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La CIP… fermera ou ne fermera pas?

Les conditions économiques l’exigeaient et il était donc tout à fait normal que l’usine de Hawkesbury de la CIP adapte sa production en conséquence. « En 1971, l’usine de Hawkesbury a connu six périodes de fermeture qui ont totalisé plus de neuf semaines régulières de travail. » Mais en 1972, il n’y en avait eu aucune jusqu’alors. Dans son reportage à la télé de Radio-Canada le lundi 24 avril 1972, le journaliste Gérard-Marie Boivin était donc dix ans trop tôt dans son affirmation que l’usine de la CIP à Hawkesbury subirait le même sort que celle de Témiscamingue. Cette dernière usine allait d’ailleurs fermer ses portes le 31 mai suivant. En rapportant la nouvelle, Boivin avait également laissé entendre « que l’usine de Hawkesbury pourrait fort bien subir un sort identique dans un avenir très rapproché ». Évidemment, les démentis ont été rapides, à la fois de la direction de l’usine locale et de la société-mère. Le directeur de l’usine locale, Lawrence May, avait même affirmé être « optimiste quant à l’avenir de l’usine de Hawkesbury ». Il avait raison d’une certaine façon, mais le couperet allait éventuellement tomber. J’y reviendrai en temps opportun. L’article fait la manchette du 27 avril 1972. Et dans l’édition du 4 mai, le même Lawrence May annonce que l’usine sera fermée du 13 au 22 mai. « Une nouvelle diminution dans le nombre des commandes a obligé les dirigeants de l’usine locale à décréter le nouvel arrêt de travail. » C’était toujours la même explication à chaque fermeture.

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Dans ma chronique du 27 avril 1972, j’annonce l’arrivée de Michel Malboeuf au service de publicité du journal Le Carillon. Un peu à la manière des journalistes qui venaient au Carillon améliorer leurs techniques et acquérir de l’expérience pour aller ailleurs, Michel irait un jour au service de publicité du journal Le Droit avant de créer sa propre agence de publicité, Jamitel. Vers le milieu des années 90, il avait fondé un magazine économique afin de desservir la communauté franco-ontarienne. J’allais d’ailleurs devenir le rédacteur-conseil de ce Lien économique (je n’étais plus à l’emploi du journal Le Carillon) et la publication deviendrait provinciale à un certain moment. La mort prématurée de Michel, en mars 2002, allait interrompre d’autres de ses rêves. Le terrain de tennis d’Embrun porte d’ailleurs son nom.

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Les élections municipales et scolaires variaient d’une région à l’autre de l’Ontario et le gouvernement ontarien en avait assez. Comme le rapporte le journal Le Carillon du 27 avril 1972, « tous les conseils municipaux et scolaires de l’Ontario feront face à l’électorat le lundi 4 décembre prochain ». La loi fixait « à deux ans le mandat de tous les conseils municipaux et scolaires de la province, de sorte que toutes les municipalités et tous les conseils scolaires ontariens, y compris les gouvernements régionaux, seront sur un pied d’égalité le 1er janvier 1975 ». Le Conseil des comtés unis de Prescott et Russell s’était opposé aux intentions du gouvernement provincial, préférant des mandats de trois ans, « étant donné que la majorité ont déjà changé la durée de leur mandat à trois ans » dans les comtés unis. Les mandats de deux ans n’allaient pas durer longtemps; éventuellement, le gouvernement provincial les prolongerait à trois ans puis, depuis tout récemment, à quatre ans. Par contre, à Hawkesbury, cela serait différent étant donné que le mandat courant allait se terminer à la fin de 1973. Conséquemment, comme le précisait le maire Yvon Montpetit, « nous aurons des élections en décembre 1973, pour un terme d’un an, et en 1974 pour un mandat de deux ans ».

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Edouard Carpentier contre Zarinoff Leboeuf?

Les spectacles de lutte étaient très populaires à cette époque et même la télévision en diffusaient des rencontres. Il ne fallait donc pas se surprendre que la direction du Centre Mémorial de Hawkesbury négocie avec l’organisation jugée alors la meilleure en son genre. Le Carillon du 6 avril 1972 nous apprend que la lutte « Grand Prix » présentera des matchs à Hawkesbury. Il y avait déjà des combats de lutte, mais les partisans se plaignaient de la qualité des prestations. « La lutte ‘Grand Prix’ détient actuellement des contrats avec les meilleurs lutteurs de l’heure, soit les Édouard Carpentier, Jean Ferré, Don Leo Jonathan, Ivan Koloff, Jos Leduc, Billy Two Rivers, War Eagle, Dale Roberts, Gerry Brown et Zarinoff Leboeuf. » Il y avait foule lors de ces combats, le temps qu’ils ont duré.

