Pauvres libéraux, ils manquent de crédit politique

La campagne électorale du printemps de 1979 est ponctuée de petits incidents intéressants. Le libéral sortant Denis Ethier affirme que le gouvernement fédéral se sent lésé dans le cadre des programmes partagés parce que les provinces prennent tout le crédit politique. Le candidat progressiste-conservateur Gordon Johnson affirme, sans fournir de preuves, que des gens lui téléphonent et lui offrent de rembourser ses dépenses électorales s’il retire sa candidature. Quant au candidat néo-démocrate Paul de Broeck, il veut convertir l’école Champlain en pénitencier fédéral et reproche aux maires des municipalités de Prescott et Russell de participer trop activement à des activités politiques partisanes. Il leur reprochait d’avoir été en avant-scène lors du congrès libéral. Ce ne sont que quelques exemples. Tous ces éléments font l’objet d’articles dans Le Carillon du 18 avril 1979. Et on apprend dans le journal du 28 avril que Gary O’Brien sera le candidat du Parti marxiste-léniniste dans Glengarry-Prescott-Russell.

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« Six conseillers sur 12 sont donc en conflit d’intérêts, directement ou indirectement, lors de négociations avec les enseignants pour leur contrat de travail et le quorum au Conseil des écoles catholiques de Prescott et Russell est fixé à 50 p. cent des membres plus un, soit sept membres. » C’était une des conclusions d’un rapport par la firme Gowling et Henderson sur les risques de conflits d’intérêts autour de la table du conseil. L’étude avait été commandée par le président du CECPR, Jacques Prévost, lui-même en position de conflit d’intérêts étant marié à une enseignante. C’était aussi le cas du vice-président Jean-Roch Brisson. Rolland Saumure, Roger Cayer et Yves St-Denis étaient des enseignants ou directeurs d’école dans d’autres conseils, mais la firme d’experts-conseils avait conclu que toute décision d’un conseil scolaire a une certaine influence sur les conseils environnants. Jacqueline Lafrenière était directrice d’une école prématernelle. On en parle dans Le Carillon du samedi 28 avril 1979. Le président Prévost avait commandé l’étude sans en parler aux membres du Conseil. Souvenez-vous que je vous avais raconté que mes adversaires politiques, lorsque j’avais posé ma candidature à ce même conseil scolaire, avaient fait campagne en disant à tout le monde que je serais toujours en position de conflits d’intérêts.

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Le sort de l’école Champlain d’Alfred est décidé depuis longtemps, mais on ne sait trop quoi en faire quand les jeunes délinquants n’y seront plus. Dans le journal du 16 mai 1979, on apprend que le député provincial Albert Bélanger insiste toujours pour l’école devienne un collège d’agriculture pour les francophones d’ici et d’ailleurs. Il y reviendra souvent.

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Dans le journal du 16 mai 1979, on apprend aussi que l’avenir des Hawks, l’équipe de hockey de Hawkesbury dans la Ligue centrale junior « A », n’est pas du tout certain, à cause surtout des déficits financiers que l’organisation accumule. Comme l’écrit Yvon Legault à la fin de son article : « Une histoire à suivre… de très près ».