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Ma petite rue

Aucune date à celui-ci.

Chère petite rue, si belle l’été,
On te connaît depuis longtemps,
On voit que tu as bien changé,
C’est très normal évidemment.

          On entendait des rires d’enfants,
          Des chants, des airs mélodieux,
          Les enfants sont rares maintenant
          Chiens et chats sont aussi nombreux!

Te souviens-tu des beaux parterres,
Te saluant sur ton parcours?
On ne voit plus que de la terre,
Qui tristement te dit « Bonjour ».

          Chère petite rue, ne sois pas triste,
          De toi, l’on garde un bon souvenir,
          Tu dois sans doute avoir la liste
          Des événements à retenir.

Tu n’as pas de grands édifices
Ni centres d’achat, ni restaurants,
Mais tu nous rends de bons services,
C’est ainsi qu’on t’aime pour longtemps.

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Un chat-volant abattu à Alfred

Je vous avais prédit la bizarrerie que vous allez bientôt lire (revoir blogues des 28 mars et 3 avril). Dans Le Carillon du 30 juin 1966, le voilà enfin ce titre que je recherchais : « Chat volant abattu à Alfred. (…) C’est vrai! (…) Cet animal vient-il d’une autre planète? »

C’est sous ma plume et j’en ris encore. Heureusement, je ne faisais pas référence aux deux incidents précédents, mais par contre très rapprochés de celui-ci. « Jean-Jacques Rivers, un distributeur de patates chips Sheriff, aidé de MM. Arthur Lavoie et Marcel Séguin l’ont abattu vendredi soir à Alfred, le jour de la Saint-Jean-Baptiste ». Une photo à la une montre Rivers écartant les « ailes » du chat en question. Il a fallu cinq coups de .22 pour l’abattre dans la tête. Le texte est bourré des exagérations des témoins : « quatre crocs de 5/8e de pouce chacun », « neuf livres et trois quarts », « 30 pouces de long avec la queue et 20 pouces sans la queue », « l’animal aurait fait des bonds d’environ 50 pieds avant de s’attaquer à sa proie » (le chat de Lavoie).

Les journalistes de partout s’intéressent à la découverte. « Le Dr Paul Vincent, vétérinaire à Plantagenet, a déclaré que la seule différence entre cette bête et un chat normal était ses ailes sur le dos et les quatre crocs. » Toujours selon le Dr Vincent, l’animal se nourrissait uniquement de chair fraîche. Rivers en avait assez de déterrer et d’enterrer de nouveau le cadre du chat-volant mâle. Un professeur de zoologie de l’Université Western Ontario de London a déclaré « n’avoir jamais vu un tel animal ni d’en avoir entendu parler ». Et le pire dans tout ça, mon affirmation en fin d’article que « tant et aussi longtemps que les experts n’affirmeraient pas le contraire, nous étions libres de nous y référer comme étant un ‘chat-volant’ ». Voilà l’objectivité journalistique qui prenait le bord!

Dans l’édition de la semaine suivante, un court article mentionne que des gens du ministère des Terres et Forêts à Kemptville, accompagnés de membres de la Sûreté provinciale, avaient rendu visite à Rivers pour récupérer les restes du chat mystérieux, mandat en mains. Rien pour calmer les doutes.

C’est dans cette même édition du 30 juin, croyez-le non, que l’éditeur André Paquette annonce le départ de Jean-Guy Bruneau pour Le Droit et ma nomination comme nouveau rédacteur du journal. « Nous sommes assurés que Le Carillon continuera en s’améliorant de semaine en semaine », écrit-il. Comme si j’avais besoin de pression supplémentaire! Jean-Guy, qui était au journal Le Carillon depuis 1962, devenait correspondant du journal Le Droit dans l’Est ontarien. Ma signature est de plus en plus présente, bien sûr, et j’hérite de « La Revue des sports » hebdomadaire, en plus du reste.

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Letter to a missing father

Ma mère était hospitalisée ce 9 avril 1985 et quelque chose l’a inspiré… en anglais.