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J’y fais référence dans ma chronique du 13 avril 1972. « Un film à ne pas manquer ‘The Godfather’, inspiré du célèbre roman de Mario Puzo. Il faudra toutefois ‘aller en ville’ parce que ce film ne passera pas prochainement dans la région, à moins que les propriétaires des cinémas locaux possèdent de bons ‘contacts’. ‘Le Parrain’ a battu tous les records jusqu’à maintenant partout où il a été projeté. »

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La grogne règne au sein de l’Association canadienne-française de l’Ontario. « La majorité des délégués au 23e congrès annuel de l’ACFO, réunis en fin de semaine à l’hôtel Skyline d’Ottawa, ont refusé de modifier de quelque façon l’orientation et la philosophie de ce mouvement franco-ontarien. Les décisions de l’assemblée, notamment l’élection de M. Omer Deslauriers à la présidence générale de l’organisme, ont jeté une douche d’eau froide sur les mouvements de contestation, nombreux au sein de l’ACFO depuis plusieurs mois. » La contestation se situait au niveau de l’animation socio-culturelle, que certains voulaient éliminer alors que d’autres voulaient la maintenir. « L’ACFO n’a pas pu, encore une fois, définir le programme d’animation et déterminer qui gérera ce programme, l’ACFO ou les animateurs eux-mêmes. » L’organisme éprouverait constamment des problèmes au fil des prochaines années et n’a jamais réussi à rallier totalement la diaspora franco-ontarienne. Omer Deslauriers, en passant, étant originaire de Hawkesbury.

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À Rockland, le projet d’un nouvel aréna retient les énergies de toute la population. Il faut un nouvel aréna, par exemple, pour permettre à la ville de conserver sa franchise de hockey de niveau junior B. Dans Le Carillon du 13 avril 1972, on apprend que le maire Georges Martin a même contribué un mois de son salaire à la levée de fonds pour le projet. L’objectif de la campagne était de recueillir 90 000 $. Rockland aura son nouvel aréna éventuellement, mais 40 ans plus tard ou presque, elle ne répondait plus au besoin. Le jeudi 25 août 2011, Rockland a célébré l’ouverture de sa nouvelle Académie internationale de hockey. En fait, il s’agit de nouvelles installations sportives propriété de la Cité de Clarence-Rockland, mais réalisée en partenariat avec l’Académie.

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« Savourer une Mark T’en, c’est comme vous rappeler la date d’anniversaire de votre femme… ça contente. » Texte d’une annonce dans l’édition du journal Le Carillon du 13 avril 1972.

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Deux pêcheurs auraient vu une « boule blanche » atterrir

Bon, ça recommence! « Le Comité national d’enquêtes sur les phénomènes aériens (NICAP), un organisme international dont le sous-comité canadien à Dollard-des-Ormeaux, au Québec, poursuit présentement une étude dans la région de l’Outaouais en rapport avec des phénomènes inexpliqués qui se sont produits à l’été de 1966. » C’est écrit comme ça dans l’édition du 30 mars 1972 du journal Le Carillon. C’est trop drôle; je reproduis le reste du texte dans son intégralité :

« NICAP a décidé de mener une enquête après avoir reçu des rapports de phénomènes aériens qui semblent reliés entre eux.

L’un de ces phénomènes concerne la découverte de ‘chats volants’ à Alfred, en juin 1966, ainsi qu’à Frenière et Belcombe, dans la région de Rouyn-Noranda, au cours du même mois.

Un autre rapport soumis à NICAP, expliqué par M. Clément Richard, le représentant de cet organisme qui recueille des renseignements sur les ‘chats volants’, indique qu’un juin 1966, près de Montebello, deux pêcheurs auraient aperçu une ‘boule blanche’ atterrir sur les bords de la rivière Outaouais. Selon le témoignage de ces deux individus, deux ‘êtres’ auraient débarqué de la ‘boule’ et auraient déposé des contenants de verre à proximité. Après que l’engin eut reparti, les deux pêcheurs se seraient approchés des contenants et auraient aperçu des animaux ressemblant à des chats enfermés à l’intérieur.

On se souvient qu’un chat ‘présumé volant’ avait été abattu par M. Marcel Rivers, d’Alfred, vers le 23 juin 1966. Les autorités du ministère des Terres et Forêts de l’Ontario, après une autopsie de l’animal, avaient expliqué que le chat était atteint de la rage et que les ‘ailes’ n’étaient que du poil.

M. Richard a précisé que beaucoup de personnes sont témoins de phénomènes aériens mystérieux et qu’ils ont parfois peur de rapporter ce qu’ils ont vu, craignant d’être ridiculisés.

