Le vote par la poste… une nouveauté

En ce début de septembre 1993, il y avait des élections dans l’air et Postes Canada discutait avec Élections Canada du concept du « vote par la poste » afin de faciliter la participation des Canadiens à l’extérieur du pays et des électeurs à mobilité réduite. Plus tard, cette expérience mènerait au vote par la poste à l’intérieur du pays, surtout populaire à l’échelle municipale et au sein d’organismes nationaux qui tiennent des votes secrets (régimes de retraite, syndicats, par exemple).

L’électeur devait d’abord s’inscrire auprès d’Élections Canada pour être admissible à ce programme. Au moment approprié, l’électeur recevrait, chez lui, sa trousse de vote et les explications pertinentes. Le procédé avait été développé pour garantir le secret : le ballot serait inséré dans une enveloppe spéciale, insérée à son tour dans une enveloppe d’expédition.

Hors du pays, en Floride par exemple, l’électeur devait affranchir correctement son envoi au tarif du pays d’origine. C’était aussi sa responsabilité de le retourner pour qu’il arrive avant le jour prévu du scrutin. L’électeur ne devait pas confondre date de la mise à la poste et date de réception par Élections Canada. « Le cachet postal en faisant foi » ne s’appliquerait pas dans ce cas. Les élections, c’est sérieux.

Notre message, aux relations avec les médias, était de comparer le tout à un vote par anticipation, en rappelant que le vote par la poste était alors considéré comme un privilège et non un droit. À Postes Canada, deux codes uniques avaient été programmés dans nos logiciels de traitement et l’enveloppe adressée était adaptée aux lecteurs optiques. Ce serait « du courrier automatisé dans sa forme la meilleure », disions-nous aux journalistes. À la toute dernière heure, un représentant d’Élections Canada viendrait chercher le courrier de dernière minute au Centre de traitement d’Ottawa.

Je n’ai pas trouvé dans mes notes de référence au succès de cette initiative après les élections du 25 octobre suivant.

Entre-temps, en ce début de septembre 1993, les audiences publiques de l’Agence nationale des transports sur l’achat de Purolator par Postes Canada se poursuivaient à la Place du Portage IV de Hull (la fusion municipale viendrait beaucoup plus tard); la construction de la toute nouvelle Place Postes Canada (deux des trois tours; la troisième ne verrait jamais le jour) était quasiment terminée (une journée pour les employés était en voie d’organisation pour le 23 octobre; l’équipe de Xpresspost s’affairait au lancement de ce produit nouveau le 27 septembre; le tout nouveau Centre national de contrôle, dans la nouvelle Place Postes Canada, était déjà spectaculaire avec sa grande salle de réunion aux murs coulissants et aux écrans géants, à sa salle de contrôle dotée de 20 grands écrans, dont certains, liés à tous les grands établissements de traitement à l’échelle nationale et ayant la capacité de suivre à la trace ses camions et ceux de ses entrepreneurs – c’était très impressionnant.

Dans les coulisses, depuis quasiment une année, les plus hauts dirigeants, dont Peter Johansen, de notre groupe de développement des affaires, élaboraient un projet de grande envergure avec des partenaires multiples, un projet unique dans les annales de Postes Canada et dont je me retrouverais en plein centre…

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