Dear Daddy wherever you are.
Mother told me you were so far,
You know I’m growing very fast
And I try to forget the past.
I do my best to be happy
Even if my Daddy is away.
I promise to be a good child
With the one you loved for a while.

If you could see my big blue eyes
That sparkle like stars in the skies,
You would love my nice blond hair.
I’m sure we would make a good pair.
I’m still young but I understand,
We can’t always live hand in hand,
So we must forget and forgive,
And for everyone have love to give.

Daddy, wherever you may be
Do you sometimes think of me?
I love Mom so much, don’t worry,
I’ll make her happy every day.
I love you and hope you are well,
For the future I cannot tell;
But remember just the same
That we both have the same name.

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Une école ferme… une nouvelle sera construite

L’édition du 26 mai 1966 du journal Le Carillon pose la question en manchette : « Devrait-on continuer ou fermer l’école St-Curé d’Ars? » Cette école secondaire catholique de langue française pour filles avait été ouverte en 1960 et était gérée surtout avec des fonds de la paroisse St-Alphonse. Mais l’école était fréquentée par des filles des autres paroisses de Hawkesbury et même des municipalités voisines, telles Chute-à-Blondeau, L’Orignal et Alfred. Les problèmes financiers devenaient plus importants et il était maintenant question de la future école Paul VI, qui pourrait, si on en décidait ainsi, accueillir des classes de 9e et 10e années. Une première rencontre des parents avec le conseil de fabrique de la paroisse St-Alphonse aborde l’urgence de la question. Dans l’édition du 14 juillet 1966, on apprendra que cette école ne rouvrira pas ses portes en septembre.

Dans l’édition du 16 juin, Le Carillon publie une illustration de ce qu’aura l’air la nouvelle école élémentaire d’un million de dollars, qui remplacera les écoles Sacré-Cœur et
St-Joseph. « Le complexe scolaire abritera vingt-deux classes régulières, cinq classes d’arts pratiques, une salle de bibliothèque et d’études, un gymnase double avec mezzanine, une salle d’économie domestique et de couture, une salle de travail manuel (ateliers), une salle de dactylographie, un laboratoire, une salle de musique et un cafétéria; totalisant
36 classes. La nouvelle école desservira les élèves à partir du jardin d’enfance jusqu’à la dixième année et pourra recevoir 800 élèves. » Les bureaux de l’administration y seront à l’avant. Objectif : premiers élèves en septembre 1967. Il n’y aura jamais finalement de classes supérieures à la huitième année dans cette nouvelle école.

* * *

Dans l’édition du 26 mai, on apprend également que le Conseil municipal a demandé la permission de construire un nouvel hôtel de ville à Hawkesbury. Il faut l’autorisation de la Commission des affaires municipales de l’Ontario et le tout devrait en coûter un total de 350 000 $. L’architecte local Marc Angers dessinera les plans. L’administration municipale publie d’ailleurs une annonce officielle à cet effet dans l’édition du 9 juin. Selon l’annonce, l’Organisation des mesures d’urgence installerait son quartier général au sous-sol du nouvel édifice.

* * *

En éditorial du 26 mai, Jean-Guy Bruneau se demande quand Hawkesbury aura finalement un directeur des loisirs? Je reviendrai plus tard sur cette question parce qu’il y aura effectivement un tel poste qui sera créé au sein de l’administration municipale. À ce moment-là, des lecteurs faisaient parfois référence à l’absence de loisirs organisés à Hawkesbury et au manque d’installations adéquates. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Entre temps, le Club de golf Montpellier, au nord de Montebello et à l’ouest de Chénéville, ouvre ses portes. Beaucoup plus tard, ce club serait acheté par Stéphane Richer, l’ancien joueur de la Ligue nationale du hockey, qui en est toujours le propriétaire d’ailleurs.