M. Richard a d’ailleurs invité les personnes qui croient avoir vu des objets volants non identifiés (OVNI ou UFO) à communiquer avec le sous-comité canadien de NICAP, à la case postale 53, Dollard-des-Ormeaux, Québec, Le responsable de ce comité est M. Wido Hoville. »

J’avais totalement oublié cet épisode. En passant, les deux pêcheurs n’avaient jamais raconté leur histoire au journal Le Carillon après la publication de l’article sur le ‘chat-volant’ d’Alfred.

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Les candidats au dernier scrutin provincial avaient publié leurs diverses dépenses électorales et Paul Huneault/Marcel Desjardins conclut, dans Le Carillon du 30 mars 1972, que « faire de la politique ça coûte cher et très souvent les candidats n’ont pas tous une fortune personnelle qui leur permet de vivre l’aventure sans s’endetter et sans être au crochet de personne ». Évidemment, à cette époque, les lois électorales sur les dépenses et les dons ne sont pas aussi sévères qu’aujourd’hui. « D’où viennent les fonds » se demande l’éditorialiste. « Le problème est grave au niveau national et provincial où on a une peur bleue de la démocratisation des partis politiques canadiens. Dans certains milieux, on voit rouge dès qu’il est question de divulguer le nom des bailleurs de fonds du parti. » Il se réfère à la puissance de la « Big Blue Machine » de Bill Davis et se demande « qui, un jour, se lèvera dans son parti pour demander qu’on divulgue le nom des hommes d’affaires, des entreprises et des individus qui le subventionnent. Le gouvernement devait légiférer pour tenter de contenir les dépenses électorales afin de rendre les coûts d’une campagne accessibles au plus grand nombre. Il n’en a pas le temps. Il semble bien qu’on n’en soit pas encore là. » Mais les gouvernements y verront un jour.

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Si le député Viateur Ethier avait confirmé sa retraite de la politique, rien ne l’empêchait de préparer le terrain pour son successeur éventuel et l’inévitable élection. Dans Le Carillon du 30 mars 1972, on apprend que Rockland aura « un nouveau bureau de poste au coût de $67,980 » à l’angle des rues Laurier et St-Jean. La compagnie Rolland Duquette Construction Ltée, de Clarence Creek, avait obtenu le contrat.

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« Sensibiliser et humaniser la démocratie »

Nous sommes au début des années 70 et le défi est d’atteindre l’épanouissement de l’individu. C’est au moins l’opinion de Torrance Wylie, directeur national du Parti libéral qui prononce une conférence devant les membres du club Richelieu de Rockland. « Le défi des années 70 est d’atteindre une qualité de vie qui réponde aux aspirations des Canadiens et qui permette l’épanouissement global de l’individu. » Wylie, ne l’oublions pas, est à ce moment-là pressenti pour être le successeur du député libéral Viateur Ethier, qui a confirmé sa retraite de la vie politique. Wylie « croit que la législation future accordera un choix croissant au Canadien dans les décisions qui se rattachent aux valeurs personnelles, au niveau d’instruction et au genre et mode de travail ». Il a fait aussi référence au « besoin de sensibiliser et d’humaniser la démocratie qui dessert la citoyenneté ». Selon Wylie, « il est absolument essentiel que les fonctionnaires comprennent que les institutions bureaucratiques n’existent qu’en fonction du citoyen qu’elles se doivent de servir. » Le conférencier se demandait si « ces organismes ne vivent pas plutôt d’une vie interne qui leur est propre et qui place le citoyen et ses droits au second plan, sinon au tout dernier ». Il pourrait répéter ses propos aujourd’hui et ils seraient sans doute pertinents. Je me demande jusqu’à quel point Wylie a joué un rôle dans la conception de la Charte des droits et libertés si chère à Trudeau et qui serait adoptée plusieurs années plus tard. L’article est dans l’édition du 9 mars 1972.

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Cette fois c’est à Grenville. Claudette Laporte, 29 ans, sa fille Lise, 5 ans, ses fils Omer, 6 ans, Alain, 3 ans, Luc, 2 ans, Guy, 14 mois, et Jean, 4 mois, périssent dans l’incendie de leur demeure. « Les deux aînées, Annette, 9 ans, et Jocelyne, 8 ans, ont réussi à s’échapper en sautant par la fenêtre de la salle de bain et elles se sont rendues à l’épicerie de M. Martin Lowe, où les pompiers de Hawkesbury ont été appelés. » Il était 7 h 40 un lundi matin et le père Omer Laporte, 31 ans, était à son travail sur les chantiers du futur « aéroport international de Montréal à Ste-Scholastique ». Arnold Farms Ltd, de Grenville, avait un contrat pour le défrichage de l’emplacement de l’aéroport et c’est cette même entreprise qui était propriétaire de l’habitation de la famille Laporte. « Des tuyaux de poêle surchauffés sont à l’origine du sinistre », selon un représentant de l’escouade des incendies criminels de la Sûreté provinciale du Québec. Deux pages sont consacrées à cette tragédie dans l’édition du 16 mars 1972 du journal Le Carillon.

