui prend mari prend pays! Mes deux nièces se sont mariées et ont déménagé en Colombie-Britannique; Lucie, en banlieue de Vancouver; Carol Ann, à Victoria (son mari était dans la marine canadienne et était basé là). Lucie y est toujours; Carol Ann habite en banlieue d’Halifax.

Sometimes I think of the past,
It makes me lonesome so fast,
If I could see where you are
But I know B.C. is far.

No doubt, my dear granddaughter,
You’ve grown up like the others.
You decided to follow
The man you love, this I know.

The future belongs to you
Life has always something new,
As long as you have a somebody
To share your joy; be happy!

We are all very lucky
To live in a large country.
You travelled from east to west,
Tell me, where is it the best?

Avatar de Inconnu

En t’attendant

Je dois avouer que je n’ai aucune idée de l’histoire de ce poème d’octobre 1984. À qui ma mère faisait-elle référence? Je n’en ai pas souvenir. Sans doute quelqu’un qu’elle connaissait et qui venait de se séparer.

Petit papa, où que tu sois,
Maman et moi, on pense à toi.
Même si on dit que je grandis
Je suis encore bien trop petit
Pour protéger et consoler
Celle que tu as sans doute aimée,
Mais lorsque je serai plus grand
Je prendrai bien soin de maman.

Quand on regarde mes cheveux blonds,
On se dit : « Comme il est mignon. »
On aime surtout mes beaux yeux bleus,
Quand je souris, je suis heureux.
Je voudrais bien pouvoir parler
Mais je ne peux que gazouiller,
Pour dire à tous : « Je suis content
Même si mon papa est absent. »

Petit papa, où que tu sois,
Est-ce que des fois, tu penses à moi?
La vie ne devrait pas quand même
Séparer ainsi ceux qui s’aiment.
Allons, ne sois pas malheureux,
Ma chère maman je l’aime pour deux.
Ton petit gars sera, j’espère,
Quelqu’un dont elle sera très fière.

Avatar de Inconnu

La vie, une aventure

Je sais que ma mère a dû avoir en tête un petit-fils ou arrière-petit-fils lorsqu’elle a pondu ce poème le 23 mars 1985. Son message est toujours d’une grande actualité.

Mon ami, tu as entrepris
Le grand voyage de la vie.
Si parfois le long de la route
Tu es envahi par le doute,
N’arrête pas, regarde en haut
Car plus loin c’est toujours plus beau;
Un pas à la fois en souriant
Ça vaut le peine, c’est épatant.

Pour ce voyage, tu peux rêver
À tout ce qui peut t’arriver.
Mais tu ne dois pas être déçu
Si tu n’avais pas tout prévu.
Dans la vie tu dois laisser dire
Et apprendre qu’il faut aussi rire,
Car c’est la musique de l’esprit
Qui nous fait aimer tout c’qui vit.

Tu as le goût de l’aventure
Regarde bien dans la nature
Et avec un peu de courage
Tu comprendras vite son message.
Prends le temps de bien travailler,
Il faut aussi te reposer,
Si tu veux être vraiment heureux,
Aime les autres du mieux qu’tu peux.

Avatar de Inconnu

Mon premier voyage en France

Éric est mon petit-neveu, donc l’arrière-petit-fils de ma mère. Il habitait alors à Rouyn-Noranda. Du 20 juin au 4 juillet 1985, il a effectué un voyage en France. Le 19 juillet, sans doute après qu’il lui eut raconté son aventure, ma mère a composé ce poème… comme si c’était lui qui écrivait.

Il y a plus de trois cents ans
Mes ancêtres fiers et vaillants
Venaient de France dans mon pays
Pour y fonder une colonie.
Ils arrivaient par le bateau
Pleins de courage mais le cœur gros,
Car pour beaucoup de ces colons
On oublierait jusqu’à leurs noms.

En cette année de la Jeunesse
J’ai pris l’avion volé vers l’Est
Vers cette France qu’on n’oublie pas
Puisque nos racines sont là.
Nos chers cousins nous ont reçus
À bras ouverts bien entendu
Le « fleur de lys » était partout
Et c’est ce qui m’a plus beaucoup.

J’ai vu Paris et la tour Eiffel,
L’église Notre-Dame qui est si belle,
J’ai vu Place Concorde et Fontainebleau
Et aussi quelques vieux châteaux,
J’ai visité les caves à vin
J’ai vu de magnifiques jardins,
J’ai même parlé à la radio,
Et j’ai trouvé tout cela bien beau.

Avatar de Inconnu

Printemps

Il n’y a pas de date sur ce poème de ma mère, mais il est clair que le printemps était là et qu’il l’inspirait.

Salut! printemps tant attendu!
La nature semble se réveiller,
Le soleil brille de plus en plus,
Et commence à nous réchauffer.

La belle neige de notre hiver,
A tout perdu de sa beauté,
Tout est si gris que l’on espère
Qu’autour de nous ça va changer.

C’est le printemps, tout ressuscite,
On se prépare pour les semences,
Les ruisseaux, les rivières s’agitent,
Et la vie reprend en cadence.

Le paysage change de couleur
C’est le retour de nos oiseaux,
Nous voyons les lilas en fleurs
Même le ciel paraît plus beau.

Quand on voit ainsi la nature
Revivre, changer, se transformer,
On pense alors à nous bien sûr,
Et pourquoi pas l’accompagner?

L’amour partout semble renaître,
Il va et vient discrètement,
Les bras ouverts à tous les êtres,
Pour saluer le beau printemps.