* * *

Signe incontestable de l’époque, Le Carillon du 16 juin 1966 rapporte que les cercles Lacordaire et Jeanne d’Arc deviennent l’Association Lacordaire du Canada et que les femmes y ont les mêmes droits que les hommes. « Partout elles peuvent occuper jusqu’à 50% des charges. (…) Toutefois, l’élément féminin ne peut demeurer à la présidence plus de deux années consécutives. » J’ai de la difficulté à m’imaginer que c’était comme ça il n’y a quand même pas si longtemps. Le mouvement Jeunesse Lacordaire fait partie intégrante de l’Association, même s’il bénéficie d’un programme qui lui est particulier. Après tout, les jeunes n’ont pas droit de consommer des boissons alcooliques et en Ontario, si ma mémoire est fidèle, il fallait alors avoir 21 ans. C’est pour ça que les bars et hôtels de l’autre côté de la rivière étaient bondés par des Ontariens de 18, 19 et 20 ans.

Contexte de l’époque

Willie Lamothe est en vedette au bar Sportsman Inn de Pointe-au-Chêne. Ce bar était réputé pour sa musique country et… pour ses danseuses… – Dans l’édition du 23 juin,
G. Séguin Construction fait publier des photos des nouveaux bureaux de poste de L’Orignal et St-Eugène qu’ils ont construits et que les citoyens ont obtenus « grâce à la demande constante du député Viateur Ethier. (…) Les personnes de ces deux municipalités sont bien contentes du travail de M. Ethier pour doter leur municipalité de splendides locaux ». Pourtant, il n’y avait pas d’élection fédérale dans l’air! – « On prévoit du grabuge » titre le journal du 30 juin. La semaine précédente, les magasins LaSalle et Au Salon Blanc avaient annoncé qu’ils ouvraient leurs portes le 1er juillet, s’exposant à une amende variant entre 50 $ et 300 $. Six marchands aboutiront finalement en cour : Dominion, IGA, Au Salon Blanc, Marché Portelance, Rozon Discount Foods et LaSalle.

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Le cynisme envers les politiciens

par Alain Guilbert

Nombreux sont les citoyens qui deviennent de plus en plus cyniques à l’endroit des politiciens.

Le cas de l’ex-député fédéral et ex-sénateur Raymond Lavigne constitue une illustration parfaite de ce que pourquoi le cynisme des citoyens grandit avec les années. D’abord élu député libéral de Verdun en 1993, le député Lavigne a été réélu aux deux élections suivantes, jusqu’à ce que son chef Jean Chrétien le nomme sénateur en 2002. Lavigne ne s’est jamais vraiment fait remarquer, ni comme député, ni comme sénateur, si ce n’est en 2007 lorsqu’il a été accusé de fraude.

Les procédures entourant les accusations portées contre lui se sont étirées sur une période de presque quatre années, jusqu’à il y a quelques semaines, lorsqu’il a finalement été trouvé coupable de fraudes et d’abus de confiance. Il avait été expulsé du caucus de son parti en 2006, puis du Sénat dès le moment où il s’était retrouvé au banc des accusés. Mais ce qui demeure incompréhensible pour la plupart des citoyens, c’est que pendant tout ce temps, il a continué non seulement à recevoir son salaire annuel de 132 000 $ comme sénateur, mais également des dépenses reliées à sa fonction (quelle fonction?) de l’ordre de 30 000 $ annuellement. Au total, depuis son « expulsion » de la Chambre haute, les contribuables ont versé près de 700 000 $ au « sénateur » Lavigne. Pourquoi a-t-il continué à percevoir son salaire après son expulsion du Sénat? Probablement parce que tout accusé est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire… Admettons que cette explication est acceptable… mais cela ne justifie pas pour autant qu’il ait pu toucher des remboursements de dépenses encourues dans un travail qu’il n’effectuait pas. Cela est totalement incompréhensible et inadmissible.

