Le succès agricole attribuable aux coopératives

Auguste Beauchesne était l’agronome du comté de Russell et on le cite dans l’édition du 29 août 1979 du journal Le Carillon à l’effet qu’une « grande partie du succès de l’agriculture dans le comté de Russell est due à l’ampleur du mouvement coopératif dans cette région ». C’était une vérité de La Palice. Le rapport de Beauchesne explique qu’un « phénomène remarquable dans ce comté est le mouvement coopératif qui s’est produit dans les communautés rurales de langue française après la Dépression et dans l’après-guerre. Dans plusieurs villages on note ces institutions financières appelées caisses populaires, ainsi que des coopératives agricoles. La plus importante est La Coopérative agricole d’Embrun, qui est également la plus importante coopérative indépendante de l’Est ontarien avec un chiffre d’affaires de plus de $6 millions. » Et il y avait évidemment le « Plan laitier coopératif de St-Albert » qui regroupe environ 100 membres et que l’on connaît sous le nom de « Fromagerie de St-Albert ». En passant, je suis toujours membre de la Coopérative agricole d’Embrun, même si j’habite Ottawa.

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L’Association de la presse francophone hors Québec avait été fondée en novembre 1975 et regroupait 19 hebdomadaires francophones dans huit provinces canadiennes. Son siège social était installé à Ottawa. Dans le journal du 29 août 1979, on apprend que Roméo Bédard, un « vétéran de la presse et ex-rédacteur en chef de La Liberté et Le Patriote de Saint-Boniface (Manitoba)… et une carrière de dix années dans la Fonction publique du Canada », est nommé directeur général de l’organisme. Forcément, je l’ai bien connu. L’APF existe toujours et compte aujourd’hui un grand nombre de journaux répartis dans tout le territoire canadien.

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Le jeune homme avait 23 ans et il avait été « accusé de tentative de meurtre en rapport avec une fusillade survenue lundi soir au cours de laquelle deux policiers et une jeune fille ont été blessés ». C’est ce qu’on peut lire dans l’édition du 1er septembre 1979. « Deux policiers de la Sûreté municipale, le sergent Emmanuel Cueillerier et l’agent Méo Villeneuve ont été blessés par des plombs en provenance d’un fusil de calibre 12, lorsqu’ils ont répondu à une alerte vers 23 heures, lundi soir, au 968 boulevard Cartier, appartement 8. Une jeune voisine, Sylvie Guertin, 25 ans, a également été blessée dans l’incident. (…) Un total de 11 coups de fusil ont été tirés dans l’appartement et à l’extérieur. » Le chef Maurice Durocher avait convaincu Denis Demers de se rendre.

Dans l’édition du 5 septembre, un texte sur « un autre citoyen qui prend les armes », cette fois sur la rue William… dont le boulevard Cartier est le prolongement. Les policiers avaient dû « intervenir afin de calmer un citoyen qui avait décidé de prendre les armes pour faire peur à ses voisins ». L’homme « dans la trentaine menaçait son entourage avec une carabine de calibre .22 ». Encore une fois, le chef Durocher avait convaincu Bruno Houle, 30 ans, à remettre son arme. Heureusement, « aucun coup de feu n’a été tiré et personne n’a été blessé dans l’incident ». Il avait été accusé d’avoir obtenu une arme à feu sans certificat fédéral d’acquisition.

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