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Un court entrefilet dans l’édition du 16 mars 1972 annonce quelque chose qui allait éventuellement déterminer le sort de cette entreprise. « La Commission des relations ouvrières de l’Ontario tiendra une audience publique à l’hôtel de ville de Hawkesbury (…) dans le but d’entendre la demande d’accréditation syndicale des employés de l’usine locale de la compagnie Patchogue Plymouth, une division de la compagnie Amoco Canada Petroleum Ltd. Les employés veulent devenir membres du Syndicat international des travailleurs du bois d’Amérique. » Lors de l’audience, que j’avais couverte, la compagnie avait accusé le syndicat d’utilisation de tactiques malhonnêtes. L’entreprise alléguait également qu’un syndicat de l’industrie du bois ne pouvait représenter des travailleurs du secteur du textile. Des employés opposés à la venue d’un syndicat avaient reçu des menaces. En fin de compte, les employés avaient obtenu leur accréditation plusieurs mois plus tard. L’avenir ne serait pas rose pourtant. J’y reviendrai.

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Ethier annonce sa retraite de la politique fédérale

Sa santé s’était détériorée au cours des dernières années et le député libéral fédéral Viateur Ethier décide donc qu’il ne serait pas candidat de son parti dans Glengarry-Prescott-Russell lors de la prochaine élection. Le Carillon publie la nouvelle dans son édition du 2 mars 1972. Ethier était alors député depuis 10 ans. Il avait été élu la première fois en 1962 et avait été réélu sans difficulté lors des scrutins de 1963, 1965 et 1968. Parmi les successeurs éventuels, l’article fait référence à Torrance Wylie, le directeur national du Parti libéral et originaire de Chute-à-Blondeau. Wylie, 33 ans, avait laissé entendre qu’il pourrait tenter sa chance, mais qu’il ne prendrait « toutefois aucune décision définitive à ce sujet avant d’avoir rencontré le Premier ministre Trudeau ». Parce que Torrance Wylie était un joueur influent de l’organisation libérale nationale. « Sa décision de se porter candidat dans Glengarry-Prescott-Russell entraînerait par conséquent plusieurs bouleversements au sein de l’organisation de la campagne nationale du parti. » Parmi les autres successeurs pressentis, l’article faisait référence à Denis Ethier, de Glen Robertson, le frère de Viateur, au préfet de la ville de Hawkesbury, Philibert Proulx, et au président du Conseil d’éducation, Robert Cusson, également de Hawkesbury. Proulx avait été candidat libéral défait lors de la dernière élection ontarienne. Quant à Ethier, il avait « affirmé qu’il endosserait le choix des délégués ». Denis Ethier devait confirmer dans l’édition de la semaine suivante qu’il serait candidat. L’homme de 45 ans allait éventuellement être sélectionné comme porte-étendard de son parti et il deviendra député. J’y reviendrai.

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Un court entrefilet y fait référence dans Le Carillon du 2 mars 1972. « Le gouvernement de l’Ontario instituera prochainement un régime de crédit fiscal pour l’année d’imposition 1972. (…) Le ministre des Finances de l’Ontario, M. Darcy McKeough, a expliqué que les contribuables à faible revenu, y compris ceux qui ne paient pas d’impôt, recevront des remboursements au titre de l’impôt foncier et de la taxe de vente. » Ce régime de crédit existe toujours en Ontario.

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Le Dr Jérôme Corbeil était l’agent officiel du candidat progressiste-conservateur Albert Bélanger lors du dernier scrutin provincial. Dans l’édition du 2 mars 1972, il fait publier une annonce dans laquelle il présente le bilan des dépenses du candidat élu. « Publicité, salle pour comité et loyer. Dépenses personnelles. Dix mille cent quatre vingt treize dollars et quatre vingt once cents. » Les campagnes électorales ne coûtaient pas cher. Aujourd’hui 10 193,91 $ ne vous mèneraient pas loin.

Dans l’édition du 16 mars 1972, l’agent officiel du candidat libéral Philibert Proulx, Me Robert Cusson, publierait lui aussi une annonce disant que le candidat défait avait dépensé 7 825,81 $ pour « annonces, photos, location de salles, du local central, téléphones, dépenses de secrétaires, d’impressions, etc. »

Et dans l’édition du 6 avril 1972, l’agent officiel du candidat néo-démocrate Yvon Montpetit confirme que le candidat a dépensé 5 022 $ pour sa campagne. Contrairement aux deux autres, Demers publie la liste des donateurs. Ainsi, Montpetit a reçu 2 300 $ du « United Brotherbood of Pulp Paper and Sulphite Workers », le syndicat des employés de la CIP; Demers lui-même a versé 500 $, alors que Montpetit a contribué 555 $ à sa campagne. Publier les dons des donateurs était plutôt inusité à une époque où il n’était pas obligatoire de le faire.