Une dizaine de jours après avoir été déclaré coupable par un juge de la Cour supérieure de l’Ontario, il a préféré « remettre sa démission » définitive du Sénat avant que celui-ci ne se penche sur son sort, ce qui aurait pu entraîner la perte de tous ses avantages futurs. Ainsi, malgré qu’il n’ait pas siégé une seule fois depuis 2007, il aura quand même droit à une pension annuelle de 35 000 $ comme ancien sénateur, une pension qui s’ajoute à celle à laquelle il aura droit comme ancien député, ce qui lui procurera un revenu de plus de 80 000 $ annuellement, bien sûr, le tout encore une fois aux frais des contribuables. Pas mal pour un homme qui a fraudé ces mêmes contribuables et qui a abusé de leur confiance!!! Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, a jugé « honteux » que Lavigne puisse recevoir une telle pension. Pour une fois, je suis d’accord avec lui.

Lavigne recevra sa sentence au début du mois de mai. Il est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans d’emprisonnement. S’il était effectivement condamné à plus de deux ans, il perdrait automatiquement sa pension. Je doute que le tribunal lui impose une telle peine, mais chose certaine, ce serait certainement très équitable si le juge l’obligeait à rembourser le salaire reçu depuis que l’ex-sénateur a été mis en accusation, de même que toutes les dépenses de fonction qui lui ont été versées dans le cadre d’un travail qu’il n’accomplissait pas. De plus, les années écoulées depuis son expulsion du Sénat ne devraient pas être comptabilisées comme des années admissibles à une pension.

Les gestes posés par Lavigne,, et surtout l’argent qu’il a continué à recevoir après avoir été mis en accusation, rendent les simples citoyens de plus en plus cyniques à l’endroit des politiciens, même si ce ne sont qu’une infime minorité d’entre eux qui se livrent à de tels agissements. Puisque l’ex-député et ex-sénateur a été trouvé coupable de ce dont on l’avait accusé dès 2007, les simples citoyens (dont je suis) ne peuvent comprendre qu’un homme puisse profiter d’un emploi qu’il n’a pas assumé depuis des années. Si le juge reconnaissait cette dimension dans la peine qu’il infligera à Lavigne en mai, il contribuerait sans doute à faire diminuer quelque peu le niveau de cynisme des citoyens.

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« Dites donc DOW » disait son slogan

Hawkesbury et la région n’avaient pas été épargnées par la « crise de la DOW » de l’époque. Des milliers de gens s’en souviennent sûrement comme si c’était hier. Dans l’édition du 19 mai 1966 du journal Le Carillon, La Brasserie Dow (Ontario) Limitée publie presque une pleine page de publicité, sous le titre : « Nous avons détruit près d’un million de gallons de bière Dow qui était irréprochable. L’avons-nous fait inutilement? »

Cette histoire avait eu une envergure nationale. De la bière de la ville de Québec avait été jugée imbuvable. Entre août 1965 et avril 1966, 48 patients de la région de Québec avaient subi une cardiopathie inhabituelle. Trois médecins de l’endroit jettent le blâme sur la bière Dow et les médias reprennent la « rumeur ». Des analyses et des inspections gouvernementales confirment que la bière n’est pas en cause, mais il est déjà trop tard.

Dans sa publicité, Dow tente de réparer les pots cassés et affirme que « cette bière était irréprochable ». Les rumeurs circulaient à Québec et Dow était le seul brasseur de cette ville et ses ventes étaient plus élevées que celles de toutes ses concurrentes. En fait, à cette époque selon Wikipédia, Dow détenait 51 % du marché du Québec et 85 % du marché de Québec. « En tant que chefs de file, nous avons cru qu’il nous incombait de rassurer le public », clame le message.

« Il ne restait qu’une chose à faire, poursuit l’annonce. Dans l’intérêt du public, dans l’intérêt de nos clients, dans l’intérêt de toute l’industrie de la bière, dans l’intérêt d’un grand nombre de garçons de table, d’hôteliers et d’épiciers licenciés qui comptent sur la vente de la bière pour leur gagne-pain, nous devions effacer tout doute dans l’esprit de chaque consommateur. Et le meilleur moyen d’y parvenir était de retirer notre bière du marché. C’est ce que nous avons fait de notre plein gré. » La réaction du public : le doute.
Il y avait anguille sous roche; les rumeurs se mirent à circuler. Et en Ontario, les ventes de Dow ont subi tout un choc alors que cette bière était pourtant brassée à Toronto. Dow affirme avoir agi de manière appropriée afin de corriger les perceptions. Et pour l’inutilité de leur décision, Dow affirme : « Nous ne le croyons pas. »