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« Les citoyens pourront offrir leurs vœux à la nouvelle mairesse » peut-on lire en titre dans l’édition du 9 mars 1972 du journal Le Carillon. C’est que « le maire de Rockland, M. Georges Martin, épousera samedi après-midi, en l’église de la Sainte-Trinité, Mlle Madeleine Poupart, et, immédiatement après la cérémonie religieuse, un cocktail en leur honneur sera servi à l’hôtel de ville. Tous les citoyens de la ville sont invités à venir offrir leurs vœux de bonheur au maire et à la nouvelle mairesse. C’est après avoir constaté que M. Martin allait bientôt devenir le premier maire dans l’histoire du comté de Russell à convoler pendant son mandat que les membres du Conseil de Rockland ont décidé, lors de leur dernière réunion régulière, d’offrir un cocktail en l’honneur de lui et sa future épouse. » Mais ça irait encore plus loin, comme on l’apprend dans l’édition du 30 mars. Le Conseil municipal avait tout simplement décidé de « proclamer le jeudi 30 mars comme congé civique, au grand déplaisir des conseils scolaires de Prescott et Russell ». C’est que les élèves de Rockland profiteraient ainsi d’une journée de plus pour leur congé de Pâques. Mais que voulez-vous, la loi leur permettait un tel décret. Les critiques se demandaient qu’allait bien faire le Conseil lorsque le couple Martin-Poupart aurait son premier bébé!

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Un « bon Jack » prend sa retraite

Toute une partie de la population de Hawkesbury se souviendra de ce nom : Jack Young. Jack, de son vrai nom Hugh S. Young, était à l’emploi de la CIP depuis 1928. Il avait travaillé à l’usine de Gatineau pendant 24 ans (ce qui expliquait son bilinguisme parfait) avant d’être promu au poste de gérant du personnel à l’usine de Hawkesbury en 1952. Le Carillon du 17 février 1972 annonce qu’il prendra sa retraite le 1er mars suivant. Jack était très actif dans la communauté de Hawkesbury et la région, notamment à cause de sa participation au Club Rotary et aux clubs de golf et de curling. Il était apprécié de tous ceux et celles qui l’avaient côtoyé. Jack est décédé plusieurs années plus tard et avait profité d’une longue retraite.

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La nouvelle école secondaire régionale de Plantagenet de 3 500 000 $ ne rouvrira ses portes qu’en septembre. Mais la section centrale de la vieille école, dans le village de Plantagenet, est la proie des flammes en cette fin de février. Le Carillon du 24 février 1972 fait état de dégâts de plus de 350 000 $ et du fait que 925 élèves sont privés de cours et ne retourneront en classe que le 6 mars.

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Il ne s’agissait pas des « gars de Lapalme », mais plutôt des « gars de Lapointe ». La grève des sept employés syndiqués du magasin IGA Lapointe (où se trouve aujourd’hui Goulet Sports) de Hawkesbury « se continue » même si les sept grévistes se sont trouvé des emplois ailleurs. C’est que l’épicerie avait maintenu ses opérations grâce au travail des membres de la famille du propriétaire Joffre A. Lapointe depuis les trois mois que durait l’arrêt de travail. Semble que le Syndicat des employés de vente au détail n’avait rien compris. C’est d’ailleurs le thème de l’éditorial du 24 février 1972. Le titre de l’éditorial : « Les unions qu’osse ça donne? » en référence au monologue d’Yvon Deschamps.

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Pauvre lui, il ne s’en sortirait jamais. Le chef de la Sûreté municipale d’Alexandria, François Sylvio Cléroux, croyait pourtant que ses déboires avec la justice étaient du passé et qu’il pourrait finalement réintégrer ses fonctions. Comme nous le rappelle le journal Le Carillon du 24 février 1972, « suspendu de ses fonctions en mars 1971, le chef Cléroux vient d’être acquitté de cinq accusations de fraude, de vol et d’abus de confiance en Cour provinciale, division criminelle, à Cornwall. Deux autres accusations logées contre lui plus tôt ont été retirées. » Insatisfaits de ce jugement de la Cour, les membres de la Commission de police d’Alexandria demandent au Conseil municipal « d’inviter la Commission de police de l’Ontario à instituer une enquête dans la conduite du chef Cléroux ». Comme si tout ça ne suffisait pas, on apprend dans l’édition du 2 mars 1972 qu’une deuxième enquête est réclamée, cette fois par « six employés de l’administration municipale d’Alexandria qui veulent que la population locale soit mise au courant des ‘faits réels’ à la suite des nombreux rebondissements de l’affaire Cléroux ». J’y reviendrai parce que je ne trouve pas les conclusions de cette histoire. À cette époque, comme aujourd’hui, le public n’accepte pas nécessairement les décisions de la justice.

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Et le terrain… qu’est-ce qu’on fait avec?

Je vous ai parlé de la construction d’une nouvelle école élémentaire publique (donc anglophone à cette époque) pour desservir Hawkesbury et la région. Elle venait d’ouvrir ses portes à Pleasant Corners. Cette ouverture laissait supposer la démolition de l’ancienne école publique, au coin des rues Stanley et Nelson-Est. Le Carillon du 27 janvier 1972 affirme qu’une « partie de l’histoire locale disparaîtra aussi quand la vieille école publique sera démolie ».

« Quand James Gordon Higginson et Mary Higginson ont vendu le terrain à la ‘Board of Education for the Town of Hawkesbury’ le 18 août 1903, pour une somme de $1,300, le contrat de vente stipulait clairement que ledit terrain ne devait être utilisé que pour la construction d’une école secondaire publique, d’une école élémentaire publique ou encore pour l’aménagement d’un terrain de jeu non confessionnel.

Dès cette année-là, la ‘Board of Education’ construisait l’édifice actuel, mais pour en faire une école secondaire. L’édifice devint l’école publique de Hawkesbury vers le milieu des années trente, et par après, l’école publique de Prescott, jusqu’à sa fermeture l’année dernière. » L’école publique avait été érigée « la même année que les ampoules électriques ont été installées dans les rues de Hawkesbury, soit en 1903 ».

James Gordon Higginson avait été reconnu pour son intérêt à la cause de l’éducation et avait habité la maison octogonale sur la rue McGill, en face de la ruelle Mill Entrance. Il avait été propriétaire de l’édifice au coin des rues Principale et Atlantique, qui avait abrité pendant plusieurs années le bureau de poste et la bibliothèque paroissiale. Il avait vendu ces propriétés à un M. Sabourin en 1905.

Le terrain laissé vacant par la démolition de la vieille école publique a fait place à un édifice plus moderne occupé aujourd’hui par les Services aux enfants et adultes de Prescott-Russell. Ce n’est pas tout à fait que ce le propriétaire original avait souhaité, mais c’est tout proche.

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Comme je l’avais écrit précédemment, les membres du Conseil municipal de Hawkesbury avaient admis n’avoir rien fait en 1971. Ce qui expliquait mal le bilan financier rendu public à la mi-février 1972. Le Carillon rapporte que pour la première fois depuis 1963, l’administration municipale a inscrit un déficit budgétaire pour l’exercice 1971… plus précisément de 72 506 $. C’était quand même beaucoup pour une époque où le juge des comtés gagnait 25 000 $ par année. « Un mutisme étonnant à l’hôtel de ville » avait accueilli ce premier bilan de l’administration Montpetit, caractérisée cette année-là par les conflits politiques autour de la table du conseil. Dans sa chronique du journal Le Carillon du 17 février 1972, Yvon Montpetit note « qu’un déficit n’a rien d’intrinsèquement mauvais », mais il reconnaît que l’administration municipale devra mieux contrôler ses dépenses.

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Voilà, ça fait changement des films de c… habituels. Au Cinéma Lachute, le chef-d’œuvre de Claude Jutra, « Mon oncle Antoine » est à l’affiche alors qu’au Cinéma Laurentien de Grenville, c’est « IXE 13 » avec Louise Forestier et le quatuor des Cyniques. — Au Théâtre Régent de Hawkesbury, on présente « Escape from the Planet of the Apes », suite de « Planet of the Apes » et « Beneath the Planet of the Apes ». Fait intéressant, un film tout récent explique l’origine de cette planète des singes. « Rise of the Planet of the Apes » a fait fureur au box-office au cours des dernières semaines. Le film nous explique les origines de cette planète dominée par des singes. J’imagine que l’on comprendra mieux ces films présentés il y a 40 ans si on les visionne une autre fois.

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Une promenade le long du ruisseau… pas bête comme idée

Une promenade le long du ruisseau. Plusieurs parlaient du besoin d’initiatives pour attirer les touristes. La Jeune chambre de Hawkesbury (les Jaycees) prévoit, « d’ici cinq ans, l’aménagement d’une promenade pour piétons le long du ruisseau Hawkesbury ». Les autorités municipales sont favorables au projet de la Jeune chambre, mais cette dernière a besoin de subventions gouvernementales, dans le cadre du programme fédéral d’aide aux initiatives locales. « La Jeune chambre a en effet demandé une subvention de $6,000 du ministère de la Main-d’œuvre afin d’embaucher cinq hommes qui, pendant trois mois, seront affectés au nettoyage des abords du ruisseau et d’une partie du lit de ce cours d’eau. » L’organisme anticipait des dépenses de 25 000 $ sur cinq ans pour réaliser son projet. « La promenade le long du ruisseau Hawkesbury se prolongera à partir du pont Cécile, près de l’hôtel Bridge Inn, jusqu’au pont de la rue Bon-Pasteur, près de l’église de la paroisse St-Dominique. La promenade comprendra des sentiers recouverts d’asphalte, avec des bancs et des lampadaires décoratifs. » C’était un autre beau projet… jamais réalisé. On en parle dans l’édition du 20 janvier 1972 du journal Le Carillon.

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Sans doute une des dernières publicités pour les cigarettes en page 21 de l’édition du 20 janvier 1972. Une photo d’un paquet de Mark Ten et le texte suivant : « Savourez une Mark Ten, c’est comme se construire une berceuse et se faire demander où on l’a achetée… ça contente! »

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Le restaurant Boston Café était une institution à Hawkesbury. Situé immédiatement à côté de la voie ferrée desservant l’usine de la CIP, c’était le lieu de rendez-vous du vendredi et samedi soir. Tom Eng vient d’acheter l’établissement et ne met pas de temps à « disposer de la vieille bâtisse. Il l’a confiée aux démolisseurs et a entrepris aussitôt la construction d’un nouveau restaurant qui ouvrira ses portes au printemps. Le nouvel édifice comprendra une salle de réception au sous-sol, des salles à dîner au rez-de-chaussée et un logis à l’étage. » Ce restaurant est toujours au même droit, la voie ferrée a été enlevée il y a plusieurs décennies et le nom a changé.

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Je retiens la caricature de McKale dans l’édition du 27 janvier 1971. Deux panneaux d’un dentiste et son patient : « – Vous avez des dents politiques mon ami. – Comment ça doc? – Elles sont croches. »

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« Le lundi à la télévision couleur de Radio-Canada » c’était l’émission « Le Paradis terrestre » et Radio-Canada fait paraître une publicité dans Le Carillon du 27 janvier 1972 pour en mousser l’écoute. Cette émission en ondes depuis février 1968 allait devenir très controversée au point où elle allait être tout simplement retirée des ondes le 20 septembre 1972 après des centaines de lettres de certains téléspectateurs. Dans le deuxième épisode de la nouvelle saison, on avait osé y montrer une scène entre de deux gais, dont un nu montré de dos des fesses à la tête. Nous étions encore très loin de la permissivité (de l’ouverture d’esprit, écriront d’autres) des émissions télé d’aujourd’hui.

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Le courrier à la porte… non, dit Ottawa

Les gens pouvaient bien rêver, surtout dans le secteur Carillon Gardens, un développement résidentiel cossu un peu à l’est de Hawkesbury. Les résidents étaient surtout des professionnels et gens d’affaires et ils étaient sûrement convaincus que leur statut social leur permettrait d’obtenir finalement un service de facteurs. À L’Orignal, Vankleek Hill et Grenville, des secteurs beaucoup plus populeux, on espérait une décision favorable d’Ottawa et l’obtention de la livraison du courrier à domicile, comme à Hawkesbury. Les résidents de Carillon Gardens avaient entrepris leurs démarches il y a longtemps et dans l’édition du 16 décembre 1971, on apprend qu’il n’y aura pas un tel service. « Cette décision ferait suite à la politique du ministère des Postes de ne pas créer de nouveaux emplois dans le secteur Est ontarien. » Voilà!

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Les membres du Conseil municipal de Hawkesbury n’ont pas dû m’aimer cette semaine-là. Dans ma chronique du 6 janvier 1972, j’écris : « Croyez-le ou non, mais les membres du Conseil municipal de Hawkesbury n’ont constaté que lors de leur réunion spéciale du 28 décembre (réunion de mise au point) qu’ils n’avaient rien fait au cours de la première année de leur mandat. Les observateurs, eux, s’en sont aperçu il y a un bon moment. L’année 1972 devrait apporter de nettes améliorations. » Ouch!

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Le juge Omer H. Chartrand était un personnage respecté à Hawkesbury et dans la région et il n’avait pas la langue dans sa poche. Dans l’édition du 13 janvier 1972, on y lit que « le juge Omer Chartrand refusera à l’avenir de célébrer les mariages ». Il réagissait à une décision du gouvernement ontarien de réduire le traitement provincial aux juges de comté. Chartrand était le juge de la Cour des comtés unis de Prescott et Russell. Chartrand reprochait au procureur général de l’Ontario de « demander aux juges de travailler sans rémunération dans des causes relevant de lois provinciales ». Le juge avait écrit : « Le gouvernement devrait pratiquer ce qu’il prêche et ne pas forcer les juges à agir en scabs; si la province veut me forcer à travailler pour rien, elle m’impose une taxe que je refuse de payer. » Il avait donc décidé de refuser « dorénavant de célébrer des mariages, de régler des plaintes mineures et autres causes relevant des lois provinciales ». Omer H. Chartrand avait été « nommé juge de la Cour des comtés unis de Prescott et Russell il y a dix ans (…) touche un traitement annuel de $25,000 du gouvernement fédéral et un de $2,000 du gouvernement ontarien ». Le gouvernement avait décidé de réduire sa contribution de 1 500 $ ayant jugé que le salaire versé par le fédéral était suffisant.