Dans l’édition de la semaine suivante, celle du 26 mai, Dow revient avec une autre grande publicité. Dow tentait assurément un retour important sur le marché. « Lorsque même nos concurrents reconnaissent sa qualité et sa pureté (…) La prochaine fois, ne devriez-vous pas adopter la Dow? » Guerre des bières : dans l’édition du 9 juin, grande annonce de la Molson Export. (Ce qui me rappelle l’agent de la Molson dans la région de Hawkesbury, Jean Soulard – c’était son nom et rien à voir avec le célèbre chef du Château Frontenac – qui m’appelait pour une photo chaque fois qu’il remettait un trophée à un gagnant d’une compétition sportive quelconque.)

Quant à la Brasserie Dow, dont l’origine remontait à 1790, elle a été acquise par Carling-O’Keefe en 1967. La marque Dow elle-même est disparue en 1998.

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Le massacre de la baie de L’Orignal

C’est le titre dans Le Carillon du 5 mai 1966 et le message ne peut être plus clair. Depuis 1961, date de la construction du barrage hydroélectrique de Carillon, en aval de la région, les propriétaires riverains du secteur de L’Orignal subissent l’assaut de la crue des eaux de la rivière. Ce coin du comté de Prescott est reconnu pour ses très nombreux chalets et ses maisons riveraines souvent à prix élevé.

Plusieurs y ont aménagé leurs berges il y a belle lurette, mais tout ça se retrouve maintenant sous l’eau. Ils veulent être dédommagés adéquatement. Par exemple,
Hydro-Québec avait offert une compensation de 25 $ à un proprio en compensation des dommages. Vous avez bien lu! Une association des propriétaires riverains perd patience en ce printemps de 1966 et fait pression auprès des députés Louis-Pierre Cécile, provincial, et Viateur Ethier, fédéral. Bien entendu, les deux sympathisent avec les proprios de leur circonscription et s’engagent à intervenir.

Ainsi, dans l’édition du 12 mai, la manchette clame que « La haute direction de l’Hydro viendra Hawkesbury pour discuter sur place des problèmes résultant de l’érection du barrage de Carillon ». Il s’agissait d’Hydro-Ontario et non pas d’Hydro-Québec. La délégation viendra voir de ses yeux les conséquences du barrage tant à Hawkesbury que dans la baie de L’Orignal.

Dans l’édition du 19 mai, on apprend que l’Hydro-Ontario interviendra en faveur des propriétaires riverains. De son côté, les proprios affirment être prêts à utiliser les recours juridiques pour obtenir une compensation appropriée. L’histoire durera de très longs mois, mais il n’y a jamais de règlement à la satisfaction de tous.

* * *

Les premières annonces pour les passeports de l’Expo 67 apparaissent, un an avant l’ouverture. Les banques encouragent les gens : « Ouvrez un compte en vue de préparer la visite de l’Expo 67 avec votre famille, à Montréal, du 28 avril au 27 octobre 1967 ».
Le message était clair : ça vous coûtera cher! Aussi bien s’y préparer.

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« Reviens »

Celui-ci remonte au 13 décembre 1984. Je n’ai aucune idée de qui elle parle; par contre, le mot « réunis » est au masculin, ce qui me laisse supposer qu’elle se réfère à un homme.

Tu m’as oublié,
     Pourquoi?
Mais, tu m’as aimé,
     Je crois.
Je m’ennuie de toi
     Parfois
Et je rêve à toi
     Des fois.
J’attends ton retour
     Vers moi
On s’aimera d’amour
     Quelle joie!
Rien n’est éternel
     Tu vois
Mais la vie est belle
     Ma foi
Ma petite amie
     Cette fois
Je serai ravie
     Comme toi
D’être réunis
     Et vois
On aura ainsi
     D’la joie!