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Jean-Charles Thériault n’avait que 39 ans et était conseiller municipal à Hawkesbury. Une crise cardiaque l’emporte subitement le 16 janvier 1971 et il aura droit à des funérailles civiques. Lui et sa famille étaient populaires. « Il était le fils de M. Oscar Thériault, conseiller municipal pendant plus de 25 ans, qui est décédé en juillet 1970. Outre son épouse, née Dorothée Séguin, il laisse un fils et deux filles. » Il sera remplacé au Conseil par Joseph Dupuis, un candidat défait à la dernière élection. Le frère de Jean-Charles, Gilles, copropriétaire avec lui de la Grocétéria Thériault fondée par leur père, se lancera lui aussi un jour en politique municipale. J’y reviendrai.

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L’anglicisation n’était pas un problème… pour certains

Des membres de la commission qui portait le nom de Thomas Symons, le président de l’université Trent de Peterborough, sont de passage à Hawkesbury en ce début de décembre 1971. Gérard Raymond, Berchman Kipp et Charles Beer n’avaient pas annoncé leur visite longtemps à l’avance, si bien que les organismes locaux et régionaux avaient eu peu de temps pour s’y préparer. Quoi qu’il en soit, les trois commissaires repartiront avec quelques idées. Cette commission créée par le gouvernement Davis avait le mandat « de vérifier l’efficacité des lois qui permettent le fonctionnement d’une éducation francophone dans les écoles secondaires ontariennes et l’établissement d’écoles secondaires pour les francophones, de même que le rôle des comités consultatifs sur la langue française ».

Le Conseil de l’éducation de Prescott et Russell, le principal organisme intéressé, n’avait pas eu le temps de préparer un mémoire, mais ses représentants ont quand même rencontré « à huis clos » les trois visiteurs. Par contre, le Conseil des écoles catholiques de Prescott et Russell, lui, a présenté un mémoire et conclut que « le problème de l’anglicisation n’est pas aigu dans les comtés unis, étant donné que 99.2 p. cent des étudiants sous la juridiction de l’organisme sont des francophones et que le français est parlé dans 90 p. cent des foyers ». Le mémoire affirme même que « le conseil scolaire doit déployer des efforts particuliers dans le sens opposé, c’est-à-dire intensifier l’enseignement de l’anglais en tant que langue seconde ». Je ne sais pas si la même affirmation serait toujours pertinente étant donné que de plus en plus d’enfants dont les parents sont anglophones fréquentent ces écoles catholiques francophones dans notre région.

Mais comme on peut le lire dans l’édition du 9 décembre 1971 du journal Le Carillon, ce même Conseil des écoles catholiques avait ajouté « que la plupart des écoles secondaires du comté semblent s’efforcer à donner une ambiance française de plus en plus conforme aux aspirations linguistiques et culturelles des Canadiens français ». Le CECPR avait même soutenu « qu’un groupe ethnique devrait trouver son dynamisme et son élan dans une vitalité linguistique et culturelle intrinsèque et non pas des efforts réactionnaires et sporadiques dirigés par quelques groupes influents ». Ayoye!

Le journal publiait plusieurs autres articles connexes sur d’autres interventions devant la Commission Symons.

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La récente tragédie à Alexandria au cours de laquelle une famille de cinq a été décimée par la mort de la mère et de ses trois enfants et des blessures très critiques au père qui avait réussi à s’échapper du brasier rappelle un incendie encore plus grave qui avait emporté 11 des 13 membres d’une même famille dans la petite communauté de Hammond, dans l’Est ontarien. Le Carillon du 9 décembre 1971 en parlait. « C’est peu après deux heures, jeudi matin, que le feu a éclaté à la maison de ferme habitée par la famille de M. Claude Hébert. Les flammes se sont propagées à un rythme si rapide que deux des treize occupants de la maison ont pu s’échapper en sautant par une fenêtre du deuxième étage. Les autres membres de la famille Hébert n’ont apparemment eu aucune chance de se sauver. » Claude Hébert avait 35 ans et sa femme Denise Mailly, 34 ans. Leurs enfants avaient 14, 13, 10, 9, 8, 7, 6, 5 et 3 ans. Deux fils de 12 et 11 ans avaient eu la vie sauve. Et ce qui est plus triste encore, « la famille Hébert habitait cette maison de ferme de deux étages située à environ trois milles de nord de Hammond depuis environ un mois seulement ».