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Les heures de fermeture finalement réglées

Le Carillon du 28 avril 1966 nous l’apprend; mais est-ce bel et bien réglé? Le débat durait depuis plusieurs mois, à coup d’articles et de publicité, à propos des heures d’ouverture des magasins à Hawkesbury. Personne ne pouvait s’entendre. Le Conseil municipal a tranché. Les magasins seront fermés le lundi, mais pourront être ouverts jusqu’à 21 heures le jeudi et le vendredi. Dans l’édition du 12 mai, on apprendra que la fermeture se fera à 22 heures le vendredi au lieu de 21 heures, mais pas le jeudi. Les autres jours de la semaine, les magasins fermeront à 18 heures. Et bien sûr, le dimanche, tout était fermé. À Rockland, la Chambre de commerce locale recommande au Conseil de faire la même chose: magasins fermés le lundi. Fait à noter, les magasins de la LCBO (la Commission des liqueurs comme on l’appelait) sont fermés le jeudi toute la journée.

Dans l’édition du 19 mai, la question fait la manchette encore une fois puisque le Conseil a changé d’idée une énième fois. Cette fois, le Conseil détermine que les magasins seront ouverts six jours sur sept et qu’ils fermeront à 18 heures, sauf le vendredi à 22 heures.
« De cette façon, le marchand désireux de progresser aura l’occasion de bénéficier d’au moins six jours dans la semaine. » Nous sommes loin des heures d’ouverture quasi illimitées d’aujourd’hui.

Dans l’édition du 16 juin 1966, K & W Assaly Ltd (Margery Assaly, la femme de Wilfrid, le « W » du magasin, vient de décéder en cette fin de mars 2011) annonce ceci en publicité : « afin de vous fournir un service de haute qualité et un personnel de ventes complet et expérimenté pour vous servir, nous continuerons à fermer notre magasin le mercredi à partir de 12:30 p.m. ». Voilà pour illustrer le désaccord de la communauté commerciale sur cette épineuse question qui allait se continuer pendant encore un certain temps.

* * *

Dans la même édition du 16 juin, un article rapporte qu’un météorite serait tombé dans la rivière Outaouais près de Papineauville. Une femme aurait aperçu « une masse lumineuse filer à basse altitude au-dessus de village pour finalement tomber dans la rivière à quelque 3000 pieds du rivage ». Des équipes du Conseil national des recherches font enquête. Les résultats ne sont jamais publiés. J’en parle un peu au même titre que la soucoupe volante d’un récent blogue (relire blogue du 28 mars). Restez à l’écoute!

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À nos ancêtres

Celui-là a été publié dans l’édition d’avril du bulletin La Feuillée, le Bulletin des Filion d’Amérique. Elle l’avait composé le 5 février 1985. Il est court sans doute pour assurer sa publication. Ma mère n’était pas une Filion de naissance, bien sûr. J’imagine qu’elle l’a écrit comme si c’étaient nous qui l’écrivions. (Quand elle l’a pondu, j’étais petit et je le suis toujours; j’avais les cheveux roux!)

Michel Feulion, Louise Le Bercier,
Vos descendants sont par milliers.
Comme vous, nous sommes tous parfois curieux
Nous voulons vous connaître mieux.
Vous avez dû être courageux,
Rêveurs, poètes, sans doute joyeux.
Des « Filion », il y en a partout,
Des p’tits, des grands, des roux
Qui aimeraient bien communiquer
Afin de pouvoir célébrer
Notre cher ancêtre Michel Feulion
Dont nous avons reçu le nom…

Sur sa feuille, elle avait aussi noté cette pensée, qu’elle avait sans doute entendue à la télé. Elle notait souvent de telles pensées provenant du petit écran.

Le chagrin regarde en arrière, l’inquiétude regarde de tous les côtés, la foi regarde vers la haut. Si vous vous mêlez de contrôler ce qu’apprennent vos enfants, vous risques qu’ils ne deviennent pas plus brillants que vous. « Je crois en vous » : ces quelques mots peuvent sauver